‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri IIIChapitre 4 sur 168 · LXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

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sorti de toutes ses misères. « Il avoit vu, disait-il, » tant d'impiétés en cette guerre, qu'il ne croyoit » point que Dieu pût y être servi, et qu'il aime- )) roit mieux endurer le fagot que de consentir à )> une vie si éloignée du devoir de Chrétien. »

Le maréchal allait de temps en temps à la cour; le roi et le cardinal lui faisaient toujours bon accueil. Au commencement de 1G25, ils le prièrent, ainsi que le duc de la Trémouille, d'intervenir auprès des protestants, qui réclamaient l'exécution des conditions de la paix. On appela à Paris les députés généraux des églises et ceux de la Rochelle; les conférences se tinrent à l'hôtel de la Force.

L'intervention du maréchal fut toute conciliatrice ; il représenta à ses coreligionnaires que les dispositions de la cour n'étaient point en leur laveur ; mais il les engagea à prendre patience, leur donnant à entendre que les troubles qui se préparaient au dehors du royaume affermiraient la tranquillité intérieure. 11 voulait parler des difficultés survenues avec l'Espagne au sujet de la Valteline; déjà, en 1622, elles avaient forcé Louis XIII à signer le traité de Montpellier; mais Richelieu, décidé à enlever de vive force à Philippe IV la possession des passages qui le

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rendaient maître de l'Italie, en assurant la libre communication du duché de Milan avec ses provinces de Flandre et avec les états héréditaires d'Autriche, Richelieu, dis-je, se crut assez fort pour ne faire aucune concession, et tandis qu'il résistait aux volontés du pape, il jugea qu'il était d'une habile politique de refuser aux réformés ce qu'à la vérité le roi leur avait accordé par un article formel, mais ce que lui ministre n'eût jamais concédé.

L'Espagne , alarmée des mouvements des troupes françaises dans les Grisons, préparait sur nos frontières du nord une diversion puissante ; une expédition formidable se réunissait à Dunkerque; elle semblait menacer Calais. Le marquis de Spinola la commandait ; il s'était vanté de faire plus de progrès en France en six mois qu'il n'en aurait fait en Hollande en dix ans. Spinola passait pour le général de cette époque le plus habile aux sièges. Richelieu envoya le maréchal de la Force en Picardie ; à celui qui avait su prendre Ostende, la meilleure place de Flandre, le roi opposa celui qui avait su défendre Montauban contre lui-même.

Le marquis de la Force, nommé maréchal de camp de l'armée de son père, seconda ses efforts ;

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tous deux déployèrent une activité prodigieuse. La frontière se trouvait dans le plus grand dénûnient ; Calais n'avait pour sa défense qu'un seul canonnier et trois pièces d'artillerie; le maréchal de la Force pourvut à tout, et mit la province sur un pied si respectable, que Spinola découragé n'osa rien entreprendre.

Vers la lin de 1620, le roi ayant licencié l'armée de Picardie, le maréchal revint à la cour. Après la prise de l'île de Pihé, les protestants avaient rompu la paix et s'étaient déclarés pour Soubise. Au milieu des conflils du dehors, cette guerre intérieure jetait de graves complications ; Richelieu résolut d'en finir avec les troubles de religion par la prise de la Rochelle ; il convoqua une assemblée des notables, et exposa les embarras des finances. On avisa aux moyens de faire la guerre aux huguenots; déjà le clergé avait donné six cent mille écus pour être employés à celte destination. On arrêta les mesures les plus énergiques pour arriver au but qu'on se proposait d'atteindre. Ce fut un moment de recrudescence contre les protestants. Persécutés dans les provinces, ils voyaient leurs châteaux maîtrisés par des garnisaires. Ils avaient beau se tenir à l'écart; les dénonciations les poursuivaient jusque

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dans leur retraite. Le marquis de la Force, accusé de favoriser le passage des réformes qui allaient se jeter dans Montauban , demanda au roi la permission de se rendre en Hollande. Deux de ses frères s'y trouvaient déjà. Le roi accorda celle autorisation; le marquis de la Force et ses frères se signalèrent au siège de Bois-le-Duc; là du moins ils pouvaient encore servir les intérêts de la France en combattant pour la cause de leur religion.

