CHAPITRE XXI
Mépris d'Albéroni pour la détention de Molinez. — Ses réflexions sur la siiualion de l'Europe. — Son dégoût de Berelli. — Conduite et pensées de cet ambassadeur. — Inquiétude et avis de Berelti. — Différents senliments sur l'empereur eu Angleterre. — Manège intérieur de celte cour. — Même diversité de sentiments sur l'union établie entre le régent et le roi d'Angleterre, — Empressement et oiTres des ministres d'Angleterre au régent pour l'unir avec l'empereur et y faire entrer l'Espagne. — Saint- Saphorin employé par le roi d'Angleterre à Vienne; quel. — Son avis sur les traités à faire. — Roi de Prusse suspect à Vienne et à Londres. — Son caractère et sa conduite. — Ministres hanovriens dévoués à l'empereur, qui veut tenir le roi d'Angleterre en dépendance. — Complaisance de ce dernier à lui payer un reste de subsides , qui excite du bruit en Angleterre et dans le nord. — Hauteur de l'empereur sur Peterborough. — Secret profond de l'entreprise sur la Sardaigne. — Conseils du duc de Parme au roi d'Espagne. — Colère du pape sur l'accommodement signé en Espagne. — Contre-temps du Prétendant. — Adresse bardie d'Acquaviva. — Congrégation consultée favorable à Albéroni , contraire à Aldovrandi, qui excuse Albéroni sur la destination de la Hotte espagnole. L'entreprise de l'Espagne , au-dessus de ses forces sans alliés, donne lieu à beaucoup de divers raisonnements. — Albéroni se moque d'Aldovrandi et de Mocenigo. L'entreprise généralement blâmée , colorée de l'enlèvement de Molinez, — Vanleries et fausseté impudente d'Albéroni. — Inquiétude pour la Sicile. — Lo