LU INTRODUCTION
le gouvernement impéiial neut pas le temps de s'acquitter, et celui de la Restauration réduisit la somme à quatre mille '.
Quant aux autres collections que laissait Soulavie, voici ce que l'on sait de leur sort. La bibliothèque de trois mille volumes fut immédiatement mise à l'encan et dispersée par la veuve. En août 1815, une nouvelle suite de sept cent vingt-sept numéros concernant l'histoire de France, surtout l'époque de la Révolution, se vendit en bloc, au prix de douze cents francs ; une partie de ce lot est arrivée à M. Deschiens ; le reste s'est
perdu. ^ . - ^.-
La collection d'estampes historiques ou de dessms relatifs à l'histoire de France, commencée par les agents du mmistere secret, et continuée jusque sous l'Empire par Soulavie ne comprenait pas moins décent cinquante-deux volumes m-folio, avec des tables manuscrites^. Elle fut acquise, en 1818, au prix de dix-huit mille francs, par le prince Eugène de Beauharnais, et portée au palais de Leuchtenberg, à Munich, ou
elle est tout entière.
On vendit à part une collection de sept cent quarante-cinq pièces originales, chartes, autographes, etc. C'est sans doute celle que M. Feuillet de Couches a acquise, et dont il parle en ces termes : « Beaucoup d'autographes, surtout du temps de Louis XV et de Louis XVI, fruits de ses relations ou bien épaves révolutionnaires, étaient réunies dans les mams de Soulavie, et j'en ai acquis de sa veuve les derniers débris . »
1. L'amas énorme des papiers provenant de la saisie de 1811 et de celle de 1813 nous est mal connu : les deux reçus dont nous avons pa lé plus haut sont sommaires, et l'inventaire détaille qu" ait fait Baudard du produit de la saisie faite après la mort de Soulavie ne se retrouve plus (Flammermont, loco citato).
9 Yov la description dans le Second Mémoire.
3 II est permis de croire, d'après quelques indices, que cette collection renfermait une quantité de pièces provenant des archTves du maréchal de Richelieu, ou bien des cabinets des Tuileries et de Versailles.