I 2 MEMOIRES
leurs (le Sorbonne* L'abbé Gouttes, Martineau, Camus, étaient les membres les plus actifs de ce comité janséniste.
Je pris une part très active à la discussion. Je réclamai' la suppression de toutes les fonctions de luxe, telles que celles des cardinaux et des archevêque-^. Je voulusque le régime ecclésiastique fût réduitauitévéques, curés et vicaires, comme seuls 'utiles à l'apostolat, et que le peuple enliér fût appelé à les élire. Je m'opposai dans l'examen des articles à la proposition d'augmenter les traitements fixés par le comitér pour les* dignitaires ecclésiastiques, et j'en réclamai au contraire là réduction.. Je parlai en faveur des ecclésiastiques septuagénaires, et je sollicitai la bienveillance de l'assemblée en faveur de
ceux d'enti'^e eux qui n'avaient ni bénéfices ni pensions (i). .
Mais une autre question, d'un ordre bien plus élevé jcjue ces petites discussions d'argent , mé-
ritait de fixer l'attention d'une assemblée régé-
(i) Voyez aux pièces justificatives des extraits des prin- • cipaux discours de l'auteur sur les matières ecclésiastiques, lettre E. .
DE nODESPIERRE. I l3
nératrice, c'était celle du mariage des prêtres. Comme j'avais adopté pour règle de conduite de ne rien daçher à l'assemblée de ce que je croyais pouvoir être dit dans les limites de mon mandat et dans l'intérêt du pays '., je montai à la tribune dans l'intention d'indiqueret de traiter cette grave matière. Je n'igaorais pas que j'allais soulever l'indignation du côté droit , et provoquer des mouvements et des cris dà fureur. Mais habitué que j'étais à ces orages ^ j'en faisais peu de compte , et je croyais obtenir au moins lAi intérêt de curiosité de la part de U majorité de. l'assemblée : il n'en fut pas ainsi ; à peine eus-je prononcé ces mdts^, Je vais vous parler du mariage des prêtres^ qu'une désapprobation à peu près unanime vint couvrir ma voix et engager le président à me retirer la parole. Alors , comme en d'autres circonstances , je dus céder à la force. * >
Ce n'était pas cependant une question tellement extraordinaire , que l'assemblée dût se dispenser d'entendre mes déveîoppements ; elle était la matière des méditations d'un grand
nombre d'ecclésiastiques dignesde la plusgrande II. • 8 ••
tf4 mtMoinHn
cêiiitw ^ ci jit fi^aurufA pfl» on ih poifio II prouti^ que C0 n^éiMi pàê \h uniquement nn point ée dim^îpWne \titérlMre^ otqtiele lêgtêlâUiuf n^tAi la plu» grilfid ifitéréi ài^ftt occuper «
Me» idée» Vêtaient pontée* mr eeê nitfliérai pfir Auité d\ine eonter»âtiofi Approfondie que j^/iv«U eue fltec un prêtre re/ipect«hle^ mon eom» patriote ^ âlor» etttfché eomme tic^ire & une dm» riire» d^Aniien». L*«bbé Lefetz ( c^e/rt wn ifom) m^flYflît f«ït promettre de propo/ier une motiOA dfln» r>e »en» li VmtmnhUe* Void I» lettre qtill m^ateitéerite k ce nujet. Je Vnt connentie oomiAe une pièce digne dlntérét*
i4 Connai»»ant votre emour poiir le bien ^ et nâhérant êênn rr9»triction k y on principe»^ je prende fltec confiance h respect ueune liberté de ifottn rappeler la prome»»c qtie rou» m^WM iHilennellement faite il y a quelque temp»«
(( CJcêi du mariage de» prêtre» dont j'ai IHion* neui* de rou» parler^ nion»ieur; tou» le» bomme» jflige» et »en»é» le demandent /i haut» cri»^ et 1ère* gardent comme d'une néce»»itéab»olue ^ et c^eat arec rai»on« La nature ne perd jamai» »e» droite^ la conduite de» ec<;lé»ié»tique» de tou» le» paya
t)K HdfiftiiHRnAtt. ii5
ou diA UM prfuvn. Qiio Ton mê prouva quo idiui-Cbriiit it orddniKi «ux prétrtida rtnortetr Mux fmrimiifi ^ «lorA jg ii^iii tmit k iliro { j^nn dAAi) !• pluA hnhili). Ht culut qui nouM a inititiié prétrtA r^At Yottlu nouA ohligtr au c;41lbitt^ Il noui an numit cdrtninDment fuit unci loi 01cprenAOi Point du tout ( qui «ont c^nux qui ont portât 1« loi du <)ilibiit ? doi Umntn$n Ût^m et lidroitfi 9 ol nu ftillidu da» fommnM. MmU qui « pu l0i •ngagar ii portor rotto loi? k i^ulê envie de dominer I) ftvtr non compigncin, IMtilérdt.
