‹ Mémoires authentiques de Maximilien de RobespierreChapitre 9 sur 49 · II. i · texte numérisé non relu

II. i

i'Mf M^.MOIftlM

CÎIAPITHE VI.

U*, l'mtUtmut T)ijU<r. — M, (U* I^tmir-Dupiii. — Lettre <li5 l'Mcïud. — M, iUt IWtunmn (*i Um juift de Metz, — - Mdtiifu (Ut Mmhimn vmtUv. U* |iritir;if <l<; (imdd, — Ro- ÏHtHiiuwrv, (léfmtd U*imm'^, — nifpliqiKMle Mirabeau, — .^ .' C!Âmill(; De^raouliii» (léttoucé, •— Mal<niet juge et partie, — Kva«i0ft (le Ik^tine-Savardin, — VM)é Vinrotin tle Banmint, — M, de Fcmmult, — M, Lambert dit de I^Vimdeville, — M, Faiieigny,*— - Affaire de Nancy, — M, de Houiltd, — ' Le« Snme» de Cliftteau- Vieux. — - De«iUe*, — Le Chlitelet, — J'iHiticm de* Avignonaii, — lia reine Jeanne, — • DtrnU de la Fran<;e «ur Avignon,

Lga hommi)» da cour, le^niiniAtrc;» surtout ^ no ne détmmwni qu'il la longue et ;iv^c une peine mortelle Jom hahituile» et de» tradition» de Tanden régime . l j6h UiiiPitH ih c;irJiel, confère le»quellei» un cri de réprobation g/;ri/5raie nt^était élevé de tou» le» point» de la France , étaient encore en uiage dan» Farmée , »ou» le prétexte du

«ilriiro do» Umm tioiivolhm et ito In tiécenfiité do r(»h(^iMiiuir(i pnMdivo. Lo doMpotimiio pouvait ii non gn^, ot Noulomoiit on vortu du bon plaifiir , rnH*o omprUonnor un militairo. LoMour Dubc, oflir.ior ptitrioto ^ on fournit .lu prouvo. Dovançanl lo vcxMi dn» atniM lilAn do Ti^aliK^ , c:o citovon avait oxprinici dovant mou oolonel) arintoorato dt^olari^ ^ lo dëfiir do voir biontôt \oh noldatn Alivn \oiiVH olioffi» (iOtto idéo avait été accuoillio coinmn une inj>iululo : Tallairo fut portc^o tour k tour au tninintroot l\ TaMM^nblùo : onlin M. do Latour- Dupin ( t ), avait cru dovoir la di^cidor par ta lottro Muivanto.

ii Do par lo Roi :

a Sa Majofiti^ ordonno au niourDulaci) lioutouant on Mocond du ri^imont d'artillorlo on gar- 'uifionli Stranbourgi) do fio. conntituorpriNonnior dann Ioa priNonn civilofi do Strafibourg, auMitAt api <^H avoir reçu lo pr^Hont ordro, <^tiVy roMtor jumpr/i 00 cpi^il on ail été ntatucUutroniont. Signé Louis f ot plu« baM LaUmr-Dufnn. »

(i) Mlninti'iMit' In Kiirrre. ■ '

Je pn5«cnt;ir h Vii»Hv.iï\\Aéc le.» réclamation.^ du lieutenant Dubc. J'inf»i«tïii pour que cette affinire, r\b\ rc.Hsemblaît en tou.«> poînt.H aux emprUonnernent.4 arbitraires de l'ancien r/;girrie , fût renvoyi^c ad comité den reclierclie?^, et la Conduite dii ministre »év/^rement examinée. Il n^cn fui rien : le» inti'îrétft de» agents du pouvoir exéculif étaiîfîrtl »acr<5»pour l'a.HMjmblée ; l'abbé Goutte» vînt faire une homélie , et Von pa»»aà Vordre diï jour.

