‹ Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocese, continues jusqu'a nos jours avec addition de nouvelles preuves et annotationsChapitre 46 sur 122 · QUATRE-VINGT-DIX-NEUVIÈME ÉVÉQUB D^AUXERRE · texte numérisé non relu

QUATRE-VINGT-DIX-NEUVIÈME ÉVÉQUB D^AUXERRE

semaine da pain k la porte de son palais , k tous les pauvres qui se leai ^ iw. présentoient, il ordonna qu'on le fit trois fois; outre les aumônes qu'il répandoit secrètement par les mains des curés, religieux et dames de charité. S'il témoigna ainsi son amour pour les pauvres, il n'oublia pas non plus d'aider de son crédit les personnes affligées ou qui étoient mal dans leurs affaires, surtout celles qui étoient de la ville. Il interposa souvent pour cela Tautorité de sod frère devenu garde-des-sceaux en 1635 et chancelier en 1655. Le clergé diocésain , connoissant son inclination à rendre service, le pria de lui être utile dans les assemblées du clergé de France, et la communauté des habitants le supplia souvent de parler pour elle au conseil du roi. La confiance qu'elle avoit en lui la porta mémek le choisir (1) pour arbitre dans une affaire purement temporelle qu'elle avoit contre les courtiers de vin (2). Entre les choses qu'il obtint à l'assemblée du clergé, tenue à Paris l'an 1655, une des plus utiles pour son diocèse fut que Pévéque de Bethléem auroit du clergé de France une pension de cinq cents livres , moyennant quoi il ne célébreroit plus d'ordination dans la chapelle de l'hôpital de ce nom, au faubourg de Glamecy. Le clergé se porta k cette gratification, sur ' les plaintes que l'évéque d'Auxerre fit d'André de Sosée, titulaire de cet évêché, qu'il accusa de recevoir des présents de ceux qu'il ordonnoit. La déroute qui arriva la même année à Dôle , en Franche-Comté, yif . troubla un peu sa joie; mais, heureusement, les frayeurs ne furent pas de longue durée. On voit , par les mémoires de ce temps-lk , que l'évéque d'Auxerre n'eut pas plutôt appris le retour de M. d'Orléans de Flandre, qu'il consenjlit avec plaisir qu'on fit un feu d'artifice audessous de ses fenêtres , sur la rivière d'Yonne , le 21 octobre , et qu'il en fut spectateur.

Depuis longtemps il n'y avoit eu de dédicace d*église dans le diocèse. Le nouveau prélat en fit deux dans ses visites de l'an 1654. Celle de l'église du village de Saint-Privé, à l'instance d'Edme Berault, chanoine, qui en étoit curé, et celle de l'église des Récollets de Clamecy, Comme le goût de Tanliquité ecclésiastique n'étoit pas entièrement perdu, l'autel qu'on le pria de consacrer a Saint-Privé, consistoit en

{1 ) <2 febr. 1635. | (2) Ou Couraliers.

ifisi k 1697. ^°^ ^^^1^ ^^'^ ^^ pierre sous laquelle on avoit laissé uue espèce de tombeau pour y renfermer une petite capse de reliques de martyrs (1). Deux mois avant cette cérémonie, notre prélat avoit été ï Nevers, où il avoit sacré Rustache de Chéry, chanoine trésorier de Nevers, en qualité d'évéque de Philadelphie, pour servir de coadjuteur ^ son oncle, évéque du lieu. Ce que Dominique Séguier fit k Âuxerre, dans Téglise de Saint-Germain, les années 1654 et 1656, fut bien aussi solennel qu'une dédicace et qu'une consécration d'évêque ; je veux parler de Fouverture de tous les tombeaux de cette église, que dom Georges Viole, prieur du monastère, le pria de faire, afin de confirmer l'opinion où le public étoit dans Âuxerre, que les huguenots n'avoient point ôté les ossements des tombeaux de pierre, qu'ils ne les avoient pas profanés , mais qu'ils s'étoient contentés de jeter par terre ceux des saints qui étoient enchâssés précieusement pour emporter le métal des châsses. Comme le procès-verbal de cette visite a été imprimé en 1714, au bout de l'histoire des cryptes de celte église, je n'en dirai rien davantage. On peut y voir les distractions qu'il fit alors de quelques ossements de ces saints. Aussi zélé pour la réforme des maisons religieuses que pour la régularité des ecclésiastiques séculiers de son diocèse, il introduisit, l'an 1655, la réforme des chanoines réguliers de Sainte-Geneviève dans l'abbaye de Saint-Père d'Auxerre (a) , et il transféra, suivant l'intention du Concile de Trente, les religieuses Cis^

(1) Les choses étoient ainsi selon les anciennes règles, et persistèrent d'y être jusqu'en l'an 1710, qu'un missionnaire, plus pieux qu'éclairé, changea la forme de cet

autel, fit ôtër la capse de plomb, et substitua au-dessus de la véritable table de l'autel une petite table portative.

