Cartul Capit.y fol. 96. | (4) Cart. Cap., f
DE l'église d'auxerre. 469
même église dont il fut exécuteur avec frère Pierre de Mailly/ sousprieur des Jacobins, selon un acte de 1265.
YiNCEirr, scolastique d'Âuxerre, fonda la chapelle de Saint-Vincent, au cloitre. Il n'est connu que par là. On ne sait point précisément Tannée de cette fondation. Il entra ensuite dans TOrdre de Saint- Dominique, comme quelques autres dignitaires d'Ânxerre (1).
Guillaume le Cerf, chanoine d'Âuxerre, se trouve présent en 1296, i l'hommage rendu k l'évoque d' Auxerre par Louis » comte de Nevers (2). Il est pareillement témoin, en 1504, à l'abbaye de Saint-Julien-lez- Auxerre, dans l'accord du Chapitre avec les gens de Chichery, dont le même prélat donna acte en ce lieu. Il y est désigné ainsi : GuilMmus Cervi scolait%m$ (5). Sa mort est marquée au 6 novembre dans le Nécrologe de Notre-Dame-de-la-Cité.
Guillaume de la Ripe, sorti de l'ancienne et noble famille de ce nom, au diocèse d'Auxerre, fut l'un des exécuteurs du testament de Pierre de Hornay, évéque, mort en 1506.11 est qualifié scolastique dans l'acte de réunion de la chapelle de Saint-Germain k Técolâtrerie de l'an 1507, et l'évêque Pierre deBelleperche l'en investit en lui donnant son anneau. Depuis ce temps-là, il se trouve nommé dans les partitions du Chapitre du 1®' mai 1512, aussi bien que dans la procédure du prieuré de Saint- Eusèbe contre Guillaume Meschin, dont il fut arbitre en 1515. De plus, il est nommé dans le registre du dénombrement des fiefs du comté d'Auxerre, aux années 1515 et 1516, pour ce qu'il possédoit à Courson.
Michel de Villebreme est qualifié scolastique et chanoine dans un titre du cartulaire du Chapitre de l'an 1524.
Jean de Vernot est mentionné comme scolastique d' Auxerre dans le Nécrologe de Notre-Dame-de-la-Cité. Il vivoit en 1542, selon un acte qui regarde une image du roi Jean (4).
Jacques Clément se trouve nommé avec le titre de pénitencier, dans un traité de 1557. C'est l'acte d'accord entre l'évêque Jean d'Auxois et
:l) Ci-dessus, pag 432. j l3) CartuL Capit, fol. 427
.2) Voy. Preuves, n" 247. . | (4) Voy. Preuves, t. iv.
470 SCOUSTIQUES ET PÉNITENCIERS
le Chapitre, (ouchaot les droits de justice. Ce fut lui que ce prêtai en investit au nom du Chapitre. Son anniversaire se céiéhroit au mois de mai, dès Pan 4569.
Jean L'Asne porte le titre de pénitencier dans un compte de Tâo 1569. Un autre monument de l'an 1587 parle de lui comme étant alors décédé. Comme ces titres sont en latin , son nom y est exprimé par Jahanneê Aiini, le surnom étant au génitif, selon Tusage de ce temps-là.
Pierre Boileau étoit revêtu du titre de pénitencier au moins dès l'an 4589. Mais il ne vécut pas longtemps après, et il mourut Tannée suivante qui est celle de la date de son testament, dont une expédition de 4591 le déclare mort. Il avoit désigné sa sépulture dans la cathédrale, au bas des degrés du chœur qui conduisent à la sacristie; et il vouloit que le célébrant et ses ministres s'arrêtassent tous les jours sur sa tombe, ]>oor y prier en retournant de l'auteL II descendoit des Boileau de Paris, déjh connus du temps de saint Louis.
Etienne Haguin ou Mauguin est reconnu pénitencier dans les registres du Chapitre de Tan 4597 (a) et 4598, au 48 mars. On lui donne aussi la même qualité k la clôture du compte des deniers publics de la ville, à laquelle il assista en 4400. 11 s'adressa an pape Benoit XIII, Inl marquant la modicité de son revenu, qui n'alloit pas MO livres, outre sa prébende. Ce pape accorda k l'évéque Michel de Creney, en 1409, de lui réserver 400 livres sur quelque bénéfice vacant ou prêt \k vaquer. Son mérite le fit choisir la même année pour présider au Chapitre, h cause que le doyen étoit devenu sourd, et il fut installé pour cet effet, entre le doyen et Farchidiacre, le 2 mai. 11 monrut le 10 novembre
Jean Piqueron, se faisant recevoir pénitencier, prétendoit ne point devoir de droit ; ce qui fut réglé par la suite. On le trouve présidant aux Chapitres généraux de l'an 4444, pour l'absence des antres dignités. Il mourut an mois de janvier 4448.
Jean Prevostat fut pourvu, le 49 janvier 1418, de la pénitencerie.
(a) Il flgure dans un acte testamentaire db 1306> de Jean d'Ormoy^ ancien chanoine d'Auxcrrc. (N. d. E,)
DE l'église dauxerrb. 47 f
o'éiaol qaechanoioe de Nolre-Dame-de-la-Cilé, secrétaire ei comnieosal de Tévêqae Philippe des Essarts. Il s'éloii mis en règle, avaol sa réception, sur le droit qu'il avoit touIu disputer à l'exemple de son prédécesseur; et il se fit recevoir deux jours après, savoir le 24 juillet 1419. Ce fut lui que Farchidiacre attaqua, en 1425, sur des droits honorifiques. Il mourut pendant l'hiver de Tannée 1428, puisqu'au 10 janvier il est fait mention de la vente de sa maison, comme vacante par son décès*
Jean Guesdat fut reçu h la pénitencerie après la mort du précédent, selon un compte de fabrique.