La Rochelle prise et la paix faite avec les protestants, ces derniers commencèrent à respirer. Richelieu n'était pas persécuteur de sa nature, il ne se laissait pas non plus dominer par les préjugés de son ordre; la répression des troubles n'était pour lui que le commencement de plus vastes projets : il voulait que Louis XIII fût respecté partout, au dedans et au dehors, par les puissances catholiques étrangères comme par les protestants français ; mais lorsqu'il avait brisé les résistances, il employait volontiers ceux-là mêmes qui s'étaient montrés contraires à ses desseins, et choisissait pour instruments de sa grandeur les hommes éminents de toutes les croyances. Parmi d'autres exemples qui font ressortir ce trait distinctif du caractère du cardinal, on

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peul citer la Force et Rohan. Tous deux participèrent à la réalisation de la pensée dominante de Richelieu, et contribuèrent, par le succès de leurs armes , à l'abaissement de la maison d'Autriche.

La protection du duc de Mantoue était regardée comme un devoir sacré pour la France. L'Europe avait les yeux sur elle. De la conduite qu'elle allait tenir, dépendait sa considération dans le monde. Richelieu le savait ; aussi dès le commencement de 1629, Louis XIII forçait-il le pas de Suze , et par un traité avec le duc de Savoie, il s'assurait le passage de ses troupes en Italie ; mais une armée impériale , descendue des Alpes, revint subitement assiéger Casai ; d'un autre côté Charles-Emmanuel pressait secrètement l'empereur d'attaquer la Bresse et la Bourgogne, tandis qu'il cherchait à tromper le maréchal de Créquy en feignant de rester dans l'alliance de la France ; le roi donna au maréchal de la Force le commandement de l'armée qu'il réunissait en Bresse, pour couvrir les frontières, et pour entreprendre sur la Savoie dans le cas où le duc ne tiendrait point ses promesses.

Philippe IV, qui d'abord affectait la neutralité, lève bientôt le masque , et envoie Spinola dans le Montfcrrat. Il s'agissait de délivrer Casai;

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cette expédition présentait de graves difficultés, car indépendamment des forces de l'empire et de l'Espagne, de la duplicité de Charles-Emmanuel, et des obstacles qu'opposaient les défilés des Alpes, le passage des rivières et les forteresses qui les commandaient, un ennemi plus redoutable défendait l'Italie contre nos attaques : la peste sévissait dans cette belle contrée. Richelieu craignit d'exposer Louis X1ÏI à ce fléau ; mais il se fit nommer lieutenant général représentant la personne du roi ; on le désigna sous le titre de généralissime, et depuis cette époque ce mot italien fut admis dans notre langue.

La Force , Schomberg et Créquy conduisirent l'armée ; ils prirent la ville de Pignerol, et assiégèrent la citadelle ; la Force poussa si vivement son attaque , qu'il gagna le pied d'un bastion de deux côtés à la fois, et contraignit la place à capituler à la vue du duc de Savoie, accouru pour la secourir. Avec Montmorency et d'Effiat, il contribua aux succès de la campagne du Piémont, prit les châteaux de Villefranche et de Pontcallier, et défit les Espagnols au combat de Carignan, où le marquis de la Force donna des preuves d'un grand sang-froid et d'une rare intrépidité.

Avec Schomberg et Marillac, le maréchal de la

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Force marcha au secours de Casai. Il était au moment d'assaillir les lignes de l'ennemi, lorsque Mazarin, alors capitaine de dragons, vint lui garantir au nom du pape la levée immédiate du siège. Cette victoire obtenue sur les généraux de l'Espagne et de l'empereur, par la seule terreur de nos armes, fut aussi glorieuse et peut-ètro plus utile à la France qu'une bataille gagu

Après dix-neuf mois de commandement sans interruption, le maréchal de la Force reçut la permission de prendre quelque repos. A peine arrivé à la cour , le roi l'envoie en Champagne. Monsieur, qui depuis la journée des dupes s'était retiré en Lorraine, levait des troupes en Franche-Coin lé et jusque sur nos frontières; il travaillait aussi par ses agents à gagner le duc de Bouillon. Le maréchal défit les nouveaux régiments du duc d'Orléans, et s 'étant rendu à Sedan, il fit renouveler à la duchesse douairière de Bouillon, au nom de son fils, le serment que ce dernier, alors en Hollande, devait au roi coniiiic protecteur de cette souveraineté. Louis XIH attachait tant d'importance à ces mesures, qu'il alla lui-même en Champagne en appuyer l'exécution. Le duc de la Valette avait échoué dans une entreprise sur Moyenvic, place fortifiée par l'em-

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pereur et gardée par ses troupes ; la Forte la prit en huit jours. Le résultat de ce lait d'armes fut le traité de Vie, par lequel le duc de Lorraine céda au roi la ville de Marsal.

