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de disposition à vous alarmer^ ai ce tnèuie dé^ crét du marc d'argent avait obtenu votre «uf^ frage^ n'est-ce pa» moi qui pèurcaid dire que vous êtes en contradiction avec voiis^ménie, et qui aurais le droit de m'ëtonner que les excès ^ votre zèlb se fassefnt reiïiarquer préciséoient au moment où il s'agit d^assurer à des représen^ tants^' et même sans aucune exception 4 là per^ spectite d'une réélection éternelle. Laissez donc oettd extrême déltcatesse de principes^ et eiia^ minonis sans partialité le véritable point de la gestion ^ qui consiste à savoir si la réél^ibiltté esl propre ou non à assurer au peuple de bons représentants. L'expérience a toujours prouvé qu'autant les peuples sont indolents ou faciles à %romper^ autant ceux qui les gouvernent sont habiles et actifs à étendrfe leur pouvoir etàop* primer la liberté publique. Dé là les magistra-4tuhes électives sont devenues perpétuelles et ensuite héréditaires. Unevloi prohibîtivè^de la réélectitm estléjUlus sur moyen de conserver là liberté. Il faut que les législateurs se trouvent dans la situation qui ^confond Je plus leur inté-^ rèt et leur v«u personnel avec celui Al peuple ;
RACES JCSlYFiCÂ'mrfie. $39
or^p^tir cc^la ii ^ iest néceismire qti^ ^onrmi ils
k' plaùe des siiilples citoyens^ et dites Job -^uî VOUS' mineriez tmeux recê^oir^des iol3^ OM/de celui i^i issit 6Ûr de n^étre IbientÔt pius qti'«ii jei^ toyefi, -ou de <5éhii^i tient ei^core à sam pcm>- •«bir^r PespérafiGe de le perpétuer. Vous dites que leMcorps législdfïîf^sei^^tf^p fâiblepo^ser-^éçts^ter àfafopced*ipouvoîr'exëoii^if; mais la véri*ti^e'fevtse du eorps' législatif tient à la <t6U6tti^<^ tiou s«r laqiielle il^est fondé , à la piftissatioe ^ k iâ vc>l€i«lté de la natipii qu^il repi^etote^^t q«4 4e regarde en lài^méme 'Comme le boulevart «lé^ oes^ire de la liberté publique. Le pouvoir di|i oe<rps>l^isiadif est immense par sa>natur« mémer; ilieist assurépar sa permanenoè ^ par la faculté^; fi'asseaabler sans eonviocation^ et par la loiqdî vefusevaàU'roi celui dele dissoudre. -i
MiÂs ¥bu5 u'knagioez /pas , dites^vous^ corn'ment le ip^isYoir isKécutif ipourrak concevoir l^tdfée^ ^duire^Aes luem^esçlu oorps Jégisla-^ i^iif , detpuis 'qu'il i>e ^peut phis les appeler au Àni^ iiistàre. lé rouj^iirais *dei. tous dire qujile&îste ^l^ftfAnep moyens de cor»upèion ; imaîs^îe paur^
rais au moins demander si ces places que Fon . ne peut obtenir pour soi, on ne peut pas les détourner sur ses amis ^ sur ses proches, sur son père , sur son fik 7 si le crédit d'uii ministre est enrièreinent inutile? s'il est impossible i\m des membres du corps législatif régnenten effet sous son nom^ et ({uUls fassent une e^^pièce d^échange de leur crédit et de leur pouYoir? sll est impossible qu'ils espèrent être portés à la législature par lé parti et par l'influence que le pouvoir exécutif, peut avoir dans les assemblées électorales 7 II est vrs^i que vous supposes toujours que ceux qui seront réélus seront toujours les plus zélés et les plus sincères défenseurs de la patrie. Vous oubliez donc que vous avez dit vous-même, qu'un mot dit à propos lève tous les doutes sur le patriotisme d'un homme; vous croyez à l'impuissance de l'intrigue et du charlatanisme ; vous croyez au discernement parfait, à l'impartialité absolue de ceux qui choisiront pour le peuple; vous ignorez qu'il existe un art de s'abandonner toujours au cours de l'opinion du moment , en évitant soigneusement de la heurter pour servir le peuple,
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et qu'ainsi l'intrigant souple et ambitieux lutte souvent a'vec avantage coâtre le citoyen modeste et incorruptible,... Voyez les représeutants du peuple détournés du grand-objet de leur mission , changés en autant do rivaux ^ diyisés par la jalousie , par l'intrigue , occupés presque uniquement k se supplanter , à se déceler les uns les autres dans l'opinion de leurs concitoyens. tIecoonaissez-Tous là des législateurs , des dépositaires du' bonbeur du peuple? Ces peiboTiteuses dépraveront les mœurs pu- • en même temps qu'elles dégraderont la