Jean Mal voisin étoit pénitencier en 1458, selon un hail à vie du 9 novembre, d'un bien dépendant de la chapelle Saint-Germain anbexée à sa dignité.
Jean Gomin, en qualité de pénitencier et chanoine, signa la reddition d'un compte de la maladrerie de Sainte-Marguerite, proche Auxerre, 'an 1445. Il fut député la même année avec son prédécesseur, qui étoit devenu trésorier, pour faire un traité avec les habitants d'Àuxerre. Il fut gouverneur ecclésiastique de Thôtel-de-ville, en 1446 (1), et paroit cette année k la tète d'un accord des bourgeois avec les vignerons sur les travaux des vignes. Il avoit été autrefois trésorier du Chapitre de Notre- Dame-de-la-Cité.
Jean de Pernant étoit pénitencier dès Tan 1450. 11 a cette qualité dans la note du fabricien, au sujet du droit de chape qu'il paya cette année pour sa réception k une prébende canoniale. On lit de lui ce qui suit, dans un compte de la ville (2) : « À Jean Riote sergent xx sols » pour avoir mis k exécution certain cas de nouvelleté prins et obtenu » au nom des habitans contre le pénancier d'Âucerre, maître Jehan
> Prenant, h cause de certain droit qu'il vouloit lever et exiger sur les
> enfans étant à l'école dudit Aucerre, contre lequel exploit les doyen 31 et Chapitre d'Aucerre se sont opposés, et est le procès pendant par- I» devant le bailli d'Aucerre. > Mandement et quittance, mars 1455. Il quitta la pénitencerie quelques années après, réservant sa prébende sans
(1) Cartul. Urbis, fol. 51. | (2) Comp. Job. Quoquart, 1453.
à^^ SCOLASTIQUBS ET PÉMITENaERS
résider, ainsi qu*il paroit au 1 *' octobre i 459, où il est qualifié aumônier (lu roi. Le Nccrologe de Notre-Dame-de-Ia-Cité fait de lui un grand éloge au ... avril : c Obiit inagister Johannes Pernaud canonicus eccle- > sie Autiss. confessor et eleemosynarius Domini uoslri régis Karoli » VIL > On ajoute qu'il avoit donné 52 écus d'or pour y fonder soo anniversaire. Pernand, dont il tiroit son nom, est un village proche Soissons. Il étoit, en 1468, chanoine de Saint-Marlin de Tours, et prévôt de Vacema dans cette église, lorsqu'il permuta sa prébende d'Âuxerre pour une chapelle dans la collégiale de Saint-Venant de Tours.
Guillaume Pion, natif de Crevan, selon l'acte de sa réception à on canonicat du 9 août 1419, fut fait pénitencier vers l'an 1455 ou 1456. Il paroit sous ce titre dans le traité que le Chapitre fit en 1458, le 8 novembre, avec Tévéque Pierre de Longueil. Il mourut au commencement du mois d'avril 1464.
Pierre des Portes, prêtre, maître ès-arts, bachelier ës-lois et chanoine d'Âuxerre, cousin de l'évèque Pierre de Longueil, eut des provisions de la pénitencerie le 22 août 1464, et ne se fit recevoir que durant Tété 1466. Ce qui fit que Pierre de Longueil, évèque, conféra la même année h rectorie des grandes écoles, la pénitencerie étant vacante. Il est qualifié archiprélre d'Auxerre dans un acte du 26 juin 1454 (i). Il étoit secrétaire de Tévéque ou scelkur^ en 1455 et 1459 (2) ; il continua de demeurer avec lui comme il paroit par sob privilège au 1*' octobre de toutes les années suivantes, et fut son exécuteur testamentaire. Il avoit en 1488 un procès touchant un pré dépendant delà cufe Saint'-Amand attachée k sa dignité, lequel fut réglé par arbitres le 51 juillet. Il vécut apparemment jusqu'en 1495, qui est l'année où on lui trouve un successeur.
Jean Sauljot, natif de Cosne, au diocèse d'Auxerre, fut reçu à une prébende etk la pénitencerie en 1495 (5). Il résigna sa dignité en 1512 au suivant, et fut reçu doyen.
(1) Voy. Preuves, n. 368. I (3) Ex Compui,
(9) Ibid'. n. 369 et 37i. |
DE l'église d'auxerre. 475
Pierre Sauljot, pareol du précédent, fut reçu le 25 mai 1512 à la dignité de pénitencier. Par un titre de 1526» il parolt qu'il attaqua Jean le Roy de Prêtre, maître de la petite école de Saint-Père, a cause qu'il ne tenoit pas de lui son institution. Il agissoit le 8 juillet 1528, comme curé de la paroisse de Saint-Âmand, annexée a sa dignité contre Pierre de Piles, chanoine et curé de Treigny. Dans l'acte capitulaire qui fait mention de sa mort arrivée le 24 août 1557, il est qualifié curé de Fulvy et annexes, savoir : Yiiliers-les-Hauts et a Meruriacum. > Il avoit aussi été trésorier de Notre-Dame-de-la-Cité.
ETiEifitE LE Muet, prêtre, licencié ès-lois, prit possession du canonicat et delà pénitencerie, avec la cure de Saint-Amand, son annexe, le 4 septembre 1557, par provisions du 24 août, datées de Régennes. Il résida peu sur la fin de sa vie. Il étoil encore pénitencier en 1561, selon le procès-verbal de la coutume. Il fut quelque temps prieur d'Ândrie. Il étoit seigneur de Corbelin et autres lieux, et fut Tun des plus riches ecclésiastiques de son temps. J'ai vu des copies de baux qu'il fit en 1559 et 1556, de quelques pièces de vignes situées au finage d'Auxerre, lieu dit Cry, dépendantes de la pénitencerie (1). Il mourut le 6 novembre 1566, et fut inhumé devant la chapelle du pénitencier.