La Force venait de mettre ses troupes en quartier d'hiver; une armée espagnole sortie subitement de la Flandre, s'empare de la ville de Trêves. L'électeur , redoutant également les armes de Gustave-Adolphe et l'alliance de la maison d'Autriche, s'était placé sous la protection de la France, qui secrètement unie avec la Suède, gardait encore une apparente neutralité dans ce grand conflit de la guerre de trente ans. Le roi ordonne aux maréchaux de la Force et d'Effiat de marcher brusquement sur le Rhin et d'occuper la forteresse d'Ehrenbreitenslein , que l'on appelait alors Ilermannstein. Tandis qu'ils opéraient ce mouvement, Gonzalès de Cordova, qui commandait l'armée espagnole, conduit Monsieur à Nancy. Le duc de Lorraine, infidèle au traité de Vie, non-seulement reçoit ce prince dans sa capitale, mais fait tout ce qu'il peut pour lui faciliter l'entrée de nos frontières. Gaston, encouragé par les promesses de Philippe IV et par les ennemis de Richelieu, allait rallumer la guerre < ivile en France. Le maréchal investit aussitôt

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Nancy, et serre cette place de si près, que le duc de Lorraine intimidé signe à Liverdun un second traité par lequel il abandonne au roi les villes de Clermontj Stenay et Jametz.

Le duc d'Orléans traverse rapidement la Bourgogne et s'enfonce dans les montagnes d'Auvergne. La Force et Schomberg reçoivent l'ordre du roi de se jeter sur son passage ; mais déjà Monsieur était arrivé en Languedoc, où il s'appuyait sur la défection du duc de Montmorency. M. de là Force agit avec une grande vigueur dans cette courte campagne dont le dénoûment devait être tragique. Quelques historiens en ont rapporté tout le succès à Schomberg à cause du combat de Castelnaudary , où Montmorency se fit prendre de gaieté de cœur par sa folle témérité, et parce que cette échauffourée termina la guerre. On n'a point assez fait ressortir la part importante qu'y prit le maréchal de la Force; cependant si l'on considère qu'en moins de six semaines il s'assure de Pont-Saint-Esprit, prévient Montmorency en occupant INismes, déjoue une entreprise de Monsieur sur Beaucaire et contraint le château à capituler, défait et prend le vicomte de l'Eslrange, bat et disperse les troupes du duc d'Elbeuf, s'empare de Privas, de Baignols, d'Alais, de Lu-

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nel et de Pézenas; si l'on ajoute encore que sa présence contint dans le devoir les protestants des Cévennes, toujours portés à la révolte, on reconnaîtra qu'en poursuivant sans relâche les rebelles, il contribua plus que personne à étouffer dans son principe une insurrection qui pouvait embraser tout le royaume.

La mort de Gustave- Adolphe paraissait devoir tourner à l'avantage de la maison d'Autriche; elle produisit un effet contraire. Richelieu commençait à s'inquiéter des progrès des Suédois, sa jalousie s'effaça devant le péril commun ; il resserra l'alliance avec la ligue protestante. Le chancelier Oxenstiern, confident des projets de Gustave, en continua l'exécution; il réunit àHeilbronn l'assemblée des confédérés, et prit la haute direction des affaires. Les généraux suédois obtinrent des succès sur tous les points. La politique du grand monarque semblait lui survivre et présider encore à ses conseils; la valeur du grand capitaine inspirait ses lieutenants.

Le duc de Lorraine , poussé par une sorte de fatalité, animé de je ne sais quelle ardeur chevaleresque, se croit appelé à devenir le champion de la maison d'Autriche, dont la fortune déclinait ; au mépris des engagements qu'il venait de re-

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nouveler encore , il arme pour l'empereur, ravage l'Alsace, s'empare de Haguenau et de Saverne et finit par se faire battre complètement par les Suédois.