Peu de jour» apré» , le comité de» domaine» fit le rapport d'une intére»»ante pétition adre»»ée h râ»Hcmldéepar le» juffftde Metz, (tétait encore un de ce» odieux abu» de l'ancien ordre de chose» doht on demandait le redre»»ement. Quatre cent cin(|uante famille» juive» avaient été autoriftée», depui» long-'temp» ^ à fixer leur ré»idonce h Metz -) »ou» la condition de payer annuellenient au gouvernement une »omme de 20,000 Hvre». M. de Aranca», en épousant une, héritière de cour, avait obtenu , jpour prix de »e» »ervii;e» et de ce mariage , la concession de cette redevance. Le» réforme» générale» quVjpérait l'assemblée avaient engagé les juif» de Metz k lui

1)1'; ium'.Hi*\yA\\\i. tX)

\)r&Hvuievkiir'jUHUi vcdixmnf^hu ^ ild (iuitiaiuliicuiL V nn'viîtwUiHMifïwm (h? lu lituuwo qu'ilM p;iyaiuut iiun h aucun litre raiMoniiahle^ tnaU cottmw lo ftigno (1(5 leur iiarvitudc pcraonnclte.

J'appuyai (le tjUuteH iricA foreo/t teur««y/ilôme , car il «(5 ifu.uva dunn Va»namhlfiii deH eupriu d'an- Mez mauvaiie /bi pour le cumballre. Je rtipoii-

(Jiii h ce futile ar^^ut^eut (4 ut la redevance était pay(^e pour prix> de réjtablinHeineut dei!» juifi»; qu^irie 9oci(^t(i nepc^uvait défendrelideHiiottjrne^ quelconquoA (riiahiter $on ho\ lorN({u'iU hc f-roublaieiit pan Tordre social, et que la protection du gouvernetnent 9e doit et ne hh vend paâ* Quant h rindom;iit(S qu'on voulait allouer h M. de Uran" caA pour p;*ix de 0^ dépouncmon^ je ^a rejetai i» parce (pi'elle nMtajt due (|ue pour le can où le titre du prenjier propriétaire Herait légitime, (a^h conclurions lurent adoptées.

Au milieu d'^Jne grave dif(cu«(»ioii k Ja(|uelle donmA lieu un rapj>o;^t de Frétoau itur J'état de la France viiHà-vir le» puinMancei» étrangc^ren , Mirabeau vint iiouleveri)ruN({ue;i^mt une ({uefition incidente du plu/it Ita^t intérêt. ,CV)tait de 9a part une babitude, ou |)our mieux dire une tacti(|ue;

l34 MÉM01IV£S

car, maitre de préparer son sujet, il le lançait inopinément dans l'assemblée, prenait ses adversaires au dépourvu , et réussissait quelquefois à enlever une décision.

La prcfposition dont je parle portait que le priiice de Condé serait ténu de déclarer s'il était ou non l'auteur du manifeste publié sous son nom ; qtie son silence serait regardé comme un aveu , et qu'après le temps fixé pour la réponse ses biens seraient confisqués au profit de ses créanciers.

J'ignore quel motif de haine ou de patriotisine avait fait agir Mirabeau. Tout était inexplicable danscet homme. Je ne partageai point son opinion , et ma manière de voir ne fut pas reçue sans surprise par l'assemblée. (( Je demande à (( M. Mirabeau, dis-je dans cette circonstance , (( s'il est certain que le manifeste existe , et quelce les preuves il a que M. Louis-Joseph de Bour- « bon en soit l'auteur? Je lui -demande en second (dieu, à M. Mirabeau, pourquoi il n'aperçoit « que M. Louis-Joseph de Bourbon ? Pourquoi, (( quand nous ne marchons qu'au milieu des com- « plots, toute sa sévérité se porte sur un homme

b£ ROBESPIERHE. l35

u à qui la prérogative de sa naissance et tant de « préjugés héréditaires ont dû donner un éloi- (c gnement naturel pour la constitution ^ au lieu « de s'attacher à ceux qui«) liés parleurs fonctions « et leurs serments à la constitution , s'efFor- « cent chaque jour de la renverser 7 Pourquoi « détourner votre attention de ces coupables qui « vous environnent, pour en chercher un qui est « éloigné de vous 7 )) Je demandai ensuite, que rassemblée s'occupât le lendemain des diverses mesures que nécessitait le salut public.

