‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri IIIChapitre 130 sur 168 · LIVRE I, CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE VU

que madame rie la Force en fut instruite, elle en- 1610. voya éveiller messieurs du Parlement et les Jurats de la ville, pour leur apprendre cette triste nouvelle; un des Jurats avoit pour lors sa femme malade, et comme elle étoit fort mal, il se trouvoit dans la maison plusieurs de ses parents et amis, qui entendant le bruit que faisoient à la porte ceux qui venoient chercher son mari , ils se plaignirent que cela incommodoit la malade. Elle, prenant la parole , dit à son mari en langage du pays : Ana lou men anat qu'au caslels vous demandent, que certes lou Rey es mourt*. Elle mourut soudain après avoir ainsi parlé; ce qu'il y a de surprenant, c'est que personne dans la ville de Pau n'étoit encore averti de ce malheureux accident, et qu'ainsi elle ne pouvoit savoir qui éloient ceux qui demandoient son mari.

1 II y a en bas des gens qui vous mandent au château , car certes le Roi est mort.

ET

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