Gaspard Damy l'ainé, du diocèse de Châlons, déjà chanoine, oiBcial et vicaire-général de l'évêque, quitta la lectorie pour la pénitencerie dont il fut pourvu par M. de Macheco, vicaire général , le 2 décembre, 1566. Il mourut le 6 janvier 1575.
Jacques de la Halle, prêtre du diocèse de Langres, docteur de Paris, déjà chanoine théologal depuis l'an 1550, ou environ, fort connu par ses missions contre les novateurs, fut reçu le 14 février 1775 a la pénitencerie. Il fut aussi curé d'Oisy. J'ai vu la copie d'un titre du 19 novembre 1575, où il est nommé à cause d'une vigne de la pénitencerie située en Morot. Il décéda le 14 décembre 1575. On l'appelait vulgairement de Aula^ ou notre maître de la Halle (2).
(1) Exlibro Chaucuard succent. i p. 942, a remarqué que ce furent ses éco-
(2) Du Boullay, t. vi, Hist. Univ. Paris, | liers, au collège de Navarre, qui lui chan-
474 SGOLASTIQUES ET PÉNITENCIERS
Etienne Besnier, prélre du diocèse du Mans, docieur de Paris, succéda au précédeot dans la ihéologale et pénitencerie, ayant eu des provisions de M. Âmyol datées des Quinze-Vingts le 28 décembre i575, et fut reçu le 18 juin 1576 ; mais il en fit démission dès Tannée suivante.
Denis Perronnet, natifdeMelun, fut le successeur d'Ed me Besnier. Etant entré dans TOrdre des Carmes, il s'éloit fait passer docteur en théologie. Il devint habile prédicateur, et fut théologal à Périgueui, d'où il se retira dans ie temps du massacre de Tévéque Pierre Fournier, et vint trou ver Jacques Âmyot, évéque d'Âuxerre, son compatriote, qui le pourvut du canonicat et pénitencerie vacante par la démission du précédent; il fut reçu le 6 septembre 1577, en exhibant un certificat de M. Ârnauld de Pontac, évéque deBazas, comme c'étoit avec la permission du pape Pie V qu'il étoit sorti de l'Ordre des Carmes. On peut voir ce qui est dit de lui dans THistoire de M. Amyot (1 ) dont il fut vicairegénéral. Il demanda en Chapitre, le 22 novembre 1602, que l'on consentit à la désunion de la cure de Saint-Amand de la pénitencerie, pour unir en place celle de Treigny, et il vint k bout de ce changement II mourut k Auxerre en 1610. Outre ses sermons qui ont été imprimés à Paris et ailleurs, en plusieurs temps, iliit imprimer à Auxerre eu 1609 l'écrit d'Arnold, abbé de Bonneval, surTouvrage des six jours.
Edmb Thierriat, fils de Gilles Thierriat, prévôt d'Auxerfe, eut la pénitencerie par résignation du précédent Tan 1609. Il fut gouverneur ecclésiastique de l'Hôiel-de^Ville en 1615 et 1614. Il posséda aussi quelque temps la chantrerie de Notre-Dame*dc- la-Cité. Il quitta la pénitencerie en 1654, et accepta un canonicat de Varzy avec la chanircric de la même église. Il mourut en avril 1642.
Pierre Roulé, prêtre du diocèse d'Amiens, docteur de Sorbonne
gèrent son nom de Bulaluigon en celui de Àula\ei qu'il obtint permission' que ce nom lui restât. Daronius le cite en ses Annales sous ce même nom. Sa réputation le fit qhoisir par le Chapitre d*Auxerre, le 6 sep-
tembre 1561 , pour corriger et abréger le Martyrologe particulier de la cathédrale, avant qu'on le récrivit.
(1) Ci-dessus, p. 180.
DE l'église d^auxerre. 475
parvint k la pénitencerie d'Auxerre par permutation avec le précédent, elfut installé le 1®' juillet 1654 (1). Il permuta au bout de deux ans avec celui qui suit.
Pierre le Yenibr, prêtre natif de Trou, au diocèse du Mans, licencié en droit canon, qui avoit été professeur de rhétorique à Paris au collège de Navarre, étoit titulaire de la cure de Saint-Georges du Rosey dans le Maine, qu*il permuta pour la pénitencerie d*Âuxerre, h laquelle il fut admis le 15 septembre 1656. Etant fort dans le goût des embellisse-* ments, il fit peindre ainsi qu'on voit aujourd'hui la chapelle où le pénitencier exerce ses fonctions (2). Les nouvelles hymnes du bréviaire d'Âuxerre de Tan 1670 étoient de lui. On n'a conservé dans celui de 1 726, que celle qui commence par ces mots : <c 0 novam pugnâ stupendà » martyris victoriam. > Il y a plusieurs de ses poésies dans les Recueils de Mercier, professeur de Navarre. Il mourut h Auxerre le 11 octobre 1669, Agé de 85 ans, léguant à Féglise tous ses ornements et vases sacrés dont on se sert encore pour la messe de son anniversaire. Il est inhumé dans la nef devant le crucifix.
Jacques Pavin, prêtre, neveu d'André Percheron, archidiacre de Puisaye et natif du diocèse de Tours, eut la pénitencerie aussi bien que le canonicat du précédent par résignation en conr de Rome. Il fut installé le 14 mai 1669. Il décéda en 1694 le 51 juillet.
François du Pré, prêtre, fut reçu pénitencier le 14 septembre 1694. Il en fit démission l'année suivante.
Jean Marie qui étoit lecteur, fut installé pénitencier le 11 août 1695. Il fut aussi vicaire-général d'André Colbcrl et de son successeur. Il est mort en 1751 au mois de mai.
François Monnot de Mannat, né à Baguaux près Donzy, chanoine depuis Tan 1716, prit possession delà pénitencerie le 25 mai 1751, et mourut dans leBerry le.... décembre (752.
