‹ Mémoires complets et authentiques, sur le sièvle de Louis XIV et la Régence; (volume 2)Chapitre 145 sur 335 · CONDUITE DE LAFITAU · texte numérisé non relu

CONDUITE DE LAFITAU

donner l'évèché de Sisteron, à son extrême déplaisir. Il se plaignit anncrement. Il lui fàchoit beaucoup de cesser d'être personnage el libertin à son gré pour un aussi petit morceau et si reculé. Aussi voului-il refuser; mais il fut apaisé à force d'espérances, el quand il fut à Sisieron on l'y l;iissa. Les jésuites, dont la jxjlitique ne veut point d'evèques de leur compagnie, firent aussi les fâchés, mais dans le fond bien aise.s d'être défaits d'un drôle qui avoit su gagner l'indépendance el leur forcer la main. Avranches fut donné à un frère de Le Blanc, secrétaire d'État, qui étoit moine et curé de Dammarlin.

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