II
!2>6 HiMOntES
leur force. Le» partisans zélés que la rérolution tofùpistit parmi les jcyûmàUstes^ les hommes de loi^ les iiiarchands) se réunirent autotir de «ous et formèrent une massé compacte contre laquelle les armes de la cour pouvaient peu de chose. Le dfib breton n'existait plfas ; à si» placé s'était -élerée «tte admirable société des Amis de Ift Goiislitutiqii «^ qui fait aujourd'hui reffrdi de iH>s ennemis et la sécurité des boiis citoyens.
Elle n'était pas.alorfi' ce qu^ nous ta Tôjons^
bûgi qu'ejle affichât un. égal patriotisme. Goin^
posée dans le principe des députés sralèmènt,
elle avait arrêté qu'elle ne se recruterait que
dans l'assemblée ^ et parmi les sarants ou
hommes de lettres qui auraient pubUé quel'-
que ouvrage remarquable. C'était fonder une
aristocratie nouvelle sur les débris de ^ancienne:
aussi une pareille règle ne put-elle subsister
long-temps. Malgré les efforts des intrigants ,
qui. eussent été bieii aises dé se trouver là au
milieu de cette majorité timide de l'assemblée ,
toujours prête à applaudir leurs phrasés ^ il fut
décidé , au moins tacitement , que tout citoyen
àmi de son pays serait admis dans la société i^
DB MMBftPIIRRE
sur la présenUtiOn d^n oerfaih nombre,^
membrexé.
Quekpie molle que fô« h ikw époq^ y6p^
position de» Jaep})insk la cour et k Vàtimott/Êié^
elle efFraya ûéaiimQiâs un defta^ bdWbM d^
<léputésv qui «ae tépuëreM de nôtra chib,^ for-
ihérent une eociécé k part^ êmHkflé dorée êM;
MrirtocviHiqaey afibctaigkt iiéinii^
pôtrîotisnie. Cette première âoitfâibii fit peti
dimpreasion aur niMia : tea' èèpét6$ nestaiMt
encore en gtztid tK)mlyre Mx JàV^obina; auf pittfe
de quatre oevfta qoî ^y éiaieAt foit ftUfatlPé^
qoatf e-^ti)(gt-4Îeof èeuiement fiféii aépttt^i^f:,
d'où Tint le nom dônn^ à k%rïr t^Uhfé^ , ^^ÛM
dm ^a^re^^Mph^-'/iet^/ dMt quèl^tfe» p^K
sonnes n'ont pas compris le sens, en Tappliquâlfit
iil'épOquedeh tëgénération soctàledelaFtàilce,
cotnme ai lea disaidenta eussent voulu ëfevi por*»»
ter lea plus fermes défenseurs. , *
Leurs chefs ^ Bailly ^ W^yette f Lûifëdhi^^'à^
cauldv aujourd'hui tombés dans la défaveur du
peuple ^ jouissaient alors> de quelque popute''
làté* Nos menetirs tenaient à ne pas parait)^
divisés , et la suite a prouvé que cette division
\,At
a!iS miImoires
apparente -entre eux et. les Qiiatre-vtDgt«4ieuf, entre eux et les impartiaua:,, ^n^était qu-tine dispttte d^|itir%ii6 et d'ambition; et qu^en se faisait, satis trop siecomprendr e^ des qiierdUes sur lésdbases^ilsiiediâerâieRlquetsurléspersonnes.
. Aussi y pour ne pas s'aâaibKr, et pour se.donner ;les;ho4itieurs d'une^ njodératioir facile^ ils invitèreat les dissidents par une dép^itationiiiie p^9 persister dans leur séparation ^ètà se réur QÎr à /la société mère. Cette proposition ne fat pa9 accueillie : le club des Quatrisvingt-neaf subsista j mais qomàie un corps privé d'actiM, il ne. manifesta pas son existence. Aussi , peu à peu. le& membres scissionhaires £nireot-il».par reprendre leurs anciennes habitudes et retenir ^ux Jacobins.
Je j.ouissais^ dansle principe, d'une très médiocre influence dans cette société; maïs ^là^ comme à l'assemblée <, je ne me Tebùtais pas,' et je poursuivais avec persévérance ,l'qeuv^e de ma popularité. Aussi ' m^arriv%-t-ôlle plus tôt par cette voie, parce qîi'aux Jacobins j'avais le peuT pie non seulement pour auditeur, mais pour collègue.
