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LE TRAITÉ DE FONTAINEBLEAU (180T

tout à fait prouvé que ces mêmes conditions, quelque pénibles qu'elles me paraissent à soumettre à la haute ratification de Sa Majesté Impériale , ne seraient plus à obtenir demain. Je ne doute pas que plus Votre Excellence rapprochera les différentes données de mes rapports d'aujourd'hui , plus elle se convaincra elle-même de cette triste vérité*.

Metternich à Stadion, Paris, le 12 novembre 1807.

98. J'ai l'honneur de mettre aux pieds de Sa Majesté Impériale le résultat définitif de la négociation qu'Elle a daigné me confier

L'échange des ratifications a eu lieu dans les formes accoutumées, et c'est à cette occasion que M. de Champagny me dit être chargé par l'Empereur de me témoigner « qu'il voyait avec plaisir naître une ère nouvelle pournos relations avec lui; que Sa Majesté avait expressément ajouté qu'Elle reconnaissait pleinement l'esprit de conciliation que j'avais mis personnellement dans l'épineuse négociation dont je sortais, mais qu'Elle voyait avec satisfaction qu'un succès sans doute très-heureux pour la tranquillité générale avait couronné mes soins » .

Il serait superflu d'ajouter des réflexions à la présente dépêche. Les faits parlent d'eux-mêmes**.

Une seule et importante remarque me paraît ne pas devoir être omise , parce qu'elle doit nécessairement servir de base à notre marche politique présente et future vis-à-vis de ce Cabinet. Nous nous trouvons pour la première fois dans une situation arrondie et parfaitement définie vis-à-vis de la France : aucune

* Suivent les Eemarques sur les articles de la convention signée à Fontainebleau le 10 octobre 1807. Nous les laissons de côté parce qu'elles tiendraient trop de place, et que le lecteur en connaît la substance par ce qui précède.

(Note de tEditeur.^

** 11 est aussi question, dans la dépêche, de la reconnaissance des Rois de Hollande, de Westphalie et de Naples par l'Autriche, ainsi que des instructions que notre ambassadeur, le comte de Starhemberg, avait reçues relativement à la médiation entre l'Angleterre et la France, ce qui avait fait dire à Napoléon a qu'il regardait tous ses différends avec l'Autriche comme entièrement terminés». [Note de l'Éditeur.)

128 RECUEIL DE DOCUMENTS (m3-1815).

question de fond n'est ouverte ; il est constaté que NapoU'on n'a plus rien à nous demander; que nos rapports avec lui ne peuvent plus être qu'amicaux et tranquilles. On a émis le vœu d'une alliance; il est de notre difjnité d'attendre qu'on vienne à nous si on veut de cette dernière , et que nous rappelions avec fermeté les propres paroles de l'Empereur à la première occasion où il nous chercherait noise.

Celte occasion se présentera, elle peut se présenter bientôt; il est même dans la marche essentielle de la politique fran(;aise de la faire naître.

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