‹ Mémoires authentiquesChapitre 65 sur 146 · LXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXX INTRODUCTION

premiers chapitres et dans ceux qui sont relatifs au ministère de M. de Machault et à la lutte du clergé contre Tédit du vingtième. Passant aux affaires du Parlement, Soulavie commence à utiliser des séries nouvelles de documents originaux, les papiers du président de Meynières, ceux du président Rolland, ceux du ministère secret. Il dit aussi avoir consulté les correspondances secrètes du maréchal, chargé de négocier la paix entre le Roi et la magistrature, et ajoute modestement : « M. de Voltaire savoit tout cela ; mais le temps décrire l'histoire n'étoit pas arrivé ^ ». Et en effet, quelques pages plus loin ^, il cite des documents relatifs à ces négociations, une lettre de Louis XV, etc. ; cest à la Vie privée ^ qu'il a emprunté ces quelques pièces, bien supérieures comme valeur à tout ce qui précède ou aux dialogues entre le président de Meynières et M"' de Pompadour qui terminent le volume.

L'œuvre approchait de sa fin, et quels que fussent l'audace et le cynisme du contrefacteur, il était moralement impossible que le remords ne vint pas tourmenter cet homme qui avait pu, en des temps meilleurs, connaître l'histoire vraie et apprécier la valeur des documents authentiques. Des voix autorisées et respectées le rappelaient, depuis trois ans, à la conscience de son indignité : il répond par la plus singuUère apostrophe à tous les « corrupteurs de l'opinion pubUque, plats académiciens » et autres, qui préfèrent les insignifiantes narrations de l'abbé Millot aux Mémoires de Richelieu, ce fruit savoureux du nouveau régime. Soit ! ce n'est pas l'histoire, ce ne sont pas les Mémoires du maréchal, et son héros primitif ne figure dans

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