MirabeaM avait fait' partie^ de ia sociélé; il avait même obtenu^ peu dei temps avant sa mort ^^les honneurs de* b présidence. Mair -Mi-* rabeau réservait ses foroe» pour rassemblée; il ne. prît au club que très rarement la parol^e^ s et n'y vint>pas exactemefit.
Lee triumvirat se croyait donc Par^bitre * de la
société ^ que lejar abandonnait 4e maître. En effet., pendant jplus d'une anjaée', ily: domiqa sains ' partage.. Mais une pareille puissance ne' pouvait durer. Tant4ue les intrigan)» n'èureïit pour collègues que des membrçs de l'assemblée ^ qûi^ d'après d'anciens engagements ^ et par la force dd^habitude, votaient de confiance en leurfà^ veur, ils n'^éprouvérent que notre impuissante opposition. Mais, quand peu à peu de^bomsies éclairés et fermes ^ pris en dehors, de Fassemblée, eurent été. làtr-oduits dims la société, la majorité changea-; lea Lameth et autres se dé*, goûtèrent, (Vinrent peu, parlèrent niplns eti*? core, et commencèrent à sç^ntir.les ennuis d'opiner sans rallier à eux les suffrages, et de^ voir même leurs propositions exciter d'inâolents murmures. O'étsâit le coup de taojt pour.
a3o HÉMOIRES
de^hoiiimes vain^ et pendéreu^sr et bepéndant , quand je connpare leur pontion> à la* nriediio ; quand, je penàé. que . pendant trente Aeiii.j'aî }OUié à IViaaemblée néatîonale le rôle quHls i^^it supporté qn'iin moî» à peine aux Jacobins; que plus qu'eux, et pendant .tout ce temps ^ /^^ poui^sui^i jl'Qutrages par« cette prease dont je sollicitais la liberté illimitée (i); que ummi pa* rôles étaient ét<nifféès^i . et me», principea tta^* téfl d'insultes, u me semble que oes meettâurs ont montré .biep peu de conatâmce , . et que 'la mienne fut rare et d^e d'éloges.' Il nat Vrai quia le. peuple venait à moi, ets qu'il se rfMÂrait d^ux. . O
Le motif apparent qu'ils donnèrent k leur éclatante rupture fut la part prétendue que prirent les Jacobins aux. troubles de juillet 1791 . L'assemblée nationale tenait de rendre son àé^ eret sur le dépairt du roi ; la mollesse qu^eUe avait déployée n'était pas du goùt du peuple, et de violents murmures avaient accueilli dans notre société la nouvelle de cette décision. P»e«
(i) Voyez- aux pièces justificatives un des nombreux pâmpfrlétâl dont .Rot>es{)îerre fut Tôbjet , lettire Q'.
DE ROBfiSVIERRE. l3l
fîlan^habilemenl» dés dîsjposttion» du plus grand nombre <) Laclos ^dana un but «que j^ ne veux {HI6 qualiiSw^ mais qui njétait auHeBie'nt r^ubUcain ^ proposa une adresse contre le décret y et cette motto^ fut fake en des termes qui hii attirèrent 'rassentiment des auditeurs* Danton IHippuya avec sqn énergie ordinaire. Je parlai après lai, et loin de ioaie l^ûafier aller à* Veatr^
Aemeat de Ucircon/stance^ je demandai là rejet
de la proposition» fille fut iié^MMUoini Votée
dans /le tumoke. Toute la France sait fe restée
L(ç .Champ^e-^i:^ fut ensanglanté} uQ. grand
Aombre de * citoyens périrent ^ et coinme^ un
rempart. de fkang s^éleva entre te peupl^^t «es
principwxjnisigistrats. -.- .J '■:.
. Q!est daips: ces .^irQonstaaçed-iq[^0 Ito* dépecés
f^' sépacéorent de npua^ Si^membi^ d^ t'tesem-
blée pfif usèrent seul^ dç ^uscrire à cet acte d<^
làchef^-eit de perfidie n^tpeut-^rei» sans l'exèm-^
pie jtpi^ila donnèrent) sans le courage qu'ils iA-"
spirèrent aux citoyens i^ M ^tise nationale était^
«ille gravement fompromise* Ces six' membres
étaient Pétion, Buzot, Royez, Rœderer, An-
toine et moi. D^autrea vinrent bientôt nous re->
joindre : Salles ^ Gofpller^ Bontîdoux y Prieur, Vadier étaient de ce nombre.