Pierre de Bourzes, prêtre du diocèse de Viviers, fut reçu péniten-
(1) Le Menagiana fait mention de lui. | d'Auxerre, pag. 5d et 56.
(2) Koy. les Preuves de THist. de la prise
476 SOUS'CHÀMTAES
cier le 20 décembre 1752, el est morlle 5 décembre 1739. Il n*a point élé chanoine.
Jean Edme Baudouin, prêtre parisien, chanoine de Tan 1735, a été installé pénitencier le 9 décembre 4759. Mort en 1749.
* Jean-Baptiste-Albérig Chevalier, prêtre du diocèse de Paris, licencié en théologie, chanoine, fut pourvu de la pénilencerie par M. de Caylusle 5 juin 1749, sur le refus de M. Contrastin. Il fut pénitencier jusqu'en 1755, année de sa mort.
* Louis-Margel d'âtmard, prêtre du diocèse d'Orange, nommé pénitencier le 24 juillet 1755 et installé le lendemain. Il fut vicairegénéral de l'évêque. Nommé grand-chantre de la cathédrale de Paris en 177^, il fut reçu chanoine honoraire de Saint-Etienne quoiqu'il n'eût pas 20 ans de canonicat.
^ De YiLLURD, prêtre du diocèse de Troyes, bachelier ès*lois, succède 2i H. d'Aymard le G août 1772. Il était encore pénitencier en
SOUS-GHANTRES DE L*ËGL1SE D'AUXERRE.^
Quoique le sous-chantre ne soit pas dignité dans Téglise d'Auxerre, mais seulement un personnat tilré et non amovible , j'ai cru que je devois placer ici le catalogue de ceux qui l'ont occupé depuis que l'on en a connoissance, parce que celte fonction est celle du chantre même sous une autre dénomination, en sorte même que le sous-chantre d'Auxerre est chargé de presque toutes les fonctions qui sont acquittées dans d'autres églises par le chantre ou pré-chantre : c'est ce qu'il serott facile de rendre sensible par la comparaison de ce qui se lit dans les anciens missels et graduels, soit manuscrits, soit imprimés, et par plusieurs autres monuments. Aussi à Auxerre son ancien nom étoit concentor dont on a fait succenlor dans le douzième siècle, que quelques
DE l'église d'auxerre. 477
écrivains, par inadvcrtaoce, ont écrit svbcantar^ no faisant pas réflexion qu'il n'a jamais été institué ni commandé par le chantre, parce que originairement, il chanloit avec le chantre ce que ce dignitaire lui a laissé chanter seul en certains jours. Ce personnat est k la collation de l'évéque; sa place au chœur est k droite, vers le bout qui approche du sanctuaire auprès des dignités. La liste de ceux qui sont qualifiés de l'ancien nom concentoresi assez courte, mais il n'y a presque point de lacunes dans le catalogue de ceux qu'on a appelés en latin du nom de smcerUor , ainsi qu'on va le voir.
Eudes est le premier de tous. Il est de la première main au Nécrologe écrit vers l'an 1007 au 1«^ février : « Obiit Eudo sacerdos et conn centor. »
ÂDHELELHE. Il vivoit au X® sièclc, étant de la première main dans le même Nécrologe au 15 mars, en ces termes : <c Obiit Âdhelelmus sacer-
> dos et Concentor: »
Bbraldus. Sa mort est au même Nécrologe au 8 avril, en ces termes : a Obiit Beraldus sacerdos et concentor. »
GmBËRT est le premier qui porte le nom de Succentor. Il doit avoir vécu k la fin du xi® siècle ou au commencement du XIl^ Son obit est ainsi annoncé dans une addition au Nécrologe ci-dessus , au second janvier : c Item obiit Girberlus succentor, levita et canonicus. d
Atton, prêtre et chanoine, est marqué au même Nécrologe parmi les secondes additions du 27 janvier en ces termes : c Obiit Âtlo sacerdos x> et canonicus , hujus ecclesie succentor egregius , qui omnibus que
> habebat in eleemosynam datis cum servis, vineis et rébus aliis , ec-
> clesiam honestavit libris suis, i»
Germain, sous-chantre, est dit présent dans un acte de l'abbaye de Régny de l'an 1148, et dans l'acte de l'extinction de la prévôté faite l'an 1166(1).
Herbert vivoit en 1180. Il est nommé présent k la confirmation que Guillaume de Toucy, évêque d'Auxerre, fit cette année-là au prieur de
(1) Foy. Preuves, n. 59.
Saint-Eusèbe, do droit accordé par Alain, son prédécesseur. Herheriui Buccentor. Il est aussi mentionné dans un autre acte de 1194. L'Obituaire de Tan 1250 marque ainsi son obit au 6 novembre : c Ob. Her- D berti succentoris, canonici et presbyteri, rv lib. videlicet, xl soi. super » vineam de Juglario quam dedil, etc. » Ce climat de vignes étoit proche Monétau.
Nicolas, prélre et sous-chantre, est qualifié arbitre avec Eustache, sacriste, et maître Bertrand, chanoine d'Auxerre, sur une dime de Saint-Marien, au mois de juillet 1214, selon les archives de cette abbaye. Il est aussi dit contemporain du doyen Renaud. En 1225, le souschantre d'Auxerre, l'official, et maitre Brice, furent délégués par le pape au sujet du procès entre le Chapitre de Saint-Germain-rAuxerrois, et les chanoines de Sainte-Opportune. Nicolas fit du bien à la cathédrale, et son obit fut marqué en ces termes dans le manuscrit de 1250 au 5 août : «c Ob. Nicholai presbyteri et succentoris , xl sol. Dédit nobis » domum suam lapideam juxta furnum B. Marie de civitate, etc. > Les chanoines de Clamecy ont aussi son nom dans leur Nécrologe au 2 août. Il étoit mort sûrement avant l'an 1228.
