MES IDÉES RELATIVEMENT A LA RECONNAISSANCE DES BOIS
d'eSPAGNE ET DE NAPLES AU CONGRÈS d'eRFURT.
Septembre 1808.
lîii. Le but que je m'étais proposé au mois de septembre 1808 était le suivant :
1° Terminer toutes les questions relatives à nos armements ;
2" Offrir à ma Cour, par la recomiaissatice des nouveaux Rois, un moyen de nouer avec la France des relations plus amicales pour la forme; lui fournir, par les délais qu'on mettrait à cette reconnaissance , des moyens non moins précis de s'expliquer sur les intérêts {généraux de l'Europe.
J'ai atteint le premier de ces buts par la Note officielle de Champa[jny, qui déclara l'Empereur Napoléon complètement tranquillisé sur nos intentions envers lui, et qui mit fin à toute discussion sur les armements de l'Autriche.
On nous demanda par cette même Note la reconnaissance des Rois, comme un plaisir que l'on ferait à Napoléon, qui dans ce fait trouverait une garantie suffisante de nos intentions envers lui.
J'obtins une déclaration officielle et écrite ; je répondis par des assurances verbales des intentions amicales de ma Cour à la demande de la reconnaissance des Rois. J'acceptai comme définitive l'assurance de la fin de nos discussions.
Les conférences d Erfurt furent arrêtées à cette époque. Un incident d'une si haute importance devait influer sur les déterminations de ma Cour.