‹ Mémoires authentiquesChapitre 115 sur 146 · MISSION A DRESDE · texte numérisé non relu

MISSION A DRESDE

quelqu un. sous prétexte de négociation avec des princes d'Allemagne. C)n lui demanda s'il connoissoit quelqu'un capable de cela ; il proposa un homme qui étoit déjà chargé des affaires du Roi à Francfort. qui connoissoit la routine des négociations, et qui en savoit plus qu'il en falloit pour aller et n'avoir pour ainsi dire à signer que des préliminaires ^

1. On lit dans le Mémoire de 1783 : « Il fut convenu, de la part de l'Impératrice, de céder Furnes, Ypres, Audenarde et tout le côté de la mer, et l'on arrêta de s'expliquer plus amplement sur Tournay et Mons, que la France vouloit avoir. A cet effet, il fut proposé d'envoyer à Vienne, ou aux environs, un chargé de pouvoirs pour traiter définitivement ce dernier article ; mais il parut au duc de Richelieu que la France ne devoit pas aller si loin, ni même passer Augsbourg ou Ratisbonne, où il croyoit qu'il seroit plus à propos d'envoyer un homme qui étoit alors chargé des affaires de France à Francfort, lequel pouvoit aisément trouver un prétexte pour aller k Ratisbonne, où il étoit déjà connu. Et il est certain que, si l'Impératrice eût fait de même de son côté, on auroit pu signer le traité au milieu de tous les négociateurs allemands, sans qu'ils se doutassent de rien. » Ce négociateur était Malbran de la Noue, qui avait été envoyé à Ratisbonne de 1738 à 1742 ; accrédité à Francfort en 1743, il y resta jusqu'à sa retraite en octobre 1748 B. Auerbach, La France et le saint Empire romain germanique, p. 327-334).

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