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Cette capitulation de Closter-Seven

164 MÉMOIRES DE RICHELIEL 1757

avant qu'il eût obtenu son chapeau de cardinal K M. de Richelieu n'en pouvoit deviner la cause, et le premier fruit de toutes ces réflexions fut l'incroyable effet de la capitulation de l'armée angloise que M. le maréchal de Richelieu avoit faite à Gloster-Seven, dont les funestes effets ont été cause de tous les malheurs qui sont arrivés depuis. Cela peut servir d'exemple pour connoître à quel point il faut être circonspect à la cour, où les hasards les plus singuliers ont des suites et des effets si prodigieux. M. de Richelieu pense que, si l'on veut examiner celui-là, on aura peine à en trouver de pareils.

Pour ne pas quitter le chapitre de l'abbé de Bernis erf si beau chemin, M. de Richelieu peut dire que la tête tourna tout à fait à l'abbé, et que, par ses façons de tous points, il déplut si fort au Roi que S. M vouloit révoquer sa nomination au cardinalat, et cela auroit été fait sans l'esprit de barguignage que le Roi mettoit à tout, ne pouvant imaginer d'ailleurs que le pape fût si pressé, et, quand le Roi vit arriver le courrier de Sa Sainteté avec la barette pour l'abbé, il se mit dans une telle fureur qu'il ne vouloit pas le recevoir. Ce fut M'"® de Pompadour, étant plus de sang-froid, qui représenta au Roi le scandale prodigieux que cela alloit faire vis-à-vis du pape et de toute l'Europe. Cette nouvelle Éminence, seule à la cour, ne s'aperçut pas de l'embarras du Roi, et quatre ou cinq nouvelles sottises que l'abbé fit tout de suite le firent renvoyer des affaires étrangères. La cir-

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