Obert de Yézelay , prêtre, chanoine et sous-chantre. Il légua ^ la cathédrale des prés situés h Pourein et 2i Beauvoir, dont il est fait mention dans un bail de 1506 (1). L'Obituaire de Notre-Dame-de-la-Cité marque ainsi son décès au 19 décembre : c Obilt Obertus de Yirziliaco » presbyler canonicus, succentor Autiss. pro quo habemus xx sol. >
Pierre de Mailly. Il vivoit encore en 1249 selon des fragments de comptes d'annivei*saires; mais il mourut en 1250 le 7 septembre, comme il se lit dans Ténumération des cinquièmes prébendes. La sienne fut donnée k Vital, officiai. Les obituaires écrits vers ce temps-là, ont le sien par addition au 7 ou 8 septembre : c Ob. Pétri de Malliaco cano- » nici sacerdotis et succentoris, l sol. super domum suam de claustro > sitam juxta portam pendentem. » Son obit est au 9 février dans TObituaire de Notre-Dame-de-la-d'Hors. Il y eut vers le même temps à Anxerre un autre Pierre de Mailly, mais iléioit sous-prieur des Dominicains, et
(1) Cartul. Capit , fol. r>57.
DE l'église d'aUXERAE.
il vivoit encore en 1%4, où il paroit comme exécnieur du te&tament de Garnier c de Sanclo-Ragnoberto, » chanoine d'Auxerre {^).
Jeân le Roux ou Ruffi est nommé comme sous-chantre dans le cartolaire du Chapitre (2) 2i Tan 1250, à l'occasion de son clerc appelé Martin Chataud. Ce sous-chanlre fut député en second Tan 1251 ayec Guy de Mello, évêque d'Auxerre, pour être conseiller assesseur au jugement que Pierre, évêque d'Herford, porta à Sens dans l'église de Saint- Etienne, sur le mariage d'Henri, roi d'Angleterre, avec Jeanne, fille du comte dePonthieu (3). Il devint lecteur par la suite et mourut possédant ce personnat (4).
Robert de Gompens, sous-chantre d'Auxerre, vivoit en 1 255 et 1264, selon le cartulaire du Chapitre (5). Il liroit son nom de la seigneurie de Gompens, paroisse du diocèse de Meaux, dans Tarchidiaconé de France. Son parent, Thibaud de Gompens, établit vers ce temps-lît dans Téglise d'Auxerre dont il étoit chanoine (6)^ le Salve Regina des samedis soir. Le Mercure de France a parlé de ce fait, sept. 1739, 1«^ w/., page 1928.
Etienne de Doet ou de Ghateaudun, est connu comme sous-chantre d'Auxerre au moins dès Tan 1273, que le Chapitre le députa pour acquérir en son nom certaines vignes en Pied-d'Aloue. Dans un titre de 1275 l'official d'Auxerre le qualifie ainsi : a Yir venerabilis Stephanus » snccentor Auliss. magister et provisor generalis domus dei de » claustro Autiss. » Il est présent en différents actes jusqu'environ l'an 1287, entre autres aux hommages faits k l'évêque en 1280 et 1281 (7). Il dotadeuxchapelleniesà l'autel de Saint- Alexandre, qui ont été depuis conférées par ses successeurs, sous le nom de Sainte-Apolline et de Sainte-Eugénie. Il donna, en 1284, des fonds pour fonder dans la cathédrale, la fête de la Transfiguration double, à neuf chandeliers (8). Mais sa principale dévotion fut envers sainte Anne dont il établit la fête au chœur, et parmi les chanoines de Notre-Dame-de-la-Cité, selon leur
(1) CartuL Capit., fol. 96.
(3) Ibid. fol. 105.
(3) Rymer, 1. 1, p. 464.
(4) Cartul Capit, fol 264, ad an. 1276.
(5) FoM 13 «1125.
(6) Ex addiu adobitoar.^ xin 9œcuU.
(7) GalU CkrisUt pag. 314.
(8) Voy. Preuves, n. 242 et 250.
Nécrologe. Il eul aussi quelque dévotion pour sainte Agnès, à la fête de laquelle il établit en 1288 un luminaire distingué (1). Ce fut encore lu qui Gt augmenter au calendrier d'Âuxerre la fêle de la Translation de saint Nicolas , et celle de saint Michel du mois d'octobre. On voit par un titre du xiii^ siècle que le lieu de Doet dont il portait le nom , étoit proche Chàteaudun. Sa mémoire est marquée dans les Nécrologes de Fabbaye de Saint-Laurent, et dans celui de la Chartreuse de Bellari au mois de juillet (2).
MiLON DE Rampillon éloit sous-chantre au moins dès Tan 1289 où il est qualifié exécuteur du testament de Pierre de Tournan , chanoine d'Ânxerre (5). Il acheta une maison en cette même qualité l'an 1292, et une vigne en 1294 (4). Rampillon est un village de Brie dans le diocèse de Sens. Il avoit pourvu d'une des vicairies de sa dépendance Guillaume de Rampillon, clerc, comme il se voit dans l'acte de 1505, rapporté parmi les Preuves, n. 250.
ÂDAH DE SoLERRE, sous-chantrc d'Âuxerre, étoit issu des seigneurs de la paroisse de ce nom, dans la Brie, au diocèse de Paris. Il étoit en place dès l'an 1505, puisqu'alors Milon de Rampillon étoit mort. Il est nommé comme diacre dans les partitions de 1512. Il fut aussi présent avec Guillaume Catin, doyen, l'an 1515 aux procédures sur le droit de Saint-Eusèbe. Son nom est au 28 mars dans le Nécrologe de Tabbaye d'Hières, au diocèse de Paris (5), comme ayant donné à cette maison des cens k Solerre : c Obiit Adam canonicus Âutissiodor. qui dédit nobis » viij sol. super censu de Solarrio. » Pierre de Belleperche , évèque d'Âuxerre, l'avoit nommé 2i la manière accoutumée, pour mettre le scolastique en possession de la chapelle de Saint-Germain.