Les députés qui avaient^^u le courage de rë* sister au coupable exemple ^de leurs çoUégtiès furent , conune on le peiise bien , Daaltraitésps^ les écrÎYains ipercenaires avec un acharnefiaent san$ «xéjnple; : Jb. crus^ que- de pareils afirbnts ne pouvaient' être impunément soufferts , et je me décidàîii publier m^a justification, que j^^dressaiàla France entière (i). Pétion imita mon exem-. pie, -et le peuple fût éclairé sur les sentiments
qui nous antnlaient , nous et no^ adversaires. '-^^ ■ ■ > " jp»
Aprèfs quelques tentatiVes de réunion , q^ f k morguç dos dissidents rendit inutiles , les Ja-1 cobtns changèrent de face. L'influence que H minçMritédc la gauche y avdit exercée jusqu'alors était feible, contrariée^ dégui'sée; elle tîevînt pleine. et agit à découvert. Quant aux dissidents, après quelques fanfaronnades , comme celle de se prétendra seuls amis de la censtitution , ils* se perdirent dans l^prll dti. peuple et protoquèrçnt son indignation. Rédims bientôt à s'ef-
{i) Adrçss'c de Robespierre imx Frawçais, Voyez deç exteaiU de cet ouvragé, lettre R.
facer de la scéiïc , ils survécurent à peine à Pas^ sétnblée constituante ^ et s'éteignirent dans }e
mépris.
Je n'entrerai point dans, le détail . circQnatan«r cié de mes |:pavaux aux Jacobins à cette époque ; ils . furent. . nombreux et applaudis ; pt*esqae toutes mes - opinions '. sur des matières importantes ont été imprimées par ordre de la société. Je prenais d'ailleurs la parole presqu'à toutes les séances, que je suivais très assidûment. Mon opinion sur la liberté de la presse fut vivement goûtée ; il .y avait là des esprits plus francs ,. plus attachés awt . principes , plus rigoureux s. dans racceptttion des condéqnencea^^ù'à l'assemblée nationale; la fuite du foi^ la isciâsion feuillantine, les questions constitutionnelles me fournirent le sujet de Diombreux discours (i). Mon in-* fluence prenait de-jour en jour racine , et c'est à mes travaux d'alorsque je dois.l'estime que les patriotes m'accordent aujourd'hui.
Je devais aussi <;ette -influence ~^au patronage constant que j'exerçais envers les citoyens per-*
('i) Voyez aux pièces justtficafdves lés.ft^agnîéhls de ses principaux' disocHtfa aux Jacobins, lettre S.
334 minouEs
sécutés, et an zète que je mettais ilesdéfendre. Danton , CamiBe et le boucher LegeAdre" l'éprouvèrent. Décrétés tous trois par suite des ^&einentsdirGfaampHie-MaP8,îl»ft'Milre«sèfeiit il moi, -et je ne demeurai pas inactif. GriMi mes soins^ Os purept Npàraitre ; te décret tancé contré eax , qui n'arait.été qu'ub lâefae snbler- Aige peur leur interdire Pentrée des assemblées élèctorates , demeura sans exéfcùtidD A tomba dans l'oubli. '
Cte I^nton, qui se fait distinguer aujonnThui pariai les plus ardents partisans du r^meptvpulàire, commençait alors itdéptoyer cette étutrgie et cette ardeur qui lui sont propréar. ^Trop rade mèftte pour lesïaco^îïia^-où la présèncedes députés et des- écrivains lès fiûi distingués avait habitué lesesprita à ùnepolitesseét SiOne réserve d» langage qu'il dédaignait f il fréquentait de préférence le club desCordeliers, dont il était, avec Camille, l'un des fondateurs. C'était là qiie, se nUiiii-ssaientlés patriotes les plus eîtal- ;P6s>.xjiins'Uélâb3ctueI des choses , il n'y a point de (larigeri'à.Tiac pareille réunion : la cause populaire l'empoftl^'flât^arat lui-même. n<jfa^rout;'.
