‹ Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle de Louis XIV et la régence (volume 2)Chapitre 368 sur 370 · Hippolyle de Béthune, né en 4603, moit en · texte numérisé non relu

Hippolyle de Béthune, né en 4603, moit en

6. Sainl-Simon revient souvent sur les prétentions de la maison de Bouillon. Voyez principalement la chapitre xxx de ce volume.

d'Escoubleau , absent, a voulu faire sortir de chez lui les Besançon*, disant qu'ils n'étoient pas gentilshommes. Ceux-ci ont menacé l'autre de coups de bâton. Le sieur d'Araboise, ci-devant gouverneur de Trin' en Piémont, puis de Lagny-sur-Marne durant le siège de Paris, a été admonesté de s'eii retirer, quoiqu'il ait eu pour père un maître des requêtes, et qu'il ait les armes de l'ancienne maison d'Amboise, qui est de six pals3 d'or et de gueules; ce qu'il a fait doucement. Le prince de Condé avoit prié du commencement quelques-uns de ses amis de n'y pas alhr; à la fin il les y a envoyés lui-même. Le bruit des Besançon fut dès samedi.

a Dimanche après midi l'assemblée fut chez le maréchal de L'Hôpital , et aussi ce jourd'hui lundi depuis huit heures jusques après dix , que fut apporté le brevet de la reine, par lequel elle abolit tous tabourets, entrées au Louvre et autres privilèges, concédés à qui que ce soit contre les formes ordinaires depuis l'an 1643 et durant la régence. On a voulu délibérer si Ton se contenteroit de ce brevet et s'il ne falloit pas une déclaration du roi enregistrée au parlement, et les uns étoient d'un avis, les autres d'un autre; mais le maréchal d'Estrées, l'un des présidents (car les maréchaux de France^ y président, et les sieurs de Maulevrier, Brèves et de Villarceau servent de greffiers), ayant dit que l'heure étoit passée est sorti et beaucoup de noblesse avec lui. Les autres sont demeurés en colère, disant qu'ils vouloient délibérer et qu'ils n'avoient que faire de ceux qui s'en alloient de la sorte. Mais le comte de Montrésor les a apaisés disant que jusqu'alors ils n'avoient rien fait que de bien, qu'ils ne dévoient donc pas finir par désordre et précipitation; que l'on attendît à demain que l'assemblée fût légitime et complète pour achever leur délibération; ce qui a été fait, et on nomma douze commissaires d'entre eux pour examiner Taffaire.

a Mardi 12 , l'assemblée de la noblesse continue pour la dernière fois. Le brevet de révocation des brevets des tabourets et entrées en carrosse dans le logis du roi, donnés à la comtesse de Fleix* de la part de la reine comme à une veuve de la maison de Foix, à la demoiselle de Brantes-Luxembourg^ , et aussi à !/I. de Bouillon comme prince étranger ,

i . Les seigneurs, dont il s'agit ici, étalent de la Tamille du Plessis-Besançon.

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