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INTRODUCTION. LXIIl
drez de cet ouvrage ce qu'il y aura de bon, s'il vous parvenoit ; vous laisserez le reste. »
Et Soulavie ajoute : « Cet ouvrage effectivement existe encore aujourd'hui, et non seulement les orgies, les anecdotes scandaleuses, sont des faits trop vrais ; mais je dois ajouter qu'à la mort de M. le Maréchal, les pièces justificatives m'ont été communiquées par diverses personnes. Je déclare d'en avoir extrait ce que l'histoire ne permet pas de taire, etc. »
Le but de Soulavie, en s'inscrivant comme premier et seul dépositaire dun manuscrit dont nous nions l'origine et l'existence réelle, était de répondre à l'annonce que M. Sénac de Meilhan avait récemment insérée dans les journaux et de condamner par avance tout ce qui pourrait sortir de la plume de l'ancien intendant de Hainaut, devenu son concurrent * . « Vous annoncez des Mémoires, dit-il ; moi je vous donne la preuve que ces Mémoires sont à moi, que M. de Richelieu a dicté lui-même la plupart des faits que je raconte sous son nom ; et tout ce que que vous pouvez avoir obtenu de son fils se réduit à quelques pièces sans importance. »
Mais on connaît cette « Chronique scandaleuse » dont il est ici question, puisque Soulavie en a lui-même publié plus tard une partie ^. Le titre n'exagère point la valeur du morceau. Quant au fond du récit, c'est la reproduction presque textuelle des Mémoires de 1790, et Soulavie n'y a guère ajouté que des traits de la lubricité la plus relevée. Seulement, par un scrupule plaisant, il se refuse, dit-il ^, à livrer la seconde partie, et il pro-