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pédie non moins répandue, vouloir réhabiliter la fable de de Thou, démentie par Voltaire, et affirmer que le jeune la Force fut égorgé dans le lit de son père le jour de la Saint-Barthélémy, on ne peut que déplorer ou l'ignorance ou la duplicité des historiens sur ce qui concerne le maréchal et toute sa maison, puisque la vérité a été altérée dans des faits aussi simples et d'une telle notoriété.
La tâche dont ce digne pasteur proposait de se charger en 1652, nous l'avons entreprise à nos risques et périls presque deux siècles plus tard. Nous offrons aujourd'hui au public les résultats d'un travail opiniâtre et de patientes recherches ; nous lui offrons ces Mémoires si longtemps conservés dans les archives de la famille, et qu'une main fidèle déroba en 1795 aux flammes qui consumèrent le château de la Force.
Etudiant soigneusement ces précieux manu-, scrits, nous les avons classés suivant l'ordre des temps ; les passages qui pouvaient paraître obscurs, nous avons cherché à les éclaircir par des notes, et lorsque nous avons trouvé dans ce qui nous est resté des archives de la Force, des correspondances et des documents propres à jeter un nouveau jour sur les hommes et sur les évé-
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nements, nous les avons publiés, présentant ainsi parallèlement les témoignages contemporains et la narration du maréchal, et mettant les lecteurs à même de le juger sur les pièces originales qu'il avait sous les yeux quand il écrivit ses Mémoires.
Fidèle aux doctrines que nous avons exposées au commencement de cette introduction, nous nous sommes toujours préoccupé du point de vue de l'époque qui se reflétait sous nos yeux ; cherchant à nous défendre des théories exclusives, à nous soustraire aux tendances philosophiques, nous avons suivi une marche toute contraire à celle de ces restaurateurs modernes qui, pour faire revivre les anciens édifices, les polissent et les colorent, sans songer qu'ils font disparaître en même temps les seuls témoignages de leur authenticité, c'est-à-dire la rudesse de leurs profils et la nudité de leurs formes. Nous ne craignons donc pas d'offrir cette publication a nos lecteurs avec toutes ses imperfections de langage, avectout ce qu'elle peut avoir d'incomplet dans le récit des événements, heureux si, dans ce travail de longue haleine, nous présentons des matériaux de quelque valeur, et si quelques-unes de ces pierres brutes que nous avons arrachées à l'oubli,
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employées par un maître habile, peuvent servir à élever un de ces monuments historiques qui honorent à la fois et le génie qui les produit et le pays dont ils perpétuent la mémoire.