(a) Depuis les guerres civiles, l'état des monastères avait été eo décadence de plus en plus. Une réforme profonde y était devenue nécessaire. L'abbaye de Saint- Germain , dont la réputation était trcs-compromise; reçut la réforme des Bénédictins de Saint-Maur par les soins de son abbé 0. de Bellegarde, en 1629. Celle de Saint- Père où restait un très-petit nombre de moines dissolus, fut restaurée comme le rapporte Lebeuf. Un auteur manuscrit , probablement moine à Saint-Père, raconte en gémissant que l'on y commettait des excès si ciïroyables et des crimes si énormes, que les cheveux se hérissaient à y penser seulement. {N. d. B,)

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terciennes de l'abbaye des Iles, dans la ville, le 25 août 1656 (a). Il )6m ^ mst. auroit bien souhaité faire revenir les Bénédictines de Saint-Julien dans leur ancien monastère du faubourg d'Âuxerre; mais comme cette maison u'étoit pas encore remise en état depuis les -dernières guerres civiles, il se contenta de visiter leur maison de Gharentenay, où elles étoient retirées, et il y confirma les règlements de François de Donadieu, son prédécesseur. La communauté des Ursulines, instituée dans Àuxerre du temps du même prélat , alloit toujours en augmentant soùs l'épis- Gopat de Dominique Séguier. Le plan ayant été arrêté pour leur bâtir une église, il y fit mettre la première pierre par André Percheron » son vicaire-général, le 4 mars 1656. Voulant inspirer de l'émulation dans le nouveau collège établi depuis douze à treize ans, il ne refusa pas d'assister a une tragédie de saint Maurille d'Angers , qui y fut représentée Fan 1655, le 4 septembre , et le même jour il fit lui même la distribution des prix. C'est ainsi que cet évéque se prétoit à tout. Il ne se fit aucun nouvel établissement de religieux mendiants sous son épiscopat. On sait seulement qu'il avoit résolu d'établir des Jacobins k Briare; mais sa translation, àMeaux, renversa ce dessein. Parmi les collégiales de son diocèse , aucune ne produit de règlements faits de son autorité, que celle de Gien dont il éteignit les sept chapellenies, qui étoieut presque toutes abandonnées , pour les réunir à perpétuité à la mense capitulaire, à condition que le Chapitre en accompliroit les charges, et que le revenu seroit appliqué k l'entretien d'un maître des enfants de chœur. On a vu ci-dessus (1) que, pour une semblable union (le bénéfices, faite en 1456 à la même collégiale , il fut besoin du consentement du Chapitre de la cathédrale. Ici il ne parut qu'une simple requête des chanoines de Gien et une enquête signée par le curé de

(1) Page 68.

(a) Les religieuses de Gien, établies eo 1629, obtinrent en 1636 des lettres-patentes de confirmation. — Arch. de ITonne. -— —

A partir de cette époque le couvent prit une importance réelle. Il y avait 28 religieuses en 1644 quoique les bâtiments ne fussent pas achevés. Le couvent sortait de celui d'Auxerre et Tévéque en était le supérieur. {N. d. E.)

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lesi k 1687. Gien-le-Vîel, el, en conséquence de ces deux pièces, le prélal fit la suppression le 13 avril 1635. Etant allé Tannée suivante visiter la même église collégiale , il y fit quelques statuts par lesquels on apprend entr'autres que Tusage de l'église cathédrale étoit alors de ne prendre les habits d'hiver qu'aux matines du second jour de novembre. On y voit aussi qu'il y avoit eu des fonts baptismaux dans la même église collégiale jusqu'à l'an 1561 ou environ, que les calvinistes les détruisirent. Ces règlements sont du 15 septembre 1654.

