Dans la préface du tome lY des Mémoires de Richelieu
2. C'est lui-même qui le raconte dans l'Histoire de la décadence de la monarchie française, t. 1", p. 81. Il fréquenta tous les salons « philosophiques >>, se lia avec « des hommes remarquables dans le clergé et le gouvernement » et étudia de près les « écrivains remuants. » En effet, M^^e d'Abrantés dit l'avoir vu, dés 1775, impatronisé dans plusieurs salons, et reçu comme un jeune homme
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accueil furent celles du duc de Luynes et de M. de Choiseul ; on lui communiqua encore les papiers du maréchal de Villars * .. ceux de M. de Breteuil. l'introducteur des ambassadeurs, les Mémoires de Saint-Simon et ceux de Dangeau, la correspondance de Madame, les Mémoires du duc de Luynes, et en un mot, cet ensemble de précieux matériaux que nous nous vantons de posséder aujourd'hui, un siècle après Soulavie. Enfin, le maréchal de Richelieu, qui, retiré de la cour, cherchait une consolation et comme un reflet de sa jeunesse dans les souvenirs du temps passé, ouvrit à l'abbé, avec sa libéralité accoutumée, la bibliothèque précieuse et les portefeuilles où il avait entassé depuis plus de soixante ans les reliques dune si longue carrière 2.
d'esprit et d'avenir, à côté des membres de T Académie ou des plus illustres magistrats. M™^ d'Abrantés prétend, ailleurs, que Nai>oléon 1^^ faisait le plus grand cas des Mémoires sur le règne de Louis XVI, une des plus mauvaises actions, on le verra, de Soulavie.
1. Ils étaient venus aux Vogué par une sœur du maréchal et furent livrés à Anquetil, qui en tira quatre petits volumes de Mémoires (1784), puis déposés à la bibliothèque des Génovéfains, d'où les retira, en janvier 1792. le comte de Grimoard, pour les remettre à M. de Sérent. héritier de la comtesse do Vezins, arrière-nièce de Villars. Ils sont arrivés de nos jours aux mains de M. le marquis de Vogué, qui en a publié le texte intégral de 1884 à 1904 pour notre Société. En 1734 il y avait eu une publication partielle en un volume ; les tomes U et III, parus en 1736, sont apocryphes.
2. Soulavie n'était pas le premier à y pénétrer. Dés 1758, le Père Griffet avait emprunté à cette bibliothèque, qu"il qualifie de « vrai trésor » des pièces d'une importance exceptionnelle pour son Histoire de Louis III I (Préface, vm et ix), malgré le prélèvement fait en 1705 des papiers du cardinal au profit du dépôt des Atlaires étrangères.
Marmontel (Mémoires, p. 380 à 383) raconte également que pour remplir dignement ses fonctions d'historiographe, il s'adressa aux