Jean CoQUARDqui étoit professeur ès-lois,en 1509, succéda à Adam de Solerre. Il est nommé dans la lettre de confraternité des chanoines d'Auxerre, avec ceux de ^ainl-Martin de Tours, en 1515(6). Il fut arbitre en 1516 avec Guillaume Câlin, doyen (7), sur un différend qui
(1) Voy. les Preuves, 1282, 1284.
(4) Titres des Cordeliers d'Auxerre.
(3) CartuLCapit., fol. SQ,
(4) Can. Cap. fol. 460 cl 101.
(5) Cod. Reg , 3883, 5.
(6) Yoy. Preuves, t. iv, n. 263.
(7) CattMX, Capit., fol. 429.
DE L ÉGLISE d'aUXERRB. 481
regardoit les seigneurs de Seignelay. Son nom paroii aussi dans des actes de 1318 et 1519, comme chambrier de Pourein (1). Enfin il étoit présent eu 1520, lorsqu'on donna à Tévêque Pierre des Grès la tète de saint Pèlerin, pour rencbâsser.
Michel d'âppoignt est désigné comme sous-chantre d*Âuxerre et chanoine dans Tacte d'une fondation de Tannée 15:24,22 mars (2). De plus dans les lettres de Pierre de Mortemar, évéque d'Âuxerre, de Tan 1521 (5)^ outre cela il se trouve un acte du 12 août 1529, dans lequel avec sa qualité de sous-chantre, il prend celle de c magister > domus dei B. Stephani Autiss. » Il avoil été reçu en 1521 chanoine de Notre-Dame-du-Val à Provins sur la nomination du roi (4).
Adam de Crbvam, sous-chantre, est nommé dans l'acte de réception de Dreux Jourdain au doyenné, en 1545 (5). On ne trouve point de sous-chantre depuis lui jusqu'au suivant.
Jean Geoffroy ou Gaufridi étoit sous-chantre en 1 585, comme il paroit par une quittance du paiement des décimes où il est nommé.
Marc Gibert paroit avec le titre de sous-chantre comme présent à un don de Tévéquc Ferrie Cassinel, fait l'an 1589 2i son église (6). Bertrand Cassinel, chantre, le fit en 1597 Tun des exécuteurs de son testament. Il avoit la même année un procès criminel dont on ignore la cause. Dans le même temps il sontenoit son droit sur les écoles de chant de la ville d'Auxerre, et sur la nomination des maîtres de ces écoles. Son droit étoit bien établi ; mais il vouloit de plus lever un tribut sur les enfants; et ce fut ce que la ville y trouva de répréhensible (7). Les registres du Chapitre font foi au reste qu'il n'y comprenoit pas les enfants de chœur, ni lesjeunes clercs qui demeuroieut chez chaque chanoine (8). Il fut, en 1405, Tun des exécuteurs de la bulle de Benoit XIII sur le traité de Nazarie. Il étoit en 1408 chargé de solliciter les affaires du Chapitre. Il jouissoit d'un privilège de TUniversité de Paris. Il mourut sur la fin de la même année vers le milieu du mois de mars.
(1) Ibid.,fol, 322 etseq.
(2) Cartul. Capit., fol. 512.
(3) Vo^. Preuves, no 181.
(4) Ex Archiv Pruvin.
(5) Antiq. Séatut.
(6) Voy, Preuves, n*»' 333 et 338.
(7) Comptes de la ville, 1397.
(8} Regist 1407.
Il 51
JiUH m Candb, chanoine de Sens ei d'Auxerre, succéda h Marc Gibert et mournt au boat de quelques mois.
PiBRRB Charlbt, Secrétaire de i'évêque Michel de Greney, fut pourra du canonicat et de la sous-chaotrerie, et reçu le 8 juin 1409.
GuiLLApuB DU Val-de*»Merci fut rcçu la même année, le i6 août, aux deux bénéfices du précédent, et mourut pende temps après (1).
Michel de l'Arc fut pourvu de la sous-chantrerie, et fut réputé présent au 1*' octobre 4409, par privilège, parce qu'il étoit chapelstin du roi. II étoit chanoine dès le 21 mars 1408.
Guillaume Blesi ou le Bègue prit possession de la sous-cbantrerie lis 8 mai 1410, et fut installé c a parte dextra in loco succentoris > (2). Il quitta ce personnat au mois d'avril 1415, pour prendre celui du leclorat.
Etienne Moron, chanoine, fut reçu sous-chantre par procureur le 24 avril 1418, et personnellement le 27 mai. Un induit de I'évêque de Bresse le fit tenir présent durant les premières années. Ce fut lui qui, après avoir été guéri par l'intercession des saintes Maries Jaccbi et Sahmi^ dont on établit la fête <]e son temps k la chapelle de Notre-Damedes*Verttts, au pied de la petite tour, en écrivit la vie et les miracles. Son manuscrit a été inséré dans le lectionnaire de la cathédrale, aHJoard'bui conservé k Saint-^Germain d'Auxerre. Il décéda chanoine et souschantre le 10 octobre 1429.
Simon Beghu fait chanoine dès le 17 septembre 1417 et lecteur en 1425, quitta lalectorie pourlasous-chantrerie (a). Il est qualifié de chanoine et de sous-chantre dans un compte de 1455. 11 fut, en 1457, l'un des députés du clergé d'Auxerre k l'assemblée de ville, qui se tint pour régler les travaux des vignerons (3). Il permuta en 1460 avec Philippe Gotet, pour la cure de Saint-Léger-des-Yignes, diocèse de Nevers, et mourut chanoine le 25 mai 1466,
(1) Regitt. Capit. \ (3) Voy, Preuves, n. 370.
