INTRODUCTION. XXXV
public, les événements de 1792 ' s'étaient écoulés. Ce fut seulement au mois de janvier 1793, que Soulavie donna les derniers volumes, et cette date doit être précisément constatée parce qu'elle permet d établir comment il se procura certains documents relatifs à Louis XV et à son ministère secret, qui
cée par le Journal de Paris comme seconde édition, avait amené une protestation indignée de Soulavie et de son ex-propriétaire Buisson (Supplément au Journal, 12 juin 1792). Le Journal de Pans, qui n'en avait pas plus parlé, en 1791, que de l'édition des Mémoires de Saint-Simon, rendit compte de cette seconde édition dans le numéro du 8 juin 1792. L'article voit avec faveur que les auteurs aient rendu justice au maréchal dans tout ce qu'il avait fait de louable, avec une impartialité que n'ont pu altérer les instructions particulières mises entre leurs mains. Il est plus difficile, ajoute le critique, de prouver s'ils ont dit vrai sur le chapitre des amours, mais du moins il paraît évident que leurs renseignements sont très précis et très exacts sur les trente dernières années de la vie du maréchal. Après avoir signalé certain."? passages importants, tels que le récit de la liaison avec M°'« de Châteauroux, du siège de Port-Mahon. de l'affaire de M"-*- de Saint-Tincent, l'article ajoute :
« Ce qu'il y a peut-être de plus précieux dans cette Vie privée, ce sont les pièces justificatives placées à la fin de chaque volume et dont personne ne conteste l'authenticité. Elles consistent dans les lettres du maréchal de Richelieu, de Louis XY, de M™e de Châteauroux, de M°>e de Pompadour, de MM-»" de Laura^ruais de Tencin et du Châtelet, etc. n ^
1. S'il faut en croire Soulavie {Mémoires de Louis XVI. t. YI). il aurait joué un certain rôle dans ces événements. C'est ainsi que son compatriote Chambonas, le ministre des affaires étrangères. aurait voulu se servir de lui pour gagner à prix dor Brissot et suspendre l'exécution du plan de déchéance ; l'ex-abbé refusa, et ce fut Lacroix qui conclut l'affaire. SouIa^•ie prétend encore avoir presque forcé Collot d'Herbois, au refus de plusieurs autres députes, a réclamer la république, cette idée lui aurait été suggérée par une conversation avec M. de Montmorin. un jour que ce ministre était traduit devant le comité de surveillance aux Feuillants, où l'abbé continuait le dépouillement des papiers d'État. — — Il est à peine besoin de rappeler que les faits ne se passèrent point du tout comme le raconte Soulavie : sur la séance où la