‹ Mémoires, contes et autres œuvresChapitre 46 sur 64 · SH · texte numérisé non relu

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JUFITEB ET LE UMAÇOM.

Jupiter autrefois ayant promis aux bêtes D'exaucer pleinement leurs peenaièrei requêtes , Le sage et faible limaçon

Demande que &m *NTO0 W JQÎirf * H SBftif99< Mais, pourqiMi *e charger^ f* po)Al ipoôflynpdfl?

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(Test un trille et fâcheux destin Qui dtaroir unraédutfit f eiijn»

LE PAYeA* M LB daWALttt.

Un paysan portait sur $on ép^ijle Un lièvre ayant les pieds passés dans une gaule ; Il le portait vendre au marché.

Un cavalier, suivant la même voie.

Considéra le lièvre, et, comme étant touché D'une si belle et bonne proie,

1 la traduction des labiés de Faerne, par Charles Perrault, a paru en 16M, un toI. io-12, dédié à ftbbé de fiangoau. û plupart de ces fables ayant été imitées par La Fontaine* auquel* avec raison, tomelt se reconnaît bien inférieur , nom n'en donnerons ici que qusdsjtiff-qnea t> £ iraduction.

Le prit, le soupesa, puis, demandant combien , Piqua des deux. Le rustre, jugeant bien Qu'il n'en devait plus rien attendre,

Cria : le vous le donne, et donne de bon cœur: Souvenez-vous de votre serviteur*

Souvent on donne ainsi ce qu'on ne saurait vendre.

LES A1DDS ET JtUflSR.

Les paresseux baudets, gent sournoise et maussade, Un jour vers Jupiter vinrent en ambassade ,

Le prier qu'ils fussent exempts De porter désormais des fardeaux si pesants.

Le souverain des dieux , voulant leur (lire entendre

Qu'ils ne s'y devaient pas attendre, Leur dit, en se moquant, qu'ils auraient du repos Lorsqu'ils pisseraient tant et de belle manière,

Qu'ils formeraient une rivière.

Les baudets furent assez sots Pour croire sérieux ce folâtre propos.

Et de li vient que toute bête asine , Qui toujours du travail cherche à se dispenser, Dès que dp son semblable elle aperçoit l'urine,

Se met aussitôt à pisser.

IX DEVIH .

Un diseur de bonne aventure, Au milieu d'un grand carrefour, Disait à tous venants, comme une chose sûre, Ce qui devait leur arriver un jour.

Un homme, en cette conjoncture ,

Vint l'avertir, tout essoufflé, Que chez lui des voleurs s'étaient fait ouverture,

Avaient tout pris et tout raflé.

ciel ( s'écria le prophète,

Percé d'une vive douleur, Qui pouvait deviner un si triste malheur !

Et courut voir comment la chose s'était faite.

Un goguenard, dans ce moment, Se mit à rire, et lui dit plaisamment :

Brave devin, dont le savoir suprême Nous prédit l'avenir sans jamais hésiter,

Vous deviez vous dire à vous-même Ce fâcheux accident, afin de l'éviter;

Qui ne voit goutte en son affaire Dans celle d'autrui ne voit guère;

MEMUBB ET UW SCOLFTEU*.

Un jour, Mercure, qui voulait Savoir en quelle estime il était sur la terre, Entra chez un sculpteur, où du dieu du tonnerre

L'auguste image s'étalait ; Il demanda combien elle valait.

Si peu la fit le statuaire, Que le fils en secret se moqua de son père.

Ensuite il vit Junon, qui, belle et sans défaut,

Fut estimée un peu plus haut.

Ayant enfin regardé son image , Il crut que le sculpteur le ferait davantage, Parce qu'il est un dieu qui rend pécunieux, Parce que les beaux-arts savamment il exerce;

£ë3 FABLES.

Qu'il est le messager des dieux, Et qu'il préside à tout commerce.

Ayant donc demandé quel en était le prix :

Prenez, dit le sculpteur, Tune et l'autre figure, Et par-dessus vous aurez le Mercure.

Souvent, pour qui s'estime on n'a que au mépris.

LE CHAT WX L£ q<Kf.

Le chat, tenant un coq et voulant le manger,

Mais le manger aved justice* Gomme le punissanfcou d'un crime ou d'un vice Que l'intérêt public l'obligeait de venger :

Malheureux, lui dit-il, lorsque l'homme sommeille,

Au point du jour, tranquillement,

Pourquoi, dans ce même montât* «

Faut-il que ton chant le réveille ?

Si j'ose, dit le coq , ainsi le réveiller

Par le bruit que fait mon ramage, C'est que je l'avertis d'aller à son ouvragé. Fort bien, reprit le chat ; mais quand, sur ton palier, Tu prends pour femme et ta sœur et ta fille, Ta mère même, et que dans ta famille Sans cesse tu commets mille incestes affreux, Comment appelleâ-tu ce coirimerce honteux?

Je ne le fats, lui dit la pauvre volatile, Qu'afin de lui donner un plus grand nombre d'œufs. Tu sais .fort bien, dit le chat, fe défendre,

On ne peut pas mieux raisonner }

Mais, las que je suis de ^entendre, Je n'ai pas* résolu de hé point déjeuner.

Quand le cœur une fois se résout à malfaire, Rien ne saurait-plus l'en distraire.

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