Dans le peu de temps qu'il posséda Tévêché d'Auxerre, il ne laissa pas d'y faire quelques changements dans les bâtiments qui eo dépen* dent. Outre son palais épiscopal d'Auxerre, il voulut toujours avoir deux châteaux en état de le loger, savoir : Régennes et Vàrzy. Tout étoit chez lui d'une propreté qu'on n'avoit point encore vue sous les évéques

H pçécédents ; et pour l'entretenir, il se donnoit là peine de visiter chaque jour tout son palais épiscopal. Son château de Varzy ne lui fut pas plus indifférent qu'un autre ; il alla y résider quelque temps en l'an 1655, et il conféra les Ordres dans l'église du lieu. Cette terre lui produisit, la même année, une somme très-considérable, par la vente qu'il fit d'un bois de haute-futaie (1) ; mais comme il avoit suivi en ce point un nou-

. veau plan , et que non-seulement il n'en avoit point donné avis à ceui avec qui les anciens évéques conféroient en pareil cas , mais même que cette vente avoit été faite par un de ses domestiques à l'insu des officiers du roi , il fut obligé, neuf ans après, à rendre nne partie des profits à son successeur. Il aima cependant Régennes plus que tous les autres endroits de son évéché ; il y renouvela et augmenta les allées d'arbres que son prédécesseur avoit plantées, fit élargir le fossé de l'entrée , fit faire les passages de communication des chambres basses au jardin , et remettre en bon état l'appartement qu'avoit bâti le cardinal de Lenoncourt. La première réparation qu'il ordonna dans son palais épiscopal d'Auxerre, fut blâmée avec raison. A la persuasion d'un chanoine, il fit détruire, en 1655, la chapelle du titre de Saint- Nicolas , que Gui de Mello avoit fait bâtir près de quatre cents ans

(1) Cette vente fit dire alors en commun 1 fort bien à jouer du haut-bois. proverbe : que Vét^éque d'Auxerre entendoit |

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auparavant (1 ) , et il fit pratiquer, au dedans de cette chapelle, différentes 1^3^ ^ ^^^ chambrch et cabinets. Mais la seconde réparation fut généralement approuvée. Il aimoit les fleurs jusqu'à vouloir avoir des roses de dix-huit façons. Le jardin de Tévéché étoit trop petit ; il songea à Tagrandir, et il fit faire à neuf les terrasses en 1656. Ayant eu besoin pour cela d'acheter quelques faisons, le Chapitre lui en céda une pour plusieurs arpents de prés situés proche Âoxerre , qu'il donna en échange. La même année , il reçut à foi et hommage Jeanne Chevalier, pour le fief d'Alligny. C'est le seul acte de ce(te nature qui soit venu a ma connoissance. II jouissoit alors de Fabbaje de Saint-Jean d'Amiens, que le roi lui avoit conférée après la mort d'Antoine Séguier, conseiller au parlement de Paris, son cousin germain, arrivée le 17 août 1655. mais quoiqu'il eût rendu le palais épiscopal d'Âuxerre très-agréable, deux ans après , il se détacha de cette demeure , comme on verra cidessous.

Toat le commencement de l'année 1657 se passa avec des démonstrations de son attachement ordinaire pour le clergé . et le (peuple d'Âuxerre. Dès le mois d'octobre 1656, il avoit résolu dé faire élever un trône pontifical dans le côté gauche du sanctuaire de la cathédrale (2), a l'opposite de l'ancienne chaire renouvelée par Jacques Âmyot. Mais comme le Chapitre laissa le tout k sa disposition , au lieu d'ériger ce nouveau trône, il fit transporter, en 1657^ celui de l'évéque ' Âmyot, du côté droit au côté gauche , se contentant qu'on l'élevàt un peu plus qu'il n'étoit, et qu'on en ôtât.la balustrade; et depuis qu'il eût fait cette translation du trône, ce prélat ne monta pas*une seule fois dedans. C'étoit de son temps qu'on avoit orné de nouvelles statues et autres sculptures la chapelle de Notre-Dame-des-Vertus , proche la cathédrale ; et il y avoit contribué considérablement. Après avoir favorisé l'établissement d'une confrérie dans cette chapelle, par les indulgences qu'il obtint d'Urbain YIII , en 1655, et par la publication qu'il en ordonna dans tout son diocèse , il consentit à la suppression de celle de

(1) On peut juger qu'elle étoit très-belle et très-éclairée par le reste gothique des pierres sculptées qui soutenoient le vitrage

qu'on voit encore du côté de Torient , à cftté de la grande salle.

{^)Reg.CapiLMoct. 1636.

1631 il 1687.

