MM. DE LA FORCE ET DE SOURCES AU MARÉCHAL D'ORNANO
Déclaration sur sa conduite et sur celle de M. de Montespan.
Monsieur, sur ce qu'il à vous plu me déclarer nous avons i603, assuré M. de Montespan que vous ne prétendez pas que l'écrit qui a été fait par de Loux , votre secrétaire , et ce qui y est contenu, puisse offenser ledit sieur de Montespan, de quoi ledit sieur de Montespan nous a dit qu'il demeuroit content, et pour le regard de ce qui s'est passé à Bruch, en ayant recherché bien soigneusement, d'une part et d'autre, toutes les particularités, et aussi de la venue de Laville vers vous , Monsieur, nous y avons trouvé tant de conformité à tout qu'il n'y doit rester aucun scrupule d'aucune part.
Accommodement de MM. d'Ornano et de Montespan.
Sire, nous1 étant rendus près de M. le Maréchal d'Or- Juillet, nano, suivant le commandement de Votre Majesté, sur ce qui se passoit entre lui et M. de Montespan , nous n'avons voulu manquer de lui faire entendre comme nous avons terminé les affaires en telle sorte que bien qu'il s'y soit rencontré beaucoup de difficultés , Votre Majesté se peut reposer que les choses sont en état qu'elle ne doit plus douter qu'il en puisse arriver aucun inconvénient, ayant ledit sieur de Montespan satisfait mondit sieur le Maréchal , ainsi que Votre Majesté l'avoit ci-devant ordonné, et de quoi il est demeuré content; il est vrai qu'il n'a pas désiré de le voir, ayant mieux aimé recevoir la satisfaction par écrit que de bouche, comme Votre Majesté pourra être informée par le sieur de Sources et de toutes les autres particularités, de quoi nous l'avons instruit bien au long, ayant aussi été toujours sur les lieux, qui nous gardera nous étendre davantage par celle-ci que pour prier Dieu, Sire, etc.
Compte rendu de sa mission au sujet des troubles que pouvoit susciter en Guyenne et en Périgord le voyage de M. de Bouillon.
Sire, depuis lo parlement de celui que j'ai envoyé vers Vo- Juillct-
' M. de la Force (Hait accompagné par le sieur de Sources, que le Roi lui avait dépêché pour l'aider à terminer cetle affaire.
1603. tre Majesté, j'ai étéàNérac, et vu MM. de la Chambre de juillet. l'Edit , auxquels ayant délivré ses lettres et représenté ce dont elle lui avoit plu me charger, ils ont voulu y faire réponse et désirent que l'accompagnant d'une des miennes, je certifie à Votre Majesté la continuation de leur fidélité et affection, et du bon devoir qu'ils veulent rendre à tout ce qui sera de son service très-humble.
Les villes trop éloignées que j'ai estimé n'être nécessaire de voir, vu la tranquillité de cette province, je me suis contenté d'appeler de leurs Consuls pour les rendre capables des volontés de Votre Majesté, ce à quoi j'ai satisfait partout et de même à tous les principaux de la Noblesse. M. de Viçouze est allé voir MM. de Favas et de Castelnau; il n'y a rien qui ne soit disposé tout ainsi que Arotre Majesté le peut désirer ; elle aura su par voie bien certaine quelle route aura prise M. de Bouillon; nous tenons par deçà, qu'il s'est acheminé à Sedan ; je veillerai soigneusement à tout ce qui se passera de deçà et ne manquerai pas de l'informer diligemment s'il survient quelque chose de nouveau. Je viens maintenant de vers M. de Montespan ; sur ce qui est entre M. le Maréchal d'Ornano et lui, il y a encore quelques difficultés qui ne se peuvent aisément vaincre ; j'y apporterai tout ce qu'il me sera possible de faire; j'attends les commandements de Votre Majesté, pour laquelle je supplie Dieu incessamment, Sire, qu'il lui plaise augmenter sa royale grandeur en toutes sortes de prospérités et bénédictions .