‹ Mémoires authentiquesChapitre 142 sur 146 · Lettre placée par erreur au fol. 108, avant sa date · texte numérisé non relu

Lettre placée par erreur au fol. 108, avant sa date

avisé plus tôt de ce qu'il fait à présent ; car, s'il eût bien voulu songer, en signant les préliminaires, que nous avions des armées en Provence, à Nice et à Gênes très gênées par les escadres angloises, il auroit épargné bien des embarras. Je souhaite que la lettre de mylord Sandwich fasse tout l'effet nécessaire et qu'elle nous rende la navigation libre et fasse cesser les secours des Anglois aux Autrichiens. J'écris à l'amiral Byng, qui est mon ami, tout ce qui peut faciliter, mais, en cas pareil, l'amitié ne peut rien. M. de Mirepoix vous fera sur le champ savoir sa réponse Km

Au camp de Nice, ce 28 mai 1748.

« M. de Saint-Séverin peut être, je crois, un très

bon ambassadeur pour un fait particulier ; mais il n'est pas assez instruit. De vous à moi, je crois cette besogne beaucoup au-dessus de ses forces, d'autant qu'il n'a avec lui aucun conseil ni secours.

« Je pense tout comme vous sur le roi de Sardaigne ; il est trop lié à l'Angleterre pour s'en détacher et a trop de motifs pour ne pas marcher avec la reine d'Hongrie, pour croire qu'il veuille faire la guerre seul avec elle. Il peut même trouver son compte à se dépêcher le premier ; mais, pour l'y déterminer plus promptenient, je vais rassembler toutes mes forces et me porter sur les postes les plus voisins et qui l'inquiéteront le plus. Je viens de donner l'ordre très publiquement pour que toutes les troupes passent le Var, et tout va être en mouvement dès demain. »

Au camp de Nice, ce 31 mai".

« Je partage toutes vos peines et surtout par rapport à M. de la Huniada ; car c'est là le point le plus embarrassant. J'ose pourtant espérer qu'il vous secondera pour la défense de votre poste, et, s'il ne le veut pas, vous n'aurez

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