{%) Regist. Capit.
(a) En 1423, il était gouverneur des Grandes Charités. {f(, d. B.)
DE l'église d'auxerre. 485
Philippe Gotbt déjà chanoine, deyint sons-chantre en vertu de la permutation marquée ci-dessus, et prit possession dorant Tautonme de l'an 1460. U étoit licencié en décret. Le Chapitre le fil son officiai le 2 mai 1464. La même année, le 18 août, fut faite la conclusion en forme d'enquête, qui régla pour la suite une des prérogatives du sons-chantre. Yojez-en la teneur ci-dessous (1). Il fut un de ceux qui s'absentèrent au sujet de la peste des années 1467 et 1468. Il ne mourut, selon les apparences, qu'en 1475.
Pierre Pelaud fut reçu à une prébende et à la sous-chantrerie en 1475, selon un compte de cette année. C'est là tout ce qu'on en sait.
David nu Gué prit possession delà sous-chantrerie en 1476. Il fut élu gouverneur ecclésiastique de l'Hôtel-de-Ville pour les années 1481 et 1485. Etienne Naudet, lecteur, le choisit en 1491, pour l'un des exécuteurs de son testament. On ne sait point le temps de sa mort. Il fut inhumé devant l'horloge de l'église.
Jean Sancbaulme, prêtre, fut admis à la sous-chantrerie en 1498, et la posséda très-peu de temps. On voit par le compte de fabrique de 1501 qu'il étoit mort alors.
Guillaume Boisart, prêtre, chanoine et sous-chantre, étoit en même temps fabricien l'an 1505.
Chrestibn Maillard, qui avoit été maître des enfants de chœur, en 1497, puis organiste, en 1499, étoit chanoine et sous-chantre au mois de décembre 1515, lorsqu'on indiqua le jour pour choisir un évéque
(1) Extractum eregistris CapUuli Autiss., anDî 1464, sabb., 18 augusti. « Quia verte- » batur in dubium ab aliquibus Dominis » de Capitulo, utnim sucœntor ecclesic » autiss. qaod est simplex officium et non » dignitas, in tenendo chorura et ofBciando
> in ecclesia Auliss. et extra in his que con- » cernunt et ad que tenetur ratione dicte » succeotorie débet precedere canon icos » ecclesie Autiss. ante ipsum receptos, po- » sitam fuit in deliberatione per dictum D- » decanum, utrum deberet precedere, vel
> non : Et compertum fuit ta m per dictos » Dominos capitulantes quam antiquos tor-
» tarios ecclesie, quod semper vaderunt » temporibos retroactis, quod in iis ad que » tenetur dictus succentor in tenendo cho- » rum et officiando in ecclesia Autiss. etex- » tra, ratione dicte succentorie, quod sem- » per precessit quemcumque canon icum » etiam antiquiorem. Quapropter fuit de- » claratum in diclo Capitulo per dictum D. » decanum presidentem quod dictus suc- » centor in iis ad que tenetur ratione sue » succentorie tam in tenendo chorum quam » alias officiando in ecclesia Autiss. et extra » do cetero precedet quemcumque canoni- > cum etiam antiquiorem. »
484 sous- CHANTRES
après la mort de Jean Baillet. Od le retrouve daos les registres k 1525 et 1524. Oo croit que Jean Billard, maître des enfants en 1499; reçu chanoine en 1519, lui succéda en 1525 ou 1526, et ne pas ce bénéfice.
Pierre Magnen, bachelier en droit, qui avoit été, en 1520, taire de M. de Dinteville, évéque, et fait par lui chanoine , en 152 eut de lui la sous-chantrerie, et y, fut admis le 17 avril 1526 aii Piques. II eut, en 1527, un concurrent qui s'appeloit Pierre Ridn» pourvu par Antoine Duprat, archevêque de Sens, k Paris, le 22jaillel et qui se fit recevoir par procureur le 28 septembre. Il fut dépiil en 1538 , pour rédiger un processionnal b l'usage de l'église. Celi lui qui, ayant entrepris un procès au sujet de ses droits et de a charges, consentit à un concordat, qui fut passé en Chapitre, le 1 février 1544, par-devant François Maçon, vice-gérant en officiali de Sens, qui prend la qualité de juge ordinaire en cette partie. Si testament, daté du 10 août 1541 , apprend qu'il étoitcuré^ Couroultre et de Préy. Son codicile est du 9 mai 1547. II est rn^ semblable qu'il mourut la même année. j
Laurent Robert. Il n'y a de preuves qu'il fut sous-chantre qi par les provisions du suivant, où on lit qu'il avoit eu ce bénéfice i lui par résignation. Il étoit du diocèse d'Auxerre.
Pierre Péan, prêtre du diocèse de Chartres. Lés provisions du soa* cantorat que François de Dinteville lui donna, sont du 28 septembic 1549. Il étoit chanoine dès l'année précédente. Il fut reçu à la sort* chantrerie le 1®^ octobre 1555. On lit dans les registres du ChapiWi
au 5 décembre 1557 : c Item fuit prohibitum crucem pulsareii
le martinet (gallice) , sine permissione succentoris aut sui commissi*» Dans le procès-verbal de la coutume d'Auxerre , rédigé le 16 j* 1561, il est qualifié curé de Gy-l'Évêque. Il quitta la sous-chantrerie en 1564, et mourut chanoine le 27 mars 1566.
Michel Kerver, prêtre du diocèse de Paris , étoit chanoine d'Awcrf^ au moins dès l'an 1551, et en même temps curé au diocèse de Char* très. Etant devenu par la suite chanoine de Brienon, au diocèse de Sens, il permuta, en 1564, ce dernier canonical avec la sous-eba''^^^
DE l'Église d'auxerre. 485
d'Auxerre. Il cul son visa le 4 décembre el fui inslallé le 7 (1). Depuis ce lemps-là il cessa d'élre 2i gauche dans le Chapitre, el commença à y être assis k droite, comme Pierre Péan et ses prédécesseurs.
