‹ Mémoires authentiques de Maximilien de RobespierreChapitre 43 sur 49 · II · texte numérisé non relu

II

4 iè Mck^ foMitcitt^i,

W ^àûntiïbi éliis-iilèmé : qiïàhd je dis ëDeiiïëiûé^ jé m^éipïîqiié ; c^st-^-dîré par aeà ré- ^r^Sjèntâbts fîdéleé éi scrupuleux cohuné nous, l^ài^ exemple^ et puiS) ce qui augmëjéité sôiierfêiÛ;^^ i^^ son malheùf ) c'est; ce roi Loiiis XVI qiil nè^ut que là paix et lé bonheur de ses sujets ^ qui se sacrifie chaiqué jôiii% et^îibcilé a nos Vôiôniéà) né àè làé^ëfas (l'étré notre priàôi)filet 4 Ah ! ^% ettf f)û à^nlhûyër lin isÉomént âti talliéù àé ioii 'peuple , â^il èti pu <x>nuhèttré c(il«lqûe &ute^ ou séùléméht suivre les âVJs que tiéUà Itii falsioils (iôniiér si chàrïtablémèiii! iiiàiè tioh, opiifiÀtrè à rester àà mUièii dé ses sujets, il est entiche dé cette mâlinié bbiii^eoise , ijti'btt nfe peut êti^é tniéiix qu^uu sein de sajà^ rAiUê. Eh vain, pour préparai^ un cohtre-poids fcéritré de telles iPadàiées qui sont d'un dangereux é:iejiiplé, et qui s'àbdréditént trop dans ce pays, âtiôiis^ôus irigéhieùâéineht trouvé lê moyen dé faire croître et multiplier notre heureuse société des àmisdela constitution; éh taiii hoùssonimésnous efforcés par ce moyen innocent d'échauffer le^ têtes et de préparer ces pauvres éstomabs monarcfuques a un plat de mmocràm de notre

1>tÈt:£2$ ItfÔtlFiCATlVÉs. 4*5

ïà(:dn^ à dn çicHip cf éclat pbm ià\A dire; ëh f aiii âVoiîS-notis établi dans tdntéë les prfnctjJiâlèsi tilles dii i*oyamne, ihêtnè leibôUrgs, vîlfegéi et hàmeaùi^ dés thés jacobins ; en vàlh sbinfnes'^noiis {iârTenU^v ^^^ ^^^ P^i^l^ ^^pén^^ àrettdré tidttèéfe* péi'e, gï^fll^êrd, àiéul, bisàiéul, itiénfe trisaïeul^ et k établir Uli'e corrêSpéndaiite feecféte et bîéh nécessaire à nds jgfraiid^ projfett ; eh Vain atons-ncarus marié dans cette capitale Quarante- Huit cktbirumdc^ n6s \chers éilfaiits ^ âtêc qùarantè-huit secttoiîs de la Tilléy Héh v^à pu nous réussir; la chtbinomànîe est bieii éh vogtiè , màîS elle lie i*ép6hil pas à nos vues, et liatré mîsére augmente avec ntÀièe famille. O destîh ! peUx-tti ainsi te jôùér de ceux ijui ëspêrâîettt te fixer? Pour moi^ sî je croyais encore atix sàintà, je votlii (Jiî'srîà ^ue l'un d'eux véiîlë sur li ^t'rànce, et Votts dëihdiideràis erisùîte auquel hôUà devttii^ ncttlfe vouer ; car tous hos projets nOn seulemetit âotit manques^ mais ëiijcore Sont découverts, et nous mëttétit daïià une èitUàtioh daiigeretkse', cbrtitne J^àî éû PhonnéUr xle Vdùi te dire. Cette paalheureuse affaire de pinùehFtêi, t^àfr exemple , nous a pëtdtis pdBr

. ^jj wiLâi . v/i. Cl ad- iL#Li.- ti • u'Jiaii..^ -et non

y,;li-t !• ' LiUUi' v.\.iUl^»*'Ullii.*r- COlllllit TO

'« '-.'VA' >Ji*w*» •-•-viU».'-;' ifc r -eff EaieroEt

«il. viiU <1». v^uc ioîic f.4: tdî>ike:2iu.. Ces: a

iii.iinit.ii.iiii a |*c«i.i fiàii^ sfjit'^ «ac'ess

ii4ii)iii.i li.i |ilub t'iiiivciiatile?! ou pom a!