Mirabeau me répondit avec aigreur : selon lui , le premier motif qui Tavait- fait s'attaquer de préférence à Louis-Joseph de Bourbon, c'était parce que ses talents militaires le rendaient plus redoutable que tout autre ; il était d'ailleurs naturel de s^attacher d'abord à celui qui, placé au premier rang, réunissait les plus grandes ressources du pouvoir et de la considé-*ration, et qui, de plus, avait été dénoncé par le ministre de la guerre comme fort dangereux. K J'ai gardé le silence , ajouta-t-il, sur la motion v( qui tendait à improuver la conduite des mice nistres , parce que, bonne au fond, elle était

1 36 niiMomBs

(I; irréguliére en la forme. L'assemblée natio' a nale ne doit point en cet instatit se borner à A uhe vague ihiprobation ; elle a le droit j et K peiit-être bientôt le devoir déjuger si les mi- <( nistres peuvent être conservés. Voilà les rai- M sons qui m'ont fait préférer une motion simple (( à la motion emphatique qui vous .a été pré- « sentée ^ et peut-être y a-t-il autant de patrio- « Même h vous ravoir proposée qu^â fÊJtte et « reconnnencisr sans cesse un réchauffé de dé- « clamations anti-ministérielles. »' ' Ces dernières plrt*àses étaient dirigées contre inoi i Mirabeau, piqué au vif, s'était réuni, dans l'intérêt de son amour-propre, à la tourbe de tkies ennemis, qui croyaient avoir répondu à tout, en m^ppelant déclamat<icir. Je né tias

/compte de ses amféres ironies , et je répHqu£Ù qu*il y avait peu de générosité à poursuivre u« Français exilé, à décréter sa personne et ses biens, dans le seul but de détourner l'attenliM pubKque <ie la conduite des ministres, qui peuvent tout bouleverser, *et quelquefois ix>ttt corrompre.

Mirabeau compiîftle dernier 'nK>t,<H: malgré

DE RODBSNBM^ iSy

HOU audace il . $o tut : sa motion n'out pas do^..^ suite.

Camillo était lancé à corpn pordu dans la révolution. En dehors de l'asâornblée, il s'était, fait.) par ses publications et son journal, une réputation toute particulière , qui n*a l'ait que croître jusqu'à ce jour. Sa téta vive et folla le poussait quelquefois à des actes imprudents , inaJt^jDt il ne prenait même pas la peine* de

se repentir. Je le grondais i, je l'engageais à agir

ou parler avec plus de réserve. Mon temps et

nq«s paroles étaient perdus. Vers la fin de 1790.)

il me donna d'assez graves inquiétudes en se

jetant de gatté de cœur dans une position <Ti-

tÂq<ue« J'eus cependant le bonheur de l'en tiner.

Malpudt avait dénoncé Marat, qui, alors comme

aujourd'hui^, compromettait la cause patriotique

par une Mi^ération qui tenait de la folio. A

cette dénoinciation , qu'on eût volontiers passféo

90HA silence, il en joignit une semblable contre

Camille, qui, dans un de ses numéros, s'était

permis quelques plaisanteries sur la présence

du roi h la fédération. 11 avait parlé do Vinno"

knce du/auteuilexécuti/f et <:oinf)aré le prin(H>

l4o MEMOIRES

chait Camille. Après une épreuve douteuse^ lious parvînmes à le (aire adopter. Camille n'en devint pas plus prudent; mais il fut tiré d'une position difficile^ et il pouvait hardimenl; se rire des adversaires qu'il lui restait à combattre^ Malouet et le procureur du roi (i).

(i) Voici commept Camille Desmoulins rend compte dans son journal de l'issue de cette aflaire :

« Victor Malouet avait SLSset bien arrangé son plan de ce procédure, mais il n'a pas joui long-temps de sa vie- « toire. 11 avait saisi habilement l'avantage

« D^uue luiit qui laissait peu de place au coivage.

« ]Vf. Dubois de Grancé a rallié les patriotes , et j'ai eu a la gloire immortelle de voir Pétion , Lameth , Barce nave , Cottin , Lucas , Decroix , Biauzat . etc. , confon- « dte les périls d'un |ournaliste famélique avec la liberté , ce et livrer pendant quatre heures un combat des plus c( opiniâtres , pour m'an^acher aux, noirs qui m'emmec< naient captif ^ maints beaux faits surtout ont signalé mon ¥ ch«r Robespierre, Cependant la victoire restait indé-

V /sise;, lorsque Canu/Ls, qu'on .était allé chercher au poste fc des archives^ accourant sans perruque et le poil hérissé , « se fit jour au travers de la mêlée , et parvint enfin à me

V dégager des aristocrates , qui , malgré l'inégalité des « jforçcs et les embuscades inattendues de Dubois et de a Biauzat^ se battaient en désespérés. 11 était onze heu- <t res et demie , Mirabeau-Tonneau était tourmcnlé du « besoin d'aller rafraîchir son gosier desséché , et je fus

