‹ Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocese, continues jusqu'a nos jours avec addition de nouvelles preuves et annotationsChapitre 11 sur 122 · PHILIPPE DES ESSARTS · texte numérisé non relu

PHILIPPE DES ESSARTS

uio il 1496. formule suivant laquelle le pape eDleudoit donoor la paix a TËgiise ; elle fut lue en Chapitre le mardi 26 mars suivant (1), auquel on comptoit encore en France 1414. Des Mémoires sur ce concile portent que celui qui assisu de la part de l'évéque d'Âuxerre, opina comme le reste de la nation gallicane contre les vacances des bénéfices, et quod provideatur Domino nostro papœ et cardinalibus (2).

Philippe des Essaris eut le chagrin de voir le château de Régennes ruiné de son temps, ou du moins très endommagé. Trois ans avant sa mort se donna, proche Grevan, la bataille entre les François et les Anglois. L'année même (1426) qu'il mourut, il avoit reconcilié à la Charité-snr-Loire l'église paroissiale de Notre-Dame, dite Sainle- Croix , dans laquelle les nommés Guillaume Loiseau et Jean de Neuchâteau avoient assassiné Pierre Guibelin (5). Avant que de sortir du prieuré, il y donna acte aux religieux , le 10 mai, comme il n'avoit point prétendu entreprendre sur leur juridiction ; il mourut cinq mois après son retour le lundi 14 octobre, à neuf heures du matin.

Dès le même jour, on établit pour chanoines régalistes Michel du Bois et Simon Béchu. Ses funérailles furent faites le lendemain par Hugues des Noës, doyen ; il fut enterré dans le côté droit du chœur, proche la tombe de Gui de Mello , en tirant un peu vers la stalle du sous-chantre et vers la tombe de Piei^re de Momay (4) : il n'y eut point de tombe mise sur lui. Le dix-huitième jour du mois, Jean Prévostat, alors devenu pénitencier, Grégoire Yiteaux et Etienne-le-Bègue, chanoines, exécuteurs de son testament, promirent au Chapitre d'en donner copie et de payer deux draps d'or, l'un qui avoit couvert la chaise où il fut porté k sa nouvelle entrée , et l'autre qui avoit servi à mettre sur son corps après sa mort (5). Us s'engagèrent aussi k donner dix livres de rente pour fonder son anniversaire» conformément k sa dernière volonté. II fut aussi fondé dans la collégiale de Notre- Dame-de-la-Cité (6), pour la somme de vingt livres, une foia payée.

(1) Regitt. CapU,

(2) Thés, anecd^ t. S, p. 1557.

(3) Cartul. Cariî., p. 59.

(4) Ex HlMTO succentor.

(5) Ces deux tapis furent évalués cent douze Uyres.

(6) NecrolB.M.

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QUATRE-YINGT-ClNQUiÈMB ÉVÊQUE d'àUXERRE. 47

Comftie Philippe des Essarls avoit été nommé Fun des exécuteurs testamentaires du roi Charles YI par acte du 25 octobre 1422, un autre fut mis en sa place après sa mort (2) : il avoit conféré , au mois de janvier 4417, \k son frère, Charles des Essarts, une prébende de Téglise d'Àuxerre vacante par le décès de Jean Vivien Tainé (5) ; mais Charles mourut à Âuxerre le 4 juillet 1420, laissant vacante avec son canonicat la dignité d'archidiacre de Soissons. Selon nos registres (4), ce Charles des Essarts étoit natif du diocèse de Meaux. Le lecteur, curieux de quelques particularités peu connues touchant Philippe des Essarts, les trouvera dans l'histoire des grands officiers de la couronne, k l'article des grands bouteillers de France, où Charles des Essarts, dont je viens de parler, est oublié.

f SIOILLVH CAPITVLT SANCTI OERMANI AVTISSIODOH.

Sceau de Tabbaye de Sainl-Germain d'Auxerre, an 1335.

(I) Preaves Ue Thist de Paris, t. 2 , | W /?^flf. Cap. 25, Janwar. 1417. p. 587. I (3) làid, 1420, 29 maii et }ijul

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