« VouM voyant au-denAUfi da^i i^liimtun do dën Atrofi qui trouv^itot aI hlun leur xvintitgi rianfi U dduordro ot lu ronfuiion don «buf^ j« vou» Mupplio^ mondituri, do fiiro UAigo doi grande tiilonli quo vouM ttroK^ pour Tiibolitioti d*uti état ê\ contraire k la tiatura, h la p(dillqua at à iê raligion mémoi L*Kuropa antii^ro bénira votrr nom k jamais.
iifM^mï do» pri^jug^A, vouii (imployoa votre éloquf noe h le« ruiner. Que de droit» ne voua été» vou» pa» miqul» h la reconn»i»»anoe de rettipirn (VanyaUet de toute la terre I No vou»
ral#ntl»»ea paa. Vou»avea trop Mtn oommeniiét
i;6. MÉM01BES
déployez cette énergie, cette force de raison. et de raisonnement pour anéantir tout ce »qui nourrit le peuple dans sa superstition. Plus de reliques, plus de reliquaires. N'est«*il pas honteux de voir des hommes assez vils i assez intéressés pour en souffrir d'autres se prosterner devaht les châsses de certains hommes, et • •
leur rendre un culte qui n'est dû qu'à Dieu seul 7
« Je sai^ que vous aurez pour ennemis , monsieur', en faisant ces motions, les hypocrites, les libertins, tous gens coupables de mille infamies , et livrés ix toutes les débauches possibles; mais je sais aussique vous ne les craignez pas. Le même courage qui vous a fait décou-* vrir si habilement le3 intrigues de nos /àiuc états, et à vous déclarer ouvertement contre leur mauvaise et révoltante organisation, tous soutient, malgré le nombre des ennemis, des .jaloux et de3 mécontents , au milieu de la. plus fameuse assemblée qui fut jamais; vous y tenez un rang si distingué par vos talents , que l'Eu<rope entière a les yeux sur vous.
« Aussi incorruptible que courageux, vous
DE nOBESPIEURlS. ItfJ
avez toujours ouvertemont inauifesté vo6 senlîmcnts. L'intérêt .particulier no vous a jamais r&it agir ni parler, mais bien le général.
• « Citoyen né dans la même province qui vous a fait député, et qui* s'applaudit ^de son choix, j •estime, monsieur, que je peux,en consprVani; pour un député de la nation le respect qui lui est dû; j'estime, disrje, que je puis ètie en droit de vous dit*e que la. modicité du traitement des religieux fait beaucoup murmurer. Chacun v.oit avec peine ^t douleur que des hommes qui se sont laissé expulser sans (lire mot, soient plus maltraités que ces chanoines, (jui remuent. tout'pQur opérer une contre-révolution, qulla désirent ^/et qui ont porté Taudace jusqu'à protester contre les décrets émanés de l'assemblée nàtiowile , et sanctionnés par le chef de la république. La différence; de ces .traitements révolte./Vous êtes trop juste, monsieur, pour garder le sile.nce dans une cause qui regarde tant d'êtres si maltraités. Je vous supplie d'ajouter encore à votre gloire, et de réduire au silence vos cjnnemis par une motion ;;c]ui
tende à mettre de l'égalité, dana les dalaires. fBana
ti6 minoî%M
U fiécto ou iÈOiâê y i^onê^ esWil pcNi9iblo ifuê dtt hoiiifiM9 qui ont contracté certainet babitndt» dans le cloître^ reodua k la aociété^ pniaaent j titre ateo leur traitement actuel 7 Ce» r«aon» me parafaient âé^ez forte» pour fixer totre at^ tantioQ^ et j'attenda de totre équité que toiif ferez uaage du don de la parole que toua nm» niez atec tant d'atantage^ pour faire en aorte qoe lea agneaux niaient paa un traitement mohia fatorableque ceux qui cabalent jour et nuit ^ et qui hurlent comme éeê loupfi«
i^Cen'eat paa aeulement en France que Fea* semblée nationale troute dea hommagea et &eê reeonnaiaaancei : fétranger ^ tom lea peuple» ^ ente 9 tous applaudissent tous et tos tratatit. CVst totre définition da droit de Thomme qui porte le flambeau partout. Ijt raison françaiae tient à la mode en tout pays. Après, noua atoir copié dans nos bagatellei^ et nos fritolités, ils tetdent copier notre sagesse et nos tertt|s«
« thi prélat de Liège (M* lacqnemart), m^^ dessus de tous les intérêts de son corps, et aonduit par la térité, ne craint pas de inei*
ivo êu grand jour «an nonilmmAn «ur lu i!uii- HtituUou que non nngen ei intrépitlan légin- Intiurn créant au milieu dan uraf^an ai dan fiériU.