Le roi, lassé de tant de déloyauté, s'approche de la Lorraine, fait bloquer Nancy, et commande au maréchal de la Force d'en pousser vivement le siège. Le cardinal François signe le 6 septembre au nom du duc, son frère, un troisième traité, par lequel il dépose cette ville entre les mains du roi. Le duc Charles le ratifie, mais cherche à en éluder les conditions. La Force, chargé de poursuivre le duc à outrance, le contraint à se remettre à la discrétion du roi et à lui ouvrir les portes de sa capitale. Le maréchal marche ensuite vers le comté de Montbéliard pour en rassurer les habitants, inquiets de l'approche du duc de Feria ; amenant d'Italie une armée espagnole, ce général s'était joint aux impériaux commandés par Altringer. Tous deux, après avoir fait lever les sièges de Constance et de Brisach, descendaient en Alsace avec quarante mille hommes, chassant partout les Suédois devant eux ; déjà ils venaient de prendre ftéfort, quand le maréchal de la Force, dont l'armée ne s'éievait guère qu'à la moitié de celles de Feria et

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d'Altringer, marche à eux avec tant de résolution, qu'il les oblige à repasser le Rhin précipitant ment.

L'Alsace délivrée de cette redoutable invasion, le maréchal se porte vers le Luxembourg; le duc de Feria s'y était retiré, et se disposait à se rendre en Flandre en passant par la France. La Force couvre nos frontières et déjoue les projets de l'Espagnol; tenant en échec les impériaux en deçà du Rhin, il occupe la ville de Coblentz et le château de JVlagdebor.rg ; il allait jeter une garnison dans Philippsbourg, lorsque le gouverneur de cette place la remit aux Suédois.

Tous ces mouvements avaient lieu sans que la guerre fût déclarée; les armées de Ferdinand II, de Philippe III et de Louis XIII, marchaient les unes contre les autres comme auxiliaires d'états inférieurs. Ainsi la France sur les bords du Rhin agissait comme représentant les intérêts de l'évêque de Metz, de l'électeur de Cologne, de la république de Strasbourg ou du comté de Montbéliard,qui s'étaient placés sous sa protection ; de même qu'en Italie les généraux du roi avaient combattu sans rompre la paix ceux de l'empereur et du roi d'Espagne , pour la protection du duc de Mantoue. L'histoire contemporaine nous offre

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des situations analogues : la bataille de Navarin et le siège d'Anvers en sont des exemples.

Le duc de Lorraine avait cédé ses états au cardinal son frère , et était allé guerroyer en Allemagne. Richelieu ne pouvant tolérer que la Lorraine, sous l'administration du cardinal François, continuât à jouir des avantages de la paix tandis que le duc Charles employait toutes les ressources de ce pays à faire la guerre aux alliés de la France, résolut de mettre un terme à cette comédie.

Le roi ordonne au maréchal de la Force de s'assurer des meilleures places du duché et d'investir Lu né ville; le cardinal François, poussé aux extrémités, et craignant que Richelieu ne voulût faire enlever la princesse Claude pour se prévaloir plus tard de ses droits, l'épouse subitement, après s'être donné lui-même les dispenses nécessaires à ce mariage ; il reçoit ensuite dans Lunéville le maréchal de la Force, qui fait conduire à Nancy la duchesse Nicole et la princesse Claude. Le cardinal se soumet au roi et offre de lui remettre la ville de la Molhc; mais le duc Charles avait pris ses précautions, et le gouverneur refuse l'entrée de cette place aux troupes envoyées par le maréchal. Le cardinal François s'échappe de Nancy à la faveur d'un déguisement, et se sauve

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en Savoie avec la princesse Claude sa femme. La Force attaque le château de Bitche, qu'il prend en peu de jours; il commence ensuite le siège de la Mothe; cette place passait pour imprenable, à cause de son assiette et des travaux que l'art y avait ajoutés. Les moyens ordinaires étaient impuissants, et tous les efforts de l'artillerie venaient échouer contre le roc; la Force employa des mortiers qu'il avait essayés avec succès au siège de Bitche; les bombes, alors presque inconnues, produisirent des effets terribles; la mine et la sape firent le reste. Les assiégés se défendirent avec énergie, mais ils furent obligés de capituler cinquante deux jours après l'ouverture de la tranchée; le siège de la Mothe fit autant de bruit à; cette époque que celui de Bréda et de Bois-le-Duc en avaient fait auparavant. L'incertitude du résultat tenait les esprits en suspens; celte place avait si grande réputation, qu'une foule de volontaires quittèrent la cour pour participer à des travaux dont le résultat était considéré comme si important. La prise de la ville fut un événement qui jeta un grand éclat sur les armes du roi. Richelieu ne pouvait se lasser de témoigner au maréchal la joie qu'il éprouvait dun succès aussi prompt et aussi complet; la *' f

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