i. ut il i|iU luil (loâ |ii-o^i'iS.*i uilrayants. ou

. .. . ui. :iu iLiii.^ un (kurl assuré à l'abri d

^.,. ^ a.»i 4^v*a ijui Ac txtnbrunit parait

:\..... i^'ito lualhour^ mes fr

..v>.. *. :^.k: 'oioti i^louce con

*i i***v -•>ft.''>,"i*7î€V puiv oc sans t<

, . >.j^.<.' :i^x ollbrts, un peuple aveu

i.ici».' la |>ai.\ et le bonlirur du gouverne;

>'uit iiiuiioique bienfaisant aux agitations a

jlc-. J'uu gouvernement républicain, agita

^ijc l'oa uomme mal à propos anarchie ei

yuuiun, ce peuple a prouvé QS^jkiJÙa^

1,'iiUiO faite pour la liberté^ in|

^viU) suivant le grand Roi

^^1 qu^il mourrait esclave, el

PIÈenS JUSTIFICATIVES. 4*''

res, nous avons eu tort de nous adresser et'dë montrer nos talents à des hoiDiues TncapaBles de les apprécier.

Amon égard, mes frères, jèvous annonce que, népour la liberté, qui mi'enflamme de plus , en plus , je sera! toujours son plus ardent défenseur. Cette noble passion est héréditaire à ma famille; elle circule dans mes veines*, et Robert-Pierre Damiens , mon chergrand-oncle, qui a succombé aous les coups du despotisme, vous atteste que je suis né d'tin sang qui totijours coula pour la cause de la liberté. Tels sont mes titres de famille, et j'ai si bien profité, que dans ma jeunesse , je ne voulais rien ifàtre de ce qui m'était ordonné , le tout pour user de mes droits imprescriptibles ; et depuis 'j'aF ramené la mode fort en vogue de jouer du roi détrôné. Mes plaisirs et nteâ occupations étalent consacrés au culte de l'immortelle déesse. Pardonnez ce- détail , mais il était nécessaire pour 1 Tft«i?i ajouter que , d'après de tels principes , il (l'était impossible de vivf e , de respirer plus [^témps sur une terre esclave , qui préfère jHe bonheur au pbis Saint des devoirs ,

A22 PI£C£9 justifiçautb^*

à l'insurrection. Je vous prie' , mes frères , de recevoir ma démission ; je vaiâ chercher sur d'autres terres la divinité que Pon e^ite si crue|tendent d^ la nôtre^ car c'eat chasser la lihftrté que d^ médire d^ çl^fa des Jacobins; et. si j> ne peux dans d'autre^ pays trouver la fugîtÎYe déesse ^ j^irai Tattendr^ dans quelqiie dé^rt d^ PArabie hei^rquse. Là, messieurs ^ traiiqfuîllf i, si je verse des larmes sur i|ia patrie , ce sçfa^d^y avoir laissé d'aossi braves gens que' yousi , p% îfi peu faits pour l'habiter ; et mon autre regret ^ ce sera de ne pouvpir établir dans m^s nouvelles contrées un club de Jacobins , sans lequel , je le senr, il ne p^i^t e^^ister de parfait boinheur.

Puisse l'Être él;ernel écouter la prière que je lui adresse ! 1^1 toi^ si tu n'es pas, un despote^ punis ce peuple qui méprise et chasse la société la odieux assortie et la plus honnête , h club des Jacobins ; fais-|e mourir dians ^e repos ennuyeux et la pai]^ insipide , et établis dans (pi^ paradis ce club s; maltraité des faibles huno^iqs.

L'assemblée, la matière mise en délibéra,tiQn>

' a arrêté , à l'unani^iité , de voter des çenaercîr

men^s au frèr(^ Çp^xespi^rre sur spxi zèle^

PIÈCES JUSTIFICATIYfiSi. i^^

ainsi que des regrets ; a refusé sa démilssion ^ et a arrêté, en outre , d'envoyer MM. Danton^ dans toutes les maisons de jeu, Barnave chez, tous les tueurs et assommeurs, bouchers et autres états sanguinaire^ ejjL Jiaiâeth au faubourg Saint-Antoine , pour sonner l'alarme et prouver que la ps^tf i^ ^ tp ^^f^i ^ que4'état y comme un cprps sans ame , ne pourrait plu3 subsister , si le club des }acobins était détruit ; a autorisé eu pt^re^^ssiei^rs 1^^. commissaires ctiF^lessus dénommés à faire briller et répandre adroitement , suivant l'usage , Péloquence monnoyée , le tout pour le bonheur de la constitu-^

tlOUp

ili>i-»"»-»r»rfc'»>'>f>i'» -»i-fcmr»i^'*'>"^'^i'^'^^i'^~*>^~""

Page 1