‹ Mémoires authentiquesChapitre 64 sur 146 · INTRODUCTION. LXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXIX

lement altéré, et on ne peut voir là qu'un effet des procédés ordinaires et de la mauvaise foi de Soulavle, puisqu'il avait sous les yeux les documents de la Vie privée publiée dès 1790 et rééditée en 1792. documents authentiques, extraits des archives de M. de Richelieu, où Soulavie avait pu jadis en prendre connaissance. Quel embarras davoir laissé prendre les devants à un ancien collaborateur, devenu un concurrent sérieux ! Maintenant que les trois volumes de la Vie privée ont livré au public la meilleure partie des dépouilles récoltées avant 1788, et que le public est initié à l'antagonisme des deux ennemis, Soulavie ne sera plus qu'un plagiaire s'il reproduit pour son compte ces documents qu'il avait à l'avance présentés comme sa propriété personnelle et exclusive. Tout au plus lui restera-t-il, dans les épisodes oii la Vie privée a laissé des lacunes, la faculté d'intercaler les pièces négligées par son devancier ^ .

Le tome VIII des Mémoires fait successivement passer devant les yeux du lecteur la cour de Lorraine, la cour de France et la querelle des pairs, conduits par Richelieu, contre les princes légitimés, puis le Roi et son entourage, le Dauphin et les deux Dauphines. le jésuitisme et M™* de Pompadour, à propos de laquelle Soulavie résume presque tout ce qui a été dit depuis lors, vTai ou faux, y compris le théâtre des petits cabinets. Quant à M. de Richelieu, il eu est à peine question dans ces

1. C'est ainsi que Soulavie reproduit (t. Vil. p. 136-140) le récit de la bataille de Fontenoy, d'après le mémoire présenté en 1813 au Roi par M. de Richelieu, le récit des Mémoires authentiques qu'on trouvera plus loin, n° YI. A propos du Dauphin et des deux Dauphines (t. YII, p. 133), Soulavie transcrit un fragment de la lettre écrite par le Roi à Richelieu, et reproduite dans la Vie privée. Ailleurs encore it. VUI, p. 289), à côté d'ime autre lettre du Roi empruntée à la Vie privée, il reproduit une note du prince dont il met, dit-il, l'original à la disposition du public, chez l'éditeur Buisson.

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