‹ MémoiresChapitre 13 sur 121 · IMPRESSION PRODUITE PAR LA PAIX DE PRESBOURG (180G · texte numérisé non relu

IMPRESSION PRODUITE PAR LA PAIX DE PRESBOURG (180G

tions de son Maître, pour tâcher de brouiller entre elles les puissances contractantes, et pour se jeter dans les bras de la seule puissance que la Prusse avait à craindre.

IMPRESSION PRODUITE PAR LA PAIX DE PRESBOURG. (Note 16, p. 220, t. I.)

88. Metternich à Stadion (E. D.), Berlin, le 10 janvier 1806. — Ébauche d'un plan politique, par Metternich. Janvier 1806.

88 Vous exprimer, Monsieur le comte, ce que j'ai

ressenti à la lecture du traité du 27 décembre m'est impossible. Veuillez bien puiser dans la connaissance intime que vous avez de mes principes, de mon attachement pour la personne de notre auguste Maître et pour sa Maison, ce que j'ai dû éprouver en parcourant une pièce dont chaque article n'offre que des motifs de regret. Les suites du traité de Presbourg me paraissent incalculables. Quel sera le parti que croira devoir prendre la Russie? Quel sera le sort de l'Empire ottoman mis en contact immédiat avec la France sur son front d'attaque le plus faible? Quelle sera enfin l'issue finale des négociations prussiennes? Le repos, l'existence de la Monarchie autrichienne, me paraissent dépendre de ces trois questions, choisies dans la foule de celles qui se présentent à mon esprit, et qu'il est hors de ma sphère d'aborder.

Mes précédentes dépêches lui prouveront malheureusement que tous les ressorts ici sont plus ou moins brisés, par les mêmes raisons qui ont amené l'état actuel des choses. Le temps, des circonstances imprévues nous serviront peut-être mieux que je ne me permets maintenant de l'espérer; le moment actuel, où tous les éléments sont en combustion, où rien n'est à sa place, où un seul homme en Europe tient le gouvernail d'une main toute-puissante et rendue telle par des succès sans doute bien supérieurs à ce dont lui-même osait se flatter, est

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