‹ Mémoires authentiques sur BérangerChapitre 21 sur 42 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

Obsèques de Béranger,

d La France vient de perdre son poète national I

« Le Gouvernement de l'Empereur a voulu que les honneurs publics fussent rendus à la mémoire de Béranger. Ce pieux hommage était dû au poète dont les chants, consacrés au culte de la Patrie, ont aidé à perpétuer dans le cœur du peuple le souvenir des gloires impériales.

« J'apprends que des hommes de parti ne voient dans cette triste solennité qu'une occasion de renouveler des désordres qui, dans d'autres temps, ont signalé de semblables cérémonies.

« Le Gouvernement ne souffrira pas qu'une manifestation tumultueuse se substitue au deuil respectueux et patriotique qui doit présider aux funérailles de Béranger.

« D'un autre côté, la volonté du défunt s'est manifestée par ces touchantes paroles :

« Quant à m«s obsèques, si ^'ous pouvez éviter le bruit pu- « blic. faites-le, je vous prie, mon cher Perrotin , j'ai horreur, <i pour ics amis que je perds, du bruit de la foule et des discours « à leur enterrement. — S) le mien peut se fane sans bruit, ce « sera un de mes vœux accomplis. »

« Il a donc été résolu, d'accord avec l'exécuteur testamentaire, que le cortège funèbre se composera exclusivement des députaiions officielles et des personnes munies de lettres de convocation.

« J'invite la population à se conformer à ces prescriptions. Des mesures sont prises pour que la volonté du Gouvernement et celle du défunt soient rigoureusement et religieusement respectées.

« Paris, 16 juillet 1857. *

« Le Sénateur. Préfet de Police^

« PlETBl. »

Le 17 eurent lieu les funérailles. Tout Paris était dans les rues. A midi, le cortège partit de la maison mortuaire, rue de Vendôme.

Il se composait :

D'une voiture de l'Empereur dans laquelle était \in aide-de-camp de S. M.;

D'une voiture de l'Hôtel-de-Ville occupée par le secrétaire général de la préfecture;

Puis venaient le corbillard décoré de larmes d'argent et littéralement encombré de couronnes d'iiiimortelles;

Le deuil conduit par MM. Perrotin et B, Antior;

Huit voitures de deuil où se trouvaient les ar-iis

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