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saint Âleiandre, qai étoit établie depuis qaelqaes siècles dans la chapelle du fond de la même église. Il ordonna, au mois de mars 1657, que cette dernière confrérie ne subsisleroit plus que dans les seuls enfants de chœur (1). Il témoigna à cette occasion le désir qu'il avoit d'augmenter le nombre de ces enfants (2), et il offrit même pour cela une rente annuelle outre leur habillement. Ce fut apssi peu de temps après (3) qu'il donna un dais ^ Téglise, et qu'il témoigna le dessein qu'il avoit de faire une dépense considérable au grand autel. Toutes ces marques d'affection envers le Chapitre achevèrent en ce temps^là de lui en gagner la confiance ; de sorte qu'au mois de mai on le prit pour arbitre de plusieurs procès que le corps avoit contre quelques particuliers. Un chanoine très-zélé pour le rétablissement de Ta bibliothèque du Chapitre, entièrement dissipée par les calvinistes , avoit obtenu, l'année précédente, permission d'employer la salle du petit chapitre à ce rétablissement (4), et il se flattoit d'être secondé du crédit du prélat auprès du chancelier, son frère , grand amateur des livres et des savants. Peut*^tre même que la bibliothèque de l'évêque, qui contenoit déjà beaucoup de volumes de celle du chancelier, auroit été un jour réunie à celle-là, et que le petit chapitre se trouvant bientôt trop étroit pour contenir les livres , on auroit cédé la grande salle qui auroit formé un vaisseau de bibliothèque magnifique. Mais tous ces beaux desseins s'évanouirent dès la fin de Tété 1637. Le bruit se répandit au commencement du mois de septembre, que le roi tiroit Dominique Séguier de l'église d'Auxerre pour le transférer k Meaux. Il en donna lui-même avis au Chapitre par sa lettre datée de Paris le 4 septembre, ajoutant qu'il ignoroit quel seroit son successeur. Comme il resta alors à Paris, il y assista au sacre d'Alain de Solminihac^ évêque de Cahors (5), fait à Sainte-Geneviève, le 27 septembre ; et il fut l'un des coopérateurs. On ne sait pas si sa translation k Meaux avoit été fort de son goût; mais il parut, par la suite, qu'il n'en étoit pas trop content. Il lui fut facile de se consoler par le voisinage de Paris, par celui de la cour où sa qualité

(1) Reg, Capiu 9 martii 1637.

(2) Ibid 27 /c6r. et 0 marHi.

{3)Ihid. 15 mail.

(4) Reg. Cap, 1636, 20 sept — Voy. le» Preuves, t. iv.

(5) Gall. Chr. nwa.

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de premier aumôaier le demandoil souvent, et par Thonneur qu'il lesiitiesT. a?oit de voir facilement le roi au château de Monceaux , à deux lieues de Heaux. Quoiqu'il en soit de la cause de cette translation à laquelle il donna peut-être lui-même occasion, la lettre quMl écrivit au Chapitre d*Auxerre portoit expressément que le changement d'église ne changeroit jamais son affection envers la compagnie. En effet, il aima toujours Féglise d'Auxerre quoiqu'il en fût éloigné , et il imita en ce point H. de Donadieu.

n quitta donc Âuxerre au grand regret du clergé et des habitants, et principalement de ceux qu'il avoit mis en place. Le plus considérable fut Pierre le Venier, prêtre du diocèse du Mans, qui avoit été fait pénitencier de son temps, et qui depuis composa son ^pitaphe telle qu'on la lit dans la cathédrale de Meaux. Quelques-uns ont aussi cru qu'il avoit eu beaucoup de part k attirer à Âuxerre Edme Amyot , docteur de Sorbonne, qui fut reçu doyen en 1652 et chanoine en 1635. Mais c'est une chose douteuse. Il est certain qu'il estima ce doyen, qui vécut d'une manière paisible sous son épiscopat. Gomme Dominique Séguier aimoit les cérémonies d'église, il en avoit chargé spécialement un nommé Martin Marinel, prêtre du diocèse de Goutances, ci-devant aumônier de François de Gondi , archevêque de Paris , qu'il fit chanoine de Notre-Dame-de-la-Gité , puis de la cathédrale. Ge fut lui qui procura l'édition du pontifical romain pour les ordinations sans aucun renvoi. Gependant, le prélat ne négligea point le pontifical auxerrois de François de Dinteville, dans les cérémonies publiques, ni dans celles où le Chapitre assistoit.

On peut lire, dans la nouvelle Histoire de l'Église de Meaux, ce qu'il fit pendant les vingt-deux années qu'il en tint le siège épiscopal. Ge fot en celte ville qu'il signa, en 1642 , le 29 avril , le procès-verbal de la visite qu'il avoit faite des tombeaux et des reliques de l'abbaye de Saint-Germain.

Il mourut à Paris , l'an 1659, le seizième mai, jour de 1a fête du premier évêque d'Âuxerre, auquel il avoit toujours eu une singulière dévotion aussi bien qu'à saint Germain. Les chanoines d'Auxerre, informés de sa mort, conclurent , le 23 du même mois, de faire un service magnifique pour le repos de son âme , et il fut célébré au mois Il 16

inoi h 1637. ^^ j">" suivant (1), avec convocation des corps et oraison funèbre qui fut prononcée par Dom Gabriel Sonyn, prieur de Tabbavede Saint- Germain.

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