INTRODUCTION. LXVII
cette pièce avec les textes originaux ' que nous donnons plus loin, on verra que, selon sa constante habitude, Soulavie a ajouté une foule de détails incidents, à côté d'un certain nombre de phrases conservées plus fidèlement ^. Ces détails, du reste, ainsi qu'une notable partie de ceux qui forment le chapitre suivant, il les empruntait aux papiers diplomatiques que le maréchal de Richelieu avait rapportés de son ambassade '. Mais, jetés au hasard, dans le milieu d'un volume qui ne renferme que des dissertations sur la politique générale de l'Europe, les deux chapitres dont nous venons de parler perdent tout le mérite de leur authenticité, sans d'ailleurs faire connaître autre chose que des détails presque futiles sur la mission importante qui fut le début politique de M. de Richelieu ^
Ce qui vient d'être dit du tome V, est exactement applicable aux quatre volumes qui terminèrent, en 1792-1793, la publication des Mémoires de Richelieu : même confusion des époques et des matières, même mélange informe de détails authentiques et d'amphfications diplomatiques. Ainsi qu'il en a été pour l'ambassade de Vienne, l'histoire de la faveur de M"»" de Mailly et de Châteauroux apparaît alternativement dans un volume on dans l'autre ^, encadrée entre un nouveau chapitre
1 . II y a deux rédactions différentes de cette première partie des Mémoires, et on les trouvera plus loin à la suite l'une de l'autre.
2. Il est curieux de constater que ce premier fragment est précisément une des pièces que M. Barrière n'a pas conservées.
3. Cf. les lettres citées dans le chap. xxxii avec les documents que nous donnons sur les mêmes faits.
4. Les trois pièces qui terminent le volume, p. 363, 367 et 402, et que Soulavie dit avoir extraites des portefeuilles du maréchal, semblent être en effet du nombre de celles qui ont disparu de ces portefeuilles.