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iA6 • MÉMoifiiir
Geftte Jéterminatipn Aait la seule convenable dans la circonatanoe. '
La nouvelle dejs événement» arrivén à Nancy dans ie» de/nier» jours 6u moi» d'août parvint bientôt à ' TaMemblée ; je pris diverses- fois la parole sur cette malheureuse affaire^ Les rapports de Bouille^ dont la conduite a prouvé glus tard les sentiments ajiti-patriotiques , ne me paraissaient point mériter notre confiance. Je rendais justièe au déypuemcnt du jeune Désilleh, mais^ par sentiment comme par convi8tion , j'étais porté h défendre de préférence la cause deS*soldats coytre leurs chefs. Les soldats sont le peuplé de l'armée; sous la tente, comme (kms nos villes, comme dans nos campagnes, l'ancien régime avait créé uneinsupporlablearistocratie. Abattue partout ailleurs, Ik seulement ellp élevait encore la tête , appuyée sur l'obéissance passive qu'imposaient les loi^ militaires. Les soldats de Chàteau-Vieux n'étaient pasplus coupables que les honfimes du i4 juillet, et cependant les derniers opt eu des couronnes , et les autres la mort et dés fers. Apré.H deux ans seulement nous ayons vu luire, pour ce(|ui restait de
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ceA malhouroulc ^ des jours do justice et do tardive réparation.
L/afFairo do Bozenval. colle de âulleau et un grand nombre d'autres^ m'avaient convaincu de Tinconatitutionnalitô du tribunal appelé à juger provisoirement des crimes ai délits' contre la nation et la constitution. Je sollicitai la suppression immédiate duChfttelet; cette demande fut accueillie avec faveur, mais rassemblée se borna à retrancher des attributions de ce tribunal la connaissance des crimes de lôsornation. • • '
Dans le courant de novembre , je pris part à l'importante discussion que fit naître la pétitfon des Avignonnai^. Deux choses me paraissaient égalem*ent incontestables : c'était le droit qu'avait le peuple d!Avignon de se Réparer du gouvernement papal pour en prendre un autre, et le droit qu*avait la France sur Avignon. Un court ex|^osé historique suffit pour démontrer ce dernier point :.îl était avéré que h reine Jeanne, qui avait cédé Avignon au pape, ne l'avaît pu faire légitimeiAent ^ niéme d'après les absurdes
maximes de l'époqUe , qui reconnaissaient aux
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rois le drx)it de vendre leis peuples •; parce qu'elle
n'avait pas atteint sa naajorite , et qu'elle-même,
• les parlements et sels succe3seurs, jusqu'au
roi de France actuel, n'avaient cessé, de j^rptes-
ter contre l'usurpation. Outre l'încapaoilté du
vendeup , le contrat présentait encore cet autre yiôe, qu'il était le pri^ de l'absolution que, h reine négociait avec le pape , au tribunal duquel elle était citée pour le meurtre de soh marî. Il y avait donc dansi cette affaire aiitant et plus de scandale que dans aucune d.es spoliations que mentionnent les annales de la papauté.
Quant au droit du peuple avignonnais , il était écrit non pas seulenaent dans les lois éternelles de la morale et de l'humanité ^ qui ne veulent pas que dès peuples soient la propriété d'un homme y mais encore daijs chacun des actes de notre révolution , qui. proclamaient, non ' . • . -•
pas poùf nous seuls , mais comme principe, là Souveraineté de la nation et la dépendance du pouvoir exécutif.
Je m'occupai ensuite de la.questiô'n politique ; j'établis que la France avait Un intérêt pressant à s'assurer d'Avignon , qui déjà servait de centre
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aux intrigués de nos ennemis dans le midî.^ et .qui;, placé entre le Dàuphiné, le Languedbc et la Provence , pouvait ouvrir ou fertnef les communications de ces provinces, et par la force militaire dé sa position présenter les plus grands obstacles à no5 armes.
•Mon discours fut, contre l'ordinaire, vive-
ment applaudi par rassëmj3lée,*qui en ordonna l'impression ^i) ;^mais le.lendeniain y le décret fut ajourné indéfinimtent siir la proposition de Mirabeau. . .
Je tentai cependant un nouvel effort, quelques mois après cette première disc\jssion. Lorsqu'il s^agit de statuer définitivement sûr le sort d' Avignon et dû Comtat , je. suppliai l'assemblée au nona du salut public , et pour éviter l'effusion du sang français-, de prononcer la réunion. Le rapporteur chargé cle l'affaire, Menou, objectait les difficultés qu'il éprouvait dans ses recherches :. et cependant on* s'égorgeait sur tous les points du Comtat , el; l'on nous dénonçait un évéque qui prêchait l'évangile d'une main et le poignard
(i) Voyez au^ pièces justificatives des fragments de ce discours , lettre F. . .
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dd' l'autre ^ et à la snîfe^ de cette instruction sacrilège parcourait les rues en excitant le peuple contre les patriotes. Tout fut inutile : après des
débats sans fin^ l'assemblée décida, à une faible majorité , qu'Avignon et le Comtat né seraient point réunis à la France.
Ce fut' seulement an moment de se séparer, et après Paci^eptation de la constitution, que l'assemblée- revint sur- cette (^éteomination împolitiqùe, et décréta la réunion. ^
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