iS^des lois Jr m'étonne doncde l'extrême
frention que l'un des préopinant5,M. Diiport,
i contre une législature dont les mern-
«•raient pas être réélus, quand il a pro-
îloieraientleurtemps qu'à deux
listres et !i plaider la cause
- • Jllscùcrtpel'lntérêtgénéi'al île
I intérêts de département ,
nconvénient, et même
QVe, n'existait que daos
aux ministres , .s'ils
■Crait au moins qu'ils
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ne leur seraient point asservis ^ et .dieat beau* coup, ie suis jperstiadé qcie nous anipliMWons notre, temps à quelque chose dk HHeoi» €fà^mih dire dies . ministresi saa^ nécessité^ e& k parisf des aâaires de nos dépaitements ; et je suie ee»* vaincu y au surpLofs^ que le déicret deiiûdi, quoi qu^on paisse dire ^ n a pas affaibli PirfiBifi de la nation pour sesr rèpfésentantS' actuék».
On a fait une autre objection qui ne me parait pas plus raisonnable, lorsqu'on adic què^ sans Fespoir de la rééligibilité ^ on ne trouverak pas dans les vingts-cinq millions. d'hommes qui petH plent la France, des hommes digneti de la législatui^e. Ce qui me parait évident, c'est que s'opposer à la réélection est le- véritable moyen de bien composer la législature. -^Quel est le motif qui doit appeler, qui peut appeler un citoyen vertueux à désirer ou à accepter cet honneùrif Sont-ce les richesses^, Te désir de dominer ^ et l'amour du pouvoir? non* Je* n'en connais que deux : le désir de servir sa patrie ; le second, qui est naturellement uni à celui-là, c'est l'amour de la véritable gloire, celle qui consiste non dans l'éclat des dignités, ni dans le faste d'une
grande foiiuue, maU dans 1q bo^keup de mér'llcv ^ fe respoa o^ f admii'aitian dç ses sMablables ^ jpar de& talents et par des vertus.
Deux années .de travaux suffisent à ^^ett^ ndbite anibttion. Une retraite de deux ans sera néoeaaaire^i Thomine le plus ^daîré pour méditer aup les'prbicipes de la législation avec pkis de pr^l-^ fondeur qu'on ne peut^ le faire au milieu idtir tourbillon dot aifaireS) et surtout pour refi^eor dr^ cegojitt d'égalitfé qiie Top perd aisément dans les grandes places. Laisser se répandre L^s principes' du droit public et s'établir la t^our velle cgyastitution ,.,et v^s verree naître une foule d'bomn^es qui développeront ua caractère et des talent». Croyez,^ dès à présent^ qu'il existe dan^ cjbaque contrée de P^mpire des phares à^ famille qui viendront volontiers remplir le mir nistére d^ i^islateurs^ pour assurer à leurs en^ faiMs^ das moeurs, une patrie ^ le bonheur et la liberté des citoyens j qui se dévoueront volontiers. pendant deux ans au bonheur de servir leurs concitoyens et de secourir les opprimés } Ai ù ypu^ avez tant de peine à. croire ^J^pi^ vertu,, croyez, du nwins.àramour-proprej croyez que
chez une nation qui n'est pas tout-à-fait ^tupide et abrutie V un graiid nombre peut-être. sera, naturellement jaloux d'obtenir le plust glorieux témoignage de la confiance publique. Vo^ulexvous me parler àe ces hommes que le géxriede l'intrigue poussé dans une carrière, que lè'.seul génie de Fhûmanité devrait ouvrir? voulez-^rons dire qu'ils fuiront la législature , si l'appât de la réélection ne les y attire? Tant mieux! ils ne troubleront pas le bonheur public jpar leursinti;igues, et la vertu modeste recevra le prix quHls
lui auraient enlevé
Quand vous avez pensé qjie la législature qui, après vous, devait être la plus surchargée d'affairèà, pouvait se passer de votre secours, et être entièrement composée de nouveaux individus, vous croiriez que les législatures suivanties auront besoin die transmettre à celles qui vieùdront aprèàr elles, des guides, des Nestors politiques, dans .les temps où toutes les parties du gouvernement seront plus simplifiées et plus solide* merït^ermies. On a voulu fixer votre attention sur de certains détails de finance, d'admiiiistration* ^ cpmme si les législatures , par le cours na«