Mathieu Morillot, prêtre du diocèse de Langres , chanlre de la chapelle du roi , chanoine d'Auxerre dès Tan 1558, permuta la cure de Perroy, au diocèse d*Auxerre, avec Michel Kerver, le 28 septembre 1566, et fut installé sous-chantre le 50. Il mourut le 15 juillet 1568.
Pierre de Beaulieu avoil commencé par être maître des enfants de chœur en 1550. Il fut fait chanoine en 1555, reprit pour la seconde fois le gouvernement des enfants, Tannée suivante restant chanoine. Après la mort du précédent, il fut pourvu de la sous-chantrerie par le vicaire-général du canlinal de la Bourdaisière. Cétoit lui qui, deux ans auparavant, avoil obtenu du Chapitre d'Auxerre (2) un morceau de la relique qu'on appeloit le manteau de saint Martin^ pour Téglise de Sainl-Martin-d'Olivet, proche Orléans, où il avoit été baptisé. Il mourut sous-chantre, le 16 juillet 1573, et fut inhumé devant la chapelle de Saint-Martin.
Léonard* Henrion, du diocèse de Sens, premièrement enfant de chœur à Auxerre, puis prêtre, musicien, chanoine tortrier et maître des enfants , fut admis en 1571 , le 26 janvier, h un canonicat, puis reçu sous-chantre le 51 août 1575. Il mourut le 6 novembre 1580.
Droin Chaucuard, natif de Colanges-les-Yineuses , au diocèse d*Auxerre, fut reçu chanoine-clerc dès le 27 septembre 1565. Il fut pourvu de la sous-chanlrerie par Jacques Amyot, évéque, et installé le 12 novembre 1580. Elani chanoine, il avoit dressé un inventaire des titres, en reconnoissance de quoi le Chapitre lui fit une gratification considérable pour ce temps-là. Il rédigea aussi le livre du souschanlre, des remarques duquel et de celles de ses successeurs j'ai puisé quelques circonstances qui regardent l'histoire liturgique de Téglise d' Auxerre. Ce sous-chantre fut recommandable pour sa piété ; il vécut jusqu'environ l'an 1612. Il avoit été chantre de la collégiale deNolre-
(l) Ex Registris. I (2) Regist. capit , 26 Martii 1566 et H april.
486 SOUS-CHANTRES DE l'ÉGLISE d'aUXBRRE.
Dame- de-la-Cilé. Il posséda aussi la cnre de Couroultre ^t celle de Fulvy. Il fut fort considéré par l'évéqiie Amyot.
Magdblein Julien , du diocèse de Seos , succéda à Droin Qmcuard; le registre de 1571, 5 janvier, apprend qu'il avoil été en&Dt de chœur. Il devint chanoine en 1597. Il avoit commencée intester procès sur le choix des vins; mais en 1612, le 15 décembre, le Chapitre générai jugea la difficulté en sa faveur , déclarant qu'il ehoisiroit k son rang d'antiquité, tant comme sous-chantre que comme chanoine. Il résigna six ans après à Denis Chappu.
Denis Ghàppu, chanoine depuis 1614, fut installé sous-chantre le 29 décembre 1618. Il avoit d'abord été vicaire de Saint-Mamert; ilen devint ensuite curé et conserva ce titre étant sous-chantre jusqu'à Tan 1624. Il résigna son canonicat en 1641 et obtint un canonicatod êffeeium, pour continuer de jouir des prérogatives du sous-chantre.
Julien Davion, prêtre du diocèse d'Auxerre , chanoine dès l'au 1640, obtint, en 1644, la sons-chantrerie en cour de Rome. Il la garda peade temps, et la permuta avec le suivant. On a quelques ouvrages imprimés de ce chanoine. Il passoit pour avoir le talent de la prédication.
Nicolas Housset, chanoine natif d'Auxerre, posséda la sous-chantrerie au moins dès l'an 1647. Il fit, en 1650, le voyage de Rome d'où il rapporta des reliques dont il est parlé ici dans les Preaves(l)> Il remit le personnat entre les mains de l'évéque Nicolas Golbert, en 1674 , lorsqu'il eût été élu chantre.
CLAons Baraault, chanoine, né k Auxerre, fut pourvu de la sonschantrerie, en 1674, après la démission du précédent et fut inscallé le 6 décembre. Il résigna au suivant.
Gbbmain Drinot, chanoine et sous-chantre, depuis le mois d'août de Tan 1694 jusqu'en 1712, 29 septembre, jour de son décès.
Jean Lebeuf, chanoine « né a Auxerre en 1687, pourvu delà sooschantrerie par M. de Caylus, évèque, en prit possession le 50 septembre 1712. Il donna sa démission en 1745.
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LECTEURS DE l'ÉGLISE b'aUXERRE. 487
* Edme Simon Carouge, nommé sous-cbanire le 27 novembre 1745, résigne son oiBce, le 14 février 1764, à M. Davignon.
' M. Davignon succède à M. Garonge, et est maintenu en possession par arrêt du parlement do 17 mars 1768.
* Simon Lorieux, prêtre du diocèse de Blois, chanoine, succède à M. Carouge, après la mort de ce dernier, le 5 mai 1771, le Chapitre l'installe sauf les droits de M. Davignon. Il résigna la sous-chanlreric h H. Parisot.
* André Parisot, né à Varzy, chanoine, fut nommé par M. de Cicé li la soos-chantrerie , le 5 décembre 1781 • Il fut souvent réprimandé par le Chapitre pour sa tenue et sa légèreté. Il était encore sous- chantre en