‹ Mémoires authentiquesChapitre 4 sur 146 · INTRODUCTION. III · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. III

titres d'associé de presque toutes les Académies de province, et de membre correspondant de TAcadémie des Inscriptions et de celles de Hesse-Cassel et de Saint-Pétersbourg.

Ce fut vers 1775 ou 1778, lui-même le raconte \ que le goût des travaux historiques se caractérisa chez Soulavie, et qu'il commença à étudier le règne de Louis XV, avec l'intention de combler la lacune qu'un ministre de la maison du roi avait produite en supprimant rou\Tage officiel de Duclos.

Sans cesser de remplir ses fonctions ecclésiastiques, et sans rompre non plus ses relations avec le Languedoc, il alla chercher à Paris les documents dont il avait besoin pour baser un travail entrepris très consciencieusement, il faut le reconnaître. Ses titres et sa position lui procurèrent partout un accès facile. Reçu dans le salon des économistes les plus haut placés, tels que Turgot et Condorcet. ou lié avec les étrangers les plus illustres, comme Franklin, il eut entrée non seulement aux dépôts ministériels des Affaires étrangères etde la Guerre, mais aussi dans les archives particulières de certaines familles où se conservaient les papiers de plusieurs générations de ministres et qui s'ouvraient pour les historiens avec une facilité dont nous n'avons guère l'idée^. Les premières maisons qui lui firent cet

sissant quelques erreurs de détail, de s'écrier que « ce jeune vicaire n'était qu'un écolier, qui écrivait d'un ton de maître. » MM. Malinowski et Mazon nous font connaître dans le plus intéressant détail cette première phase, si pure et si honorable, des travaux de Soulavie, ses pérégrinations, ses relations avec les plus illustres savants, etc. {Echo de ÏArdèchc, avril 1870.)

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