‹ Mémoires complets et authentiques, sur le sièvle de Louis XIV et la Régence;Chapitre 116 sur 348 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Plusieurs bonnes nouvelles. — D'Avaux ambassadeur en Hollande, au lieu de Briord, fort malade. — Les troupes Irançoises , introduites au même instant dans les places espagnoles des Pays-Bas, y anèlenl et désarment les garnisons hoUandoises, que le roi lait relâcher. — Flottille arrivée. — Chocolat des jésuites. — Phihppe V reconnu par le Danemark. — Connéiable de Castille ambassadeur extraordinaire à Paris. — Philippe V à Bayonne, à Saint-Jean de Luz; séparation des princes. — Comte d'Ayen passe en Espagne. — Duc de Beauvilliers revient malade. — Lettres patentes de conservation des droits à la couronne de Philippe V. — La reine d'Espagne abandonnée el reléguée à Tolède. — Philippe V reconnu par les Provinces- Unies. — Ouragan à Paris et par la France. — Mort de l'évêque-comte de Noyon. — Abbé Bignon, conseiller d'Élat d'Église. — Aubigny, évêque de Noyon. — Mlle Rose, béate extraordinaire. — M. Duguet. — M. de Saint- Louis retiré à la Trappe. — Institution d'un prince , par M. Duguet. — Helvétius à Saint-Aignan. — Retour du duc de Beauvilliers. — Cardinal de Bouillon à Cluni, restitué en ses revenus. — Exil du comte de Mellord. — Roi Jacques à Bourbon.

Plusieurs nouvelles agréables arrivèrent fort près à près. Le roi reçut de Milan un acte qu'on n'avoit pas, quoique connu : c'étoit l'investiture de Charles-Quint du duché de Milan et du comté de Pavie pour tous les successeurs tant mâles que femelles: la certitude du passage de ses troupes en Italie accordé par M. de Savoie en la forme qu'on désiroit, et un succès en Flandre qui tenoit de la merveille et très-semblable à un changement de théâtre d'opéra. Briord, ambassadeur en Hollande, étoit tombé dangereusement malade. Les affaires y étoient en grand mouvement. Il demanda par plusieurs courriers un successeur, et d'Avaux y fut envoyé. Les États, qui de concert avec l'Angleterre ne cherchoient qu'à nous amuser en attendant que leur partie fût prête, ne se lassoient point de négocier. Ils demandoient des conférences avec d'autant plus d'empressement que Briord étoit hors d'état d'ouir parler d'affaires. Le roi d'Angleterre faisolt presser le roi de les accorder. Quelque désir qn'';rit le roi d'entretenir la paix, il ne pouvoit se dissi-

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