DB noBBftpiEnnB. tSg

bunc jeta de nouveau lo trouble dann Vannom-blëe. Interrompu par de» murmuré» «ans cewe provoquée par «es paroles, il veut se dc^fondre de toute animosité pèrsonnetle : on ne l'écoute pas. Toi dénoncé y dit-il, un numéro de Camille Desmoulins ; il ose se justifier, A ces mots, Camille, placé à une des tribunes, s'écrie : Oui, je l'ose. Un tumulte impossible à rendre régne dans l'assemblée. Le président veut faire arrêter l'interrupteur. Je m'y opposai do toutes mes forces, je rappelai, au nom de l'humanité, la situation violente dans laquelle devait so trouver Camille , si c'était lui (je feignis d'en douter), en se voyant indignement calomnié par son accusateur. Je demandai qu'il ne fût point emprisonné, et qu'on passftt à l'ordre du jour.

Pendant ce débat , Camille avait passé d'une tribune à une autre , et les inspecteurs de la salle vinrent annoncer qu'il s'était échappé. On oublia l'incident , et l'op continua la délibération sur son adresse : on s'en occupa la séance entière. Je pris plusieurs fois la parole; Pétion présenta fort adroitement un projet de décret qui annulait celui de la veille en ce qui tou-

iii^mt pu» \Ai$fi pfwUmti umii^ il tui iUé d^um |>oititiofi diflidli^^ 0t il potitait Uurâmmû ^ rîr^ tie§ ^é^m'mifeê qii^il lui rcf^imi h ^imliAUr^^ Hëhuei 0i b pweupimr du roi ( 1 ),

(1) Voie mmnwni fininilk? D^r^iwirtilifi* r«wl r^mutUi

ë \iHm WnUnud «v»il nm*i> \À^ Hrfunff^ mtt, plim cfa « (^fi^ur^i nitfii^ il »'« {Mi% l^ii lo«^4itm{i» «lir m vk- «^ UÀre, Il ftviiii iM«!%i liAUlifmirrtl, V^^^nii^^^^

'^ I» gl/rff« ifffmiM^llir <l#î t^rfr M^twm ^ l>«mHh ^ Ifairw mi^^ iUûiUi « t>tt#^«.%< DmmJii, tSkami^ HUï. < r^wiftw ^^ 4f#? U^# |i#iU4^ifi |«^irr«ftli%li4E^ fiimrflfcf|w* «v^/^ln l4>#fH4< ^ iffl livf«?r iDMi^iiiivt t\m\;r^ \tmiVf^ nn vAfmSmi «lr.% plti»

a mU^û eMpiV^ mnUii*^ )nmm \k\U mfUmi tmi «i^M^M num ¥ t*km IU$lfmplsrr^, V^^^^imAiini 1» ti^ftiwr^ r«*f4trt iw44' (/ ^^ii»it^ k/fâ»//!!^ Camun, qtt'/m ^U aIM iJf«rr(;)tirr m pm^a

i* mi tu \(fiir mi ir»^f^*i (Ui \h titéU't < H \mr\fUti t^uiUt U nw

« Hiati%nl , w \miii^\^ii\ f^u 4i'^r<»j^ri%. Il tUitU (m/4' ImtM' '' r^<» H4m»f#t^ /f///////^7/// 7}//////7/// i''h*i> foMrm^rfM Jm

l/»Mi^thhi(H^ f*iH i|iu«lf|iu« lomiH iipr<*^M t%|>t»o* tiHtMi^t' c^ncom noti juiH nur In norl. iri'm jour»

l/»rt'iilrfi<Mnll bien innrmtinntKfrtvdî In nimnht*«i innilpi^ Mn\t \'n\)M <ln Uirniont , m Ici motif M\\ In pnrl f|iiMl /ivnll. prUti /i lu lnitr^ du conMpîraliMir llnnni^-Hmvnrdm. i\H iif^cirii du mlrilM;r<^ S/iiiii-Prici^t iivrtll ironvc^ In rrmynrt ((n «nrrirdo 4/1 prUiih .) mi vnnii d'un fWm ordrti du irumiu^ i\fiH iwJiorHiciH. Il M'étftli réfiïfi^à cU^f. VnhM^ <]ut lui prm^nrn un di^^uUnmdfil K partit avtir

" riMl^vultlrulii lilltittcr (|UolHlitt (ItnnuM , ttinihiiA lu koii " iit^tttf (lu iit'rfildmit , i|ul Mppi^lnlt h ï'innUv qu'A l/i non