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turel des chaseS). ne 'devaient pas voir dans leur «eindecT hommes ins(truits-dans Fadmipistrâh tion^dansla finaiiceyet présenter une diversité infinie de connaissances^ dé talents en «tout genre. Comment croire à cette effroyable piénurie d'hommes éclairés ,^ puisqii'après çhaqUe législature on pourra choisir les membres de celle qui l'avaient précédée. Les partisans les plus zélés tte la réélection peuvent se ràsscrtrer^ sMls se croyaient absolument nécessaires au 'sàlut public; dans deux ans ils pourront être les orne^ ments et les oracles de la législature*. «.Pour moi, indépendamment de toutes les raisons que j'ai déduites, et de celles que je pourrais ajouter, un fait . particulier me rassure; c'est que les ' mêmes personnes qui nous ont dit : Tout est perdu si on ne réélit pas', disaient aussi, le jour du décret qui nous interdit l^entrée du ininistére : Tout est perdu; la liberté dti peuple est violée, la constitution est détruite; je me rassure, dîs-je, parce que je crois que la France peut subsister, quoique quelques un» d'entre nous ne soient ni législatleurs ni ministres. Je ne crois- pas que l'ordre social soit, désorganisé.
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comme on Va, dit ^ précisément parce, que Tiih corruptibilit^é des représentants du peuple aéra garantie par des lois sages. Ce n'est pa^ que je ne puisse concevoir aussi de certain eis akurmes d'un autre genre, J'oserais naâme dire que tel <fi$cour$ véhément , -dont Pimpreaaioa fut or» donnée hier^ est lui-même un danger. A IMeu Be plaise que ce qui n'est point relatif a Pintérét public soit ici Tpbjet d'une de mes pensées; aussi suis-je bien loin de juger sévèrement cette longue merfairiale prononcée contre l'aasemblée nationale , le lendemain du jour où elle a rendu un décret qui l'honora 7 J3t tous ces anatbémes lancés du haut de la tribune contre toute doctrine qui n'est pas celle du professeur; mais si en même temps qu'on prévoit, qu'on annonce des troubles prochains; en même temps que l'on en voit les causes dans cette lutte continuelle des faction^k diverses, et dans d'au^tres circon^ stances que l'on connaît très bien , on s'étudiait à les attribuer d'avance à l'assemblée nationale, au décret' qu'elle vient de rendre , on cherchait d'avance à se mettre à part ,^ ne me serait-il pas^ permis de m'affliger d'une telle conduite, et
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d'être trop C0D.vaincu;de ce que l'on ax»ait veulu prouver^ que lalibené serait ea effet meMteée. Jtfâift je ne veux pas aiQ^ittêiae wivifa Pexea^ pte isfxe je désapprouve y ^ âv^nt Vattention <k rassemblée-sor un épisode ploAS long que Vobj<;l de la discussion. J'en ai dit a»ae2> pour prp^ver que si les dangers de la patrie étaient- mis une fois à Tordre #1 jour, j'aurais aussi beaucoup de choses à dire ; au reste,, le remède contre ces dangers , de quelque part qu'ils viennent , c'est voire prévoyance, c'est votre sagesse, votre fermeté. Dans tous les cas nous saurons consommer, s'il le faut , le sacrifice que nous avons plus d'une fois offert à la p^tnie. Nous passerons, les cabales des ennemis passeront; les bonnes lois, le peuple, la liberté resteront! ...
Je dois ajouter une dernière, observation; c'est que le déci^et que vous avez rendu lundi , et les principes que j'ai développés, limitent encore toute réélection immédiate d'une législature à l'autre. Ce qui me porte à faire cette observation, c'est que je sais que l'oij proposera de réélire au moins pour une législature, parce que, pourvu que les opinions soient partagées ,
on se laisse facilençient entraîner à ces termes moyens qui. participent presque toujours des inconvénients des deux termes opposés. Je démande que les membres des assemblées t^islatives ne puissent être réélus qu'après l'intervalle d'une l^islature.
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K, page i8i.