DES* OFFICIERS
10 juin 1791.
Au milieu des ruines de toutes les aristocraties, quelle est . cette puissance qui seule élèye encore un front auda^eieux» et menaçant? Voim avez reconstitué toutes les. fonctions publiques suivant lea principes de la liberté et de l'égalité , et vqus (Conservez un corps de. fonctionnaires publics armés , créé par le despotisme*, dont la constitution, est fondée sur les maximes les^^us extravagsoites du despotisme et .de Taristocratie, quiest à la^foisr Fappui et l'instrument du despotisme , le triomphe, d^ Far istocratie , le démenti Iç plus formel de la constitution ^
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et Finsulte la plus révoltante à la dignité du pèaple.
Les officiers ne tous monti^ent-ils pas sans cesse , d'un côté ^ le monarcjue dont ils prétendent défdndl'e U tàùs» cMl^ë U p^ple ; de l'autre , les armées étrangères , dont ils vous menacent I en métHé temps qu'ils s'efforcent de dissoudre ou de séduire la vôtre? et vous croyez qu'il vous soit permis de les conserver? Que dis-je? vous-mêmes vous semblaz croire à la possibilité d'une ligue des despotes de l'Europe lôobtre toti*e c?!>nstitatibn , von» aVes paru quelquefois même prendre des mesures pour prévenir des attaques prochaines : or ^ n^8t41 pas ti^op absurde que vous mettiez préciséndent au nombre de ces miisures celle de laisser votre armée entre les mains des ennemis déclarés <)0 notre constitution ?
JèHroagicaîs de proni ver plus longtemps que le liceiicietnent des offîciers^e l'armée est commandé par la néoessité la plus impérieuse.. «w
Les soldats ) en général, ne se sotfit signalés
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que par leur douceul* à suppaiter les injustices les plus atroces, à respecter la discipline et ses lois , en dépit de leurs chefs ; ils ont présenté le contraste étonnant d'une force immense et d'une patience sai^tk borne. Par quelle étrange fatalité les idée» l^rplos simples sont-elles aujourd'hui confondues parmi nous ? On souffre paisiblement que lesoffiçiers violent ^ outragent publiquement l^s lois et la constitution , et on exige des inférieurs avec une rigueur impitoyable, le respect le plus profond, la soumission la plus aveugle et la plus illimitée pour ces mêmes officiers. On s'indigne d^un mouvement, d'un symptôme de vie échappé à l'impatience , et provoqué par un sentiment louable et généreux , et l'on peint l'armée tout entière comme une borde de brigands indisci))Iinés ! Pourquoi vous obatiiierli lier des guerriers fidèles à des chefs '<vévoltés ?
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DE M. DE ROBIBSPIERRE