H hVli'UA M<m{MM'i ri qui , (IqMiU plu» (riiiut liiu^'p , «011 •' liait lii Mrultri. lU Al»Mii(Joiift}«t'(«iit miflii \v cliiuttp ilti (I lii^rulllrt, fn IKm iurnHiH ^n tt'iimtpluM iH A |H«tM(« ti|<|f •4 i^uAtii qiii!l(|uii t'iipim, t\^v cMjA mt <)ltm'uii ({4« (««iI^hu'" M t(?iit'M puirlotiiM vli'hi iit'civfllliM' (lu Uvuli (Ui iikiii iii^tti, •• H, crh^ Nuiui tti(<*i Itiii^truM i (êiwith vonf)^Mttm th Mo ^ kimHi ifmnHî'H^ivUili^tlv tkitiflh IhumnniUnfi /(«(ttiimi' • M fti «/dinii k vkliiii'ti (l4' (Hflui qui , li'n tmiiim chiirKtW dr* " clmliM'», iir |HMivull (^uitilmiiris (H lutii |m»i lu vicluin* " ()r* MW iM)ti(iri(i KurMti (IruttitiU (l«^ lit («iiitNMhiiiiMi , %\v M t¥tfi«ftnil^ ditprmu Jttcobluh, ^\\ uut vwWwxUUt^a Ma

» h'omuiull, (*t ('r(U(MHultl(u«l(M|(< ii()ii'i«i<hl(« ^l'I^. (rmin

«4 r(ilil'ltV(«K V(fMl4tli| (^i (Ut ll'UUN|\l^l«li llltpill'tl {Nipu'lNllH*,**

l44 M^.MOinBI»

Maury, tendante k l'élargissement provisoire du détenu, quand une proposition deRewbell, exagérée à dessein , dessilla les yeux des représc^nkants (i). Le décret qui intervint porta qu^il y avait lieu h âiccusation cbntfe l'abbé de Bartnont.

Cette séance avait été tumultu^euse : depuis quelque temps ^ les fiommes de la droite, fatigués de la longueur de la session et de la constance de leurs échecs, cherchaient à jeter le l¥ouble dans l'assemblée en prodiguant à leurs collègues lesépithétés lés plus insultantes. Quelque» jours 'avant, Goupil de Préfcin avait dértoncé à la tribûrté un pamphlet intitulé : Distours prononcé par M. le président de Fron" deolile dans t affaire de Vabhé de B armant, et pour lequel iîa été censuré. Ce pamphlet portait pour éprgfaphe : Datveniam corsns , vexât cdnsùra cohcinbas. On nous cita la prenilère plirase de Tavant-propos : elle contenait ces

(i ) lie w bel 1 prQ{io.Ha de déclarer qu'il n'y avait lieu i ïnculpatioti, lVlei'liiipr()(>osa alor» la question préalable sur Tntm^rtdefncf itr le 'iVFaury , pour l'^honneur de l'asscmMée.

( Note de Tëd iteur . ) •

DB hOBBAPIBRflE. ^* l45

motd : « Ceux qui prendroitt la peine de lire « mon discour» devineraient d||ïicilementpour-

« quoi je \e fais imprimer, 31 je ne me hâtais « de leur «pprcndro <Ju'il a été hgnoré die iâ « censure de 1-assemblée nationale. >> Une discussion violente s'éleva sur la peine à infliger poyrun manquement aussi grave envers la représentation nationale; snaiâ au moment où (es esprits s'échauffaient , un scandale bien- plus déplorable encore eut. lieu dans le sein même ae l'assemblée. Faucigny-Lucinge , homme très ardent, s'emporta contre 1q. parti populaire , au point de s'écrier: Puifqu'ilf a guerre ou^ verte entre la majoijité et la ihinorité^ il ne nous reste plus qu'à tomber U^abre^ 2l la main sar ces'gredins'là.

Cet incident fit oublier un moment l'objet de la discussion ^ mais l'embarras fut extr^jne quant il s'agit d'appliquer une pein^ k une offenseaUssii directe. Après de Ipngs débats, l'as-

semblée, ayiatnt égard aux témoignages de regrets que venait àe donner M. îf^ucigny, lui fil remise do la peiné qu'il avait encourue , et condamna M.' Se Frondcville à huit jours 'd'arrêts.

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