‹ Mémoires authentiquesChapitre 33 sur 146 · I.NTRODLCTIO.N. XXXVll · texte numérisé non relu

I.NTRODLCTIO.N. XXXVll

La démonstration de Soulavie pèche en ce premier point : que les volumes de 1789-90 dont il invoque le témoignage ne contiennent et ne peuvent contenir la moindre allusion au ministère secret installé sous l'inspirationde M'"* de Chàteauroux et du duc de Richelieu, vers 1743. Si. au contraire, le tome IX des Mémoires contient deux chapitres sur ce ministère, c'est que le volume a été rédigé, ainsi que le tome VIII, après le 18 août 1792 ; que l'achevé d'imprimer est daté du 18 décembre 179?. et que toute cette dernière partie de l'ouvrage parut seulement à la fin de janvier 1793 '. Mais du reste Soulavie lui-même ne songea alors quà faire bruit de la communication qu'il avai! obtenue ^ du Comité de surveillance. Il annonra, dans le même

1 . Il convient d'observer qu'on trouve deux éditions des tomes V a Vni, l'une datée de 1792, l'autre de 1793, avec la mt-me fin d'impression pour l'une et pour l'autre : 18 décembre 1792. Entre les volumes de 1792 et ceux de 1793, il n'y a, outre la date, d'autre diflFérence que le titre. Le tome V, déjà imprimé en 1791, est qualifié, en 92 : « seconde édition », et en 93 : •< seconde édition, avec des corrections considérables et des augmentations. » — Le tome Yin de 1792 porte en tète un prospectus : « Dernière livraison des Mémoires du maréchal de Richelieu », que Soulavie termine en énumérant tous les Mémoires authentiques, mais ceux-là seulement, dont il s'est servi : Torcy, Luynes, Breteuil, Asfeld, Dangeau ; lettres de MM™«* de Chàteauroux, de Tencin, d'Egmont. et de Maintenon ; de MM. de Yillars, Silly, d'Armenonville, d'Argenson, Belle-Isle, Polignac, Bernis, et des envoyés secrets de la cour de France à Rome, Vienne, Madrid, Londres et Turin. Dans les deux semblants d'édition que nous venons de signaler, le tome IX porte la même date de 1793 et le même « achevé d'imprimer ». Quant à l'époque de la rédaction, ou du remaniement du texte (car il ne faut pas oublier que le fond de l'ouvrage est toujours un travail préparé beaucoup plus anciennement et accru par des additions successives), elle est prouvée par certaines citations telles que : M. de Machardt « vivant en juillet 1792 ». (T. VUI. p. 27.Û.)

2. Sous la forme d'une conversation avec Chabot, son ami d'enfance. Soulavie a raconté dans la préface des Mémoires de

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