lyfi j!ioBCSPIEbRE . 23^
la'compromett^e. Bten ptus y au moment on les ifitriguès <fe côur oMîgeront le peuple à agir , (D& foyer permanent tfîhsurréçtîdns aura son «tUitë; mais qiianii rassemblée constituante sob- Isistait eneorè,' quand sa faiblesse faisàk craindre ckaqtte-j6ttr.de voii^ la éatrse nationale iiarcrifiéè, une société composée d^bomnfes aussi' fougueux ne |H)uyait être que dangereuse, fifeufeusemem pour là liberté' qu'elle sait se défendre aussi bien de sés^uoHsque de ses eii ûèmis; I! y àunb^ sens danà lé peuple ^ quine lui foit iqpplaudit^ et 'approuver que ce qtii tend^ à* son biéil«^i^. 1res
Jacobins servaient mieux k pays qti^les Oôrde*
Kers ;;^ aussi les Jai3obins avaientr-fléune im^ gueuse infiueÀeè V et cella dés Gk>rd^li<^ était*^ eHe i^ peu prés nûtte.- .;
'■ Où à ireproehé àDantpn , et o» reprdcbe^hii est encore "^fait anjourd'hui'^ de cacher sons le hiàsqtie du i^atriotismQ, un feinft .""^^^dlibitidn
^'':;f0.)à''Ai^ de'la maison régnant^ : on a cru
Voir uiie preuve de ce fait dans' f appui qu'il prêta à Laclos^ . agent avoué de or prince ;, lors de la fameuse pétition^ On a pàHrlé aussi- d*af-.
a36 MÉMOIRES' .
gent donné , de dettes payées , de corruption , enfin.... ces allégations ont toiqpurs un^çaractére f&cheux pour l'homme que sa position met en évidence. Dans une révolution ^ le pire des vices ;^ q'est Tampur de Targent, car il^mèt eh doute le sentiment par lequel on agit syrles autres, la conviction. Par malheur, le peujde moralité de Danton est reconnu ; mais je le disaveC'Confiance: que cet homme* prenlie de touteamains , pour répandre avec prodigalité ; qu'on croie Tacheter , parce qu'on l'a payé ; qu'il jette m^me à cas. corrupteurs des promesses ^opable? , il A'en restera pas moins invariablement attaché au parti du peuple, et se rira d'avoir pris pour dupes des gens habitjués à en faire ; j'en ai pour garant le caractère entier de .sa personne et de son esprit, qui semble jeté. dans le moule des. tribuns ; j*en ai po.ur garant pncore l'amitié dévouée que lui porte Camille, l'hoiïiïn^ le plus naïvement/ att^é au peuple que je
connaisse^ . *
Parmi ceux de mes collègues qui partagèrent avec moi la gloire d'une lutte de deux -années , Pétion et'Buzot sont ceux que leurs t^ents et
leur constance ont te plu^ signalés à Fa reconnaissance publique. On remarquait' dans l'un
'■ ■ . • • ' et dans Pautre une grande solidité ] de raisonnement^ qui tenait autant aamoina à la bonté de la cause qu'ils défendaient qu'à la justesse de leur esprit» Buzpt Vest presque feiit oublier dans ses fonctions obscures de vice^président du tribunal criminel. Pétion , au eotitiraifie , èlst aujourd'hui à l'apogée de sa glpîi^cr ; niàire de Pari» , entouré de la JaveUr du peuplé eft de là conHudération de l'assemblée, il est' dans une position propre à faire naître de coupable» |)ènsées,' J'ignore le sort que l'avenir ïui destin^ ; m^is placé, pendant deux années dans son. ihtimité , j'ai connu à fond son cistractèré ': tel qu'il est, je h'ien crains point de mal, et je n'en augure pas' dé bien/ On a cotririféncé ces jourb derniers (malgré le respect que l'on doit au maire de Paris) à rire tout bas de la bonhomie iâvee laquelle il s'était laissé enferiper une journée ehtière aux Tuileries ,*pôur y recevoir les derniers soufflets que distribuera Paristocratie; mais pour le moment , ne voyons dans Pétion que le député à l'assemblée constituante , c'est le titre qui
2âB r MÉMOIRES
lui fait le jplua d'honneur , et il suiEt pour qyu^ $on liom soit conservé. par Thigitoire.. ,.
Safts afficher ici urne fausse modostm ^ jef^uis dire qu^ mes travaux ^ pendant toute le^ durée de ra^seinblée , méritejat.bien dé figurer à côté
de ceux de Pétiop. Comme, l^i-^ j'avais i^eçu du
peuple iine-édata9te jçoarque d'estime , lors- <]ue je fus porté* par son libre suQr jfge •. aux ipnctions d-a<:qusateur public (l) y fonctions que j'ai dû, résigner depuis <) ainsi, qile je 1'^- .pliqueiraîen'tèmps jbt lieu. ^^-.Ù
L'influence dont je jouissais aux Jacobins é^^it alors au moins la sienne; aujourd'hui la balance est toute de liion côté . et Pétion se perdra du jour où il s'attaquera à moi.
