Grand amphithéâtre qui fera face à la pelouse
5. Pelouse qui servira de théâtre : trois temples décoreront ce vaste théâtre; le plus considérable occupera le milieu et sera dédié à la Paix; les deux autres, placés à quelque intervalle, auront pour inscription : Aux Arts, A l'Industrie. Derrière ces deux temples, on apercevra une partie des fortifications et des habitants de deux grandes villes.
La pantomime suivante s'exécutera au feu d'artifice. Scène première. La Discorde , escortée de divinités infernales et traînée sur un char attelé de trois chevaux noirs, parcourt le théâtre en secouant ses torches; elle va d'une ville à l'autre et disperse sur sa route les groupes des peuples qui fuient devant elle; des troupes de diverses nations s'attaquent; le siège des villes commence; des pelotons de cavalerie se chargent, l'infanterie se mêle, les chefs se défient au combat singulier, le bombardement des villes continue, les créneaux des remparts sont renversés, les tours s'écroulent, un incendie général embrase les maisons, les femmes se sauvent emportant leurs enfants, et vont se réfugier dans les temples. Un bruit de victoire se fait entendre, des chants plus doux viennent frapper l'oreille, l'espérance renaît; le temple de la Paix, fermé jusqu'alors , s'ouvre de nouveau : les divers habi-
tants sortent des asiles où ils s'étaient réfugiés et forment des groupes. Ensuite, une marche générale où chaque nation est représentée par un officier général monté sur un char tiré par deux chevaux hiancs et portant des drapeaux et attributs caractéristiques de chaque puissance. Ce cortège, entourant un autel élevé à la Paix, entonnera les chants de la Concorde et prononcera un serment d'alliance. Pendant ce temps, des feux de joie, tirés des deux villes, couronnent ce tableau et terminent la pantomime.
Pendant cette pantomime, il faut servir le souper sur nombre de tables rondes qui contiennent dix à douze couverts. Celles des puissances auraient fort bon effet si l'on dressait les tables sur des caisses de très-grands orangers dont le tronc passerait au centre des tables : rien n'est plus aisé en faisant la table de deux morceaux.