Le maréchal Schmettau
2. Le traité avait été signé secrètement le 5 a\ril et depuis une alliance avait été conclue à Francfort entre la France, la Prusse, l'Empereur, l'électeur palatin et le roi de Suède,' en qualité de landgrave de Hesse [Siècle de Louis XV p 111 et 112). , t.. i
3. M. de Richelieu ajoute en marge : « Le duc de la Rochefoucauld. » — Alexandre, duc de la Rochefoucauld, était
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« Il faudroit couper le col à celui qui a fait et signé (( un pareil traité avec le roi de Prusse, parce que « cela rendra la paix infaisable ». Il est vrai que ce docteur-là ne fit pas comprendre d'abord sa position politique et ne fut pas accueilli ; mais il est bon de pouvoir toujours se souvenir du degré d'extravagance, d'audace et d'esprit de parti qui domine dans toutes les cours et surtout à celle de France. Le Roi s'éveilla quelques moments après et fit entrer le ministre de Prusse, qui fut accueilli d'une manière qui auroit pu en imposer, si quelque chose pouvoit contenir des espèces semblables à ceux que l'on vient de citer et qui trouvent toujours quelques partisans.
On passa toute la journée à visiter la placc^ avec les dames. Le lendemain S le Roi se trouva un peu incommodé d'un mal à la tête, ce qui ne laissa pas de donner beaucoup d'inquiétude -. Elles redou-
grand-niaître de la garde-robe, ennemi déclaré de tout ce qui touchait à la favorite et ami intime de M. de Maurepas. Dernier descendant masculin de l'auteur des Maximes, il avait servi a^ec distinction sur mer, et, comme brigadier des armées du Roi, il venait de se signaler par une grande activité dans la campagne de Flandre. — Tl est inutile de faire remarquer que les épithètes décernées au grand-maître par M. de Pucheheu sont la suite dun ressentiment de vieille date. M. de la Rochefoucauld avait une parfaite réputation, non seulement d'honnête homme, mais d'homme d'esprit. Le Roi lui-même ne pouvait s'empêcher de le reconnaître, et M. de Luynes en est garant [Mémoires, t. VllI, p. 388).