Je reçus vers la fin de la session de nom^breuses marques d'estime de la part de çieç concitoyens. Le titre d^incomcptibiç^ que le peuple ajouta à mon nom^ fut pour- moi la plus touclpi^te récompense de ijaes: travaux. Une qualification pareille est à la fois un hommage et une garantie d'avenir. Le peuple, en proclar
(i)Le I9)uitti79i.
DE ROBBSPfEUll^. ^ig
Ddanl qu^ la corruption ne pouvait ftppirodber de moi, recoDipaissait qulîl.pi^u'vâitse çotKfiôr à ma p^grofe' et la.ifuivre.
Au milieu des téiuoignages de $atift£aotioii qui m'étaient adressé^f^ il en . était que J'âo^ cueillis ^v^ une vjve joie» d'^utres^^-^u contraire^ par T^a^atie^ de liMu* fotiiiè et lia jaiaiserie de leur ; c^pCémi ^ étaient ^de oalaire à provoquer 1^ Hre o« Je, dégoûta Gépeioidânt je.
m'însôîtaient ; il ne faut point rebuter l'enthoiiiîâ5nntïe ^ left effaroucher lé patriolîsiri'e sous'quel-? que forme e^^trayagante qu'il se. produi^e^.Aîhsi^ je finÀ un sérieu:i imperturbable te jour 6ù
Chabot tint dire k la tribune, d^s Jacobins :
(( L'énergie dés département^estàsoiioûi»ble<, a eUe ya jusqu^à baptiser les enfants' sotis lés « noms des BUzot, dest^étion, des Robespierre. a Cèst un ffiit que je puis vqus atteftter^ g^^è j^'en •a M baptisé un moi^mém-edont les parents don-
i( néféftt éè dernier nom, si cher ^\jl% patriotes
:(( purs et dfésîntéresséa. ))
l^étais h b séance ^ et je ne dis tnot. MaiÀ depuis ce tenlps j'ai àuiyi avec attentiqn la car-
^4^ MÉMOmES
rière. législative de Chabot :. c'est un brouillon et un fou Bans talents; Quelle différence entre l'extravagant ^thousiasme de det abbé remuant et l'esprit rigide, la majestueuse simplicité de Grégoire, mon ancien collègue! *'
Un autre ecclésiastique, ami de Barrère qui lui avait -fàijt àvoar un évéçhé, fut encore plus basseikient flatteur-c il m'éerivit pour me téirioi^ gner combien il serait heureux s' il pouvait mé^ riterUsumom glorUux de petit Rùbefpièrre(i).
(i) Tœmé, évéque de Bourges. Voici le début. de sa lettre : .
«^ fanmôrlel delensfeiû: des dtoits du peuple, ^ai reçu, j'ai Ivi avec enthousû^sme vQbce lettre adressée aux Fran^ çais. Hélas-! vous vous êtes rendu plus blanc que la neige aux yeux mSnies les plus fascinés par Teffet de la cabale et de rinlr^e } mais malgré cela vous avez la douleur de yoir tou^ le» jours la nation, votre malheureux tJient, peidre quelques uns de ses droits impérissables par quel- ^[ue nouveau décret. Quand donc cette assemblée, partie oorroÉipue, partie'aveaglée, fiiiira-t'^Ue d'en rendre et de £iire £nssonner;^âu seul nom de décret nouveau', tous les bons citoyens du royaume? Oh ! si j'étais député i la nouvelle législature ^ comme j'obseryèrais vos traces pour y marcher fidèlement ! combien-jé serais heureux si je pouvais y mériter le glorieux surnom de petk Robespierre I Je le mérite d'avance, un peu par la conformité de tous, oui , de tous vos principes avec les miens , depuis le com-
DB ROBESPIERRE. a/^l
Le plat valet croyait qu'il fallait employer avec les hommes nouveaux de la révolution , les mêmes formules d'adulation qu'il adressaitjadisà M. de Jarente, pour escroquer des bénéfices. Il fait aujourd'hui partie de l'assemblée.
Je vais continuer le récit de ma vie , qui, depuis l'expiration de l'assemblée constituante , s'est écoulée ou dans le cercle restreint de mes «relations privées , ou dans les travaux du club des Jacobins, qui devenait dejouren jour plus influent et rivalisait avec l'assemblée nationale.
mencement de L'assemblée nationale jusqu'au jour où vous venez de combattre pour sauver, avec la liberté de la presse, celle de la nation. Le décret que vous n'avez pu empêcher me fait grincer des dents , etc. »