Second semestre 1789, p
I>TRODLCTIO>. Xlil
qu on alloit faire paroitre des Mémoires contenant la vie de son père, comme ayant été écrits soiis ses yeux, et que dans ce prospectus on présente son père comme un intrigant, puisqu'on annonce qu'on rapportera ses intrigues pendant la régence, ses galanteries et celles des princesses qu'il a eu l'art de charmer ; enfin quil existe des chroniques scandaleuses et politiques de la régence et du règne de Louis XV, composées par le maréchal de Richelieu, dont on a tiré une partie des faits rapportés dans 'ces Mémoires. Le duc de Richelieu sempresse de prévenir le public qu'il est à sa connoissance que l'auteur de ces Mémoires a eu, du vivant de son père, communication de quelques manuscrits de sa bibliothèque ; que lui-même lui en a confié quelques-uns qui lui ont été rendus : que cette petite partie de matériaux ne peut former une histoire complète, et qu'il n'a, ainsi que personne de sa famille, aucune connoissance des chroniques scandaleuses et pohtiques. Le duc de Richeheu a remis entre les mains d'une personne pour qui M. le maréchal de Richelieu avoit de l'estime et de l'amitié, et en laquelle le duc de Richelieu a toute confiance, les correspondances politiques et particulières de son père et la totahté de ses manuscrits. Ces pièces rassemblées pourront servir seules à la compiosition des Mémoires authentiques dont on s'occupe. Le duc de Richeheu croit devoir à son père de prévenir le public contre la publication d'un ouvrage qui sembleroit avoué de lui, et qui peut contenir des faits hasardés ou défavorables à sa mémoire. « >Signé : Le Duc de Richelieu. »
La réponse de Soulavie parut dans le même Journal de Paris, supplément du 13 janvier 1790 :
« Messieurs, « Comme le pubhc pourroit croire qu'il n'existe des Mémoires du Maréchal de Richelieu que ceux qu'on compose sous les