(( C'ant dann una fiiéa^ da van» lAtlnn qua <;a vartuaux abbé rand k non ouffunlan raprénautantn nan homnoagan renpaatuaux, at nnanifanta Mfk opinionn. Animé dan méman nantimantn qua ee digne at narant prélat, ja me hanarda da voui invoyar ^tta pidaa. il alla obtiant votra approbatlou, ja raun pfia, monniaur, da na pan lalnnar oublier aux raprénantantn du peupla françain lan nantimantn dan étrtngarn nur laurn upératlonn, at lan hommagan qu'iln leur randanl.
a éi Apollon me défend da abantar vounat von travaui^ U na me défend pan da lan admirer at da me* loumattra. Aunnl parnonna na peut, ja voun la jura, mannlaurn, être plun attaché /i la aonntitutlon , at ranpaatar davantage von auguntan Individun.
u Voun, M. HobanpiaiTa, pouva» étraaertain que nul ne peut voun être plun dévoué , ni plun voua révérer qua moi, qui ai Vhonneur d'étra,
Avoc I0 renpGci \o plOA vrni ot le pluA pro« (( Monsieur.
Otto lettre 9 étnnuéo iVun eccléftiaiiitiqtte qui (kait entouré do la ûOfii»i(Jérflt|Dn publiqtio^ prouve que le» murmure» de» pr/)i«t» ot do0 bé« ît^^Rcier» ii^étaîont p&n pûrtuflj^it^ par le clergé tout entier^ surtout pm* cette frai^tion ni nombreiiM' de simple» prêtre» k charge d'arne». Quant falA po/)»ie latine de IV^vAqpe defiii^ge^ je ne enif pa» qii^il rôt do la dignité de ra»»emlilée d^Ofi entendre la lecture; mai» je la conimiiliiquKi k plu»ieur» membre» do ra»»mnblée9 qui dontié* rent comme moi le» plu» grand» i^loge» h re»prtt qui avait f^nUU Taiite^r. Dom Oerle fît plu»^ il »^e^ta»ia »fir Ut belle latinit/) ^ et voulut exprimer fout »on erithou»ia»me h Tauteur lui'-même* 11 lui ^jcrivit une fort longue lettre qu^il me mon« tra i elle i^tait farcie de citation» de» Péro»^ de
umnyémU mi«0 hinàié d§ l*hytiitmd<i Miiiit^iuil^
pau da liliutada mon dinaauriiAur rurraiioUmi da Mr da l^ftutraa. Il y Avait Ih iiiia cjiia/iition cM^riêtituUonriaHa ^ ai^ila di ThiviaialiilUé dan mambram da rAMarnliMa , at Ja tia pouvaU b lai/mar 4almppaf # J'étatilU qua la/i f apréiariMuM AayU Avaitnt droit da praimnaar «uf la i^umpta da Vun d^aun^ nbii pMpour ta aandiifcinaf au rabfiaudra^ miAn paur ardatmar au ampAtiliar d0fi paumuitan, Ca iia pauv^it Atra qua lar^qua rai/iafuhl^a aurait aiuni rampli la r^la dei Jtiry dVaunatiaa 9 î\u0 1a junti^a ardiuaira, autorM0 par alla , suivrait nan murfk aaritra Tai'^ auni^r PéiUm fu'ap|Hiya \ la piun^dura faita par la muuiaipallté th Taulayna fut annuléa^
at l'ttffaira yanvayéa au imnAté da«* rm*Uardta^,
J'Iunl^tarai da^vautaga mr la dii^^iîauriiî n\w ja prauaiivai f^u ^ujal da fA, Alhart da Uiaui^i i!a rJ»af d'«i»i45adra tairait d'Alia iav^ par Tai^Kiiaiu-