‹ Mémoires d'Afrique, 1892-1896Chapitre 101 sur 156 · Rapport Partini, livre vert, xx111 quater, page · texte numérisé non relu

Rapport Partini, livre vert, xx111 quater, page

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rieur du fourrage et du bois : on avait en magasin des vivres suffisamment abondants pour 3 mois, et l’on croyait avoir parfaitement assuré le service de l’eau.

Le 13 décembre, on vit se présenter deux prêtres venant du.

camp amahra : ils apportaient une lettre, datée de Mai Mesghi le 12 décembre, pour le général Arimondi, que les ennemis croyaient

dans le fort. C'était la lettre dans laquelle ras Maconnen offrait

de s’entendre avec moi pour la paix, tout en s’excusant d’avoir

été poussé par les troupes de l’empereur vers Amba Alagi, qui! avait été attaquée contre sa volonté; j'ai parlé de cette lettre au commencement du chapitre XXI.

Le 16, l’armée ennemie, avec peut-être 30,000 combattants, campait sur les hauteurs d’Afagol, appuyant sa gauche aux rochers d’Antalo et étendant sa droite vers l’Uogerat, d’où il recevait des vivres et où 1l exerçait des réquisitions, au moyen de razzias régulières. |

Ras Maconnen continuait à envoyer des messagers pour solliciter une réponse à ses pressantes demandes. Le major Galliano, autorisé par moi, envoya le lieutenant Partini, lequel put rentrer dans le fort et continuer ensuite sur Adrigat, en passant toujours par le camp du ras du Harar, qui avait le commandement de toutes. les troupes éthiopiennes chargées de l’investissement d'Enda Jésus.

C'était la période des négociations, dont j'ai déjà parlé : négociations extrêmement difficiles (disons impossibles), au lendemain d’Amba Alagi, avec les prétentions du gouvernement central, avec les espérances de l’opinion publique, avec les demandes de Ménélick, avec les aspirations de l'Italie à la revanche, avec l’orgueil® choan. Elles étaient impossibles malgré le zèle et la bonne volonté” dont nous avons fait preuve tous deux, moi d’une part et ras Maconnen de l’autre.

On a dit et écrit que c'était le moment d’avancer d'Adigrat avec les troupes disponibles, pour délivrer Enda Jésus et disperser les troupes de Maconnen. |

Examinons rapidement ce problème que je m'étais posé dès le moment où J avais pris le commandement à Adigrat (9 décembre), pendant la première phase de notre concentration dans cette” localité, c'est-à-dire pendant la seconde moitié de décembre et

les premiers jours de janvier; puis nous l’examinerons dans sa phase suivante, c’est-à-dire à l’époque à laquelle nous reçûmes nos premiers renforts et où le negus neghesti s'avanca sur Ausien.

Pendant la seconde moitié de décembre et jusqu’à l’arrivée de tous les Amahras avec Ménélick devant Macallé (7 janvier), il n'était arrivé à Adigrat aucun soldat venant d'Italie. Par suite, beffectif à Adigrat était, au début (12 décembre), d'environ 6,350 réguliers et 1,400 irréguliers ; après le 22 décembre il atteignit environ le chiffre total de 10,000 hommes.

Voici les effectifs italiens du 26 décembre, à Adigrat :

2 188 DORA TA PMANES 4... Un 815 LAID PUETÉQUIETS, 0 InE 7,583 Mandes Eos U LÉ cp MARINES PS ER 1,528 Chitet (milice indigène de la réserve). 382

Voici l'effectif ennemi auprès de Macallé le 26 décembre. (Ces chiffres, signalés alors par notre service d'informations, ont été plus tard reconnus exacts.)

Ras Mangascia, Ras Alula et Tigrins. 2,000

MES Maicontenyaiuins attire. à 7,000 RERO Atinhin tt... 4, 3,000 en 44 AIPPRET 4,000 Ras Micael...... NAN D Da: 7,000 ER AR BAL D à hu nn nUe 2 ace de ete « 5,000 PT I Le ur 3,000

Presque tous les fusils sont bons et se chargent par la culasse.

Ces chiffres furent télégraphiés le jour même à Romet,.

Pour avancer, j'aurais dû laisser une garnison à Adigrat; celleaurait employé, avec les divers services, plus d’un millier Phommes. À chaque étape et à chaque point dangereux, j'aurais lü laisser un détachement pour défendre la longue ligne d'opéation, car nous aurions parcouru un territoire favorable aux mbuscades et essentiellement hostile, — ainsi que le prouvent es attaques qu'eut à subir le général Arimondi en battant en etraite de Macallé, et les luttes à main armée qu'engageaient les laySans pour résister aux réquisitions de fourrage ordonnées par

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