COMMANDEMENT \ GENES
qui pensa même être pris. Peu de temps après, le duc de Richelieu prit l'offensive, et s'empara d'un bataillon ennemi tout entier dans Varaggio. Cette guerre défensive n'eut pas l'éclat des grandes actions ; mais elle pouvoit être plus difficile, et l'objet en étoit bien important, puisque le sort de la république en dépendoit à tous moments. On fut si content du duc de Richelieu, que le Roi le fit maréchal de France, et le duc peut assurer qu'il ne l'avoit demandé directement ni indirectement. »
M. le maréchal de Belle-Isle s'étant fait donner le commandement de la côte de l'Océan, et personne n'ayant été nommé pour la Méditerranée, M. de Richelieu, qui avoil trouvé cela déplacé, apprit cependant qu'il y avoit des maréchaux de France qui le demandoient. Cela réveilla son engourdissement, et il partit pour Versailles, débarqua chez M. d'Argenson pour lui en parler, et fut fort étonné de le trouver engagé à proposer M. le maréchal de Mîrepoix, par des circonstances particulières, hésitant cependant, et disant que M. de Maillebois l'avoit fort pressé et qu'il devoit le savoir. Comme M. de Richelieu le * connoissoit, il vit bien qu'il étoit contre lui absolument, ce qui l'échaufFa un peu, de sorte qu'il fut tout de suite chez M"^ de Pompadour, pour lui en parler. S. M. entra dans ce moment, lui dit ce qu'il venoit de faire pour le plus ancien des maréchaux de France qui avoit commandé des armées, ce que les autres n'avoient point fait après lui ^. M. de Richelieu retourna chez