‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri IIIChapitre 43 sur 168 · LIVRE I, CHAPITRE II. ai · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE II. ai

qui l'avoit retiré à l'Arsenal après le massacre de la 1577.

Saint-Bar thëlemy. La proposition fut reçue avec

joie, et leur mariage se fit peu de temps après. 5 février

Le Roi de Navarre et Madame Catherine, sa 1576sœur, ayant quitté la Cour et la Religion que Ton leur avoit fait embrasser par force, Henri vint visiter son Gouvernement de Guyenne, où le sieur de la Force Falla trouver d'abord ; il fut parfaitement reçu et traité honorablement par ce Prince, qui lui donna ordre de lever une compagnie de chevaulégers ; ce qu'il fit en très -peu de temps.

Il se trouva pendant les États de Blois au siège de Marmande, où il ne se passa rien de considérable, la paix s'étant faite après lesdits États.

La guerre ayant ensuite recommencé, il suivit isso.

2° Henri Nompar de Caumont, Marquis de Castelnaut, Duc et Pair après la mort de son frère aîné ;

3° Jacques de Caumont, Seigneur de Masgezir, tué au siège de Juliers, en 1610;

4° Charles de Caumont, Seigneur de Masdurant, mort en 1613 ;

5° Pierre de Caumont, Baron d'Eymet ;

6° Jean de Caumont, Marquis de Montpouillan, favori de Louis XIII, mort après la prise de Tonneins , en 1622 ;

7° Jean de Caumont, Marquis de Tonneins ;

8° François de Caumont, Marquis de Castelmoron, Maréchal de camp, gouverneur de Montbéliard;

9° Jacqueline de Caumont, Comtesse, puis Duchesse d'Orval;

10° Isabelle de Caumont, morte jeune, en 1603;

11° et 12» Deux Gis morts en bas àse.

Henri de Navarre au siège et à la prise de Cahors, dont le Roi se rendit maître en cinq jours ; la paix fut faite une autre fois, et chacun s'en retourna chez soi.

Le Roi de Navarre donna en ce temps-là au sieur de la Force le Gouvernement particulier des villes de Sainte-Foi et Bergerac, prenant en lui une telle confiance qu'il lui commuuiquoit ses plus particuliers secrets; et non -seulement le Roi, mais tous ses courtisans Faimoient et l'estimoient, à cause de son humeur douce et obligeante ; mais, outre cela, il étoit dans une estime particulière, à cause de la capacité et bonne conduite qui se rencontroient en lui, étant, quoique jeune, aussi habile dans le métier des armes que ceux qui avoient blanchi sous le harnois.

1583. Les Guises voulant, comme tout le monde sait,

faire tomber la Couronne de France sur leurs têtes, et craignant que la valeur du Roi de Navarre ne renversât leurs pernicieux desseins, firent cet(e fameuse Ligue qui pensa bouleverser tout le Royaume .

1585. Henri III, gouverné par les conseils de Cathe-

rine de Médicis, au lieu de s'opposer par les armes dès le commencement à cette union, se servit de la plume, et par un beau manifeste tâcha d'empêcher ses sujets de suivre les desseins des Guises; mais

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