‹ MémoiresChapitre 14 sur 121 · BIBLIOTHECA · texte numérisé non relu

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si peu propre à des conjectures quelconques, que je suspens toutes les miennes.

Votre Excellence se sera convaincue par mes relations précédentes que les soins de Bonaparte de nous accabler de calomnies odieuses, dans le moment même où nous renoncions à être ses ennemis, ne perdent rien do leur activité. Tout eu nous plaçant, par les articles patents du traité, dans la dépendiuice la plus complète, ses a^jents déhitent monts et merveilles sur les articles secrets du traité de Presl)Our{|. Il veut nous priver de l'intérêt même que Fou accorde au malheur, et ne suit dans cette occasion, comme dans toutes les autres, que son principe habituel de jeter des brandons de discorde entre les puissances, dont la réunion de vues devrait résulter de leurs intérêts communs. L'article 12 du traité, qui laisse l'Allemagne entière en suspens sur le lot réservé à S. A. R. Monseigneur l'Archiduc Ferdinand, produira ici, principalement sous ce rapport, un effet contraire à nos vœux. Je ne m'arrête plus qu'à des éclaircissements que me paraît nécessiter un des paragraphes de la dépêche principale de Votre Excellence.

Mes différents rapports vous auront prouvé. Monsieur le comte, que la certitude que nous étions effectivement en négociation pour une paix séparée, a arrêté toutes les mesures du Roi relatives aux secours directs à nous porter, et dont les dépêches de M. de Stutterheim et de moi du 16 décembre (n" 85) renfermaient l'espoir. Un prince d'une énergie raisonnée n'eût sans doute pas attendu que nous ra[)pelassions à notre aide dans un moment où nous succombions visiblement sous le poids seul qui nous accablait, et dont il eût été , de sa politique la plus saine de nous forcer même à nous débarrasser; mais Votre Excellence connaît le Roi, et le moment de l'arrivée de M. de Ilaugwitz a paralysé tout ce que dans cette occasion nous pouvions attendre de la bonne mais faible volonté de ce prince. Je suis sûr de sa coopération active et prononcée si un appel à son secours lui eût été adressé par nous au moment de la signature de l'armistice ; mais ce qui, selon ma conviction la plus intime, était

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