Rapport Partini, livre vert, xxIII quater, page
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En tout un peu plus de 8,000 hommes.
Les bandes et le 8° bataillon furent poussés jusqu'à Mai Me= ghelta, 15 kilomètres au delà {vers le sud) d'Adagamus, dans une position excellente pour observer et résister et n’offrant aucun danger pour la retraite.
Pendant ce temps, à Adigrat, les bataillons blancs avaient grand besoin de se refaire des fatigues éprouvées dans leurs marches pour arriver sur le haut plateau; ils devaient s'exercer au tir avec les vieux fusils, s’unir au point de vue de la discipline, et surtout organiser et compléter leurs convois.
Toutefois le manque d’eau à Macallé me pesait comme un cau: chemar : et je pensais toujours à délivrer l’admirable garnison: Mais le problème restait toujours insoluble. Nos bataillons arrivaient bien à Adigrat, mais l'ennemi avait augmenté ses forces dans une proportion bien plus considérable, puisqu'il avait été renforcé par toute l’armée choanne.
De même qu’il eût été absurde de tenter un mouvement en avant dans la première période, c’est-à-dire avant que les ren forts venus d'Italie n’arrivassent au camp d'Adigrat, — de mêémeiül aurait été absurde de s’avancer après, car, après, les difficultés de l’entreprise étaient devenues plus considérables pour deux raisons, c'est-à-dire à cause des exigences logistiques, deve= nues plus grandes, et à cause de la disproportion du nombre, qui s'était accentuée au bénéfice de l’ennemi.
Dès le 31 décembre, j'avais écrit au ministère :
« La position prise par l'ennemi est trop forte, trop éloignée d'Adigrat, trop garnie et trop bien gardée pour pouvoir l’atta* quer avec nos troupes, quelque disciplinées et aguerries qu’elles soient, car leur nombre n’est même pas le tiers de l'effectif des troupes ennemies, même en mettant dans la balance, de notre côté, la garnison de Macallé. Ce serait une folie que de prendre une position plus en avant ou plus rapprochée de Dolo (Ausien; par exemple, ou Dongolo), en laissant une garnison à Adigrat, parce qué nos ailes seraient en l’air, et nous serions exposés à des attaques de la part d’un ennemi disposant d’un nombre de
fusils triple ou quadruple. Et même d’'Adigrat, à trois bonnes marches de distance pour les troupes indigènes, 1l ne serait pas possible de tenter une surprise, tant l'ennemi fait bonne garde sur la ligne Dongolo-Asbi. Sans la possibilité d’une surprise, ce serait une grave imprudence de tenter une pointe ou un mouvement tournant, par exemple, par le flanc est de la position de Dolo; on exposerait les troupes employées aux risques d’un échec. »
Dans les premiers jours de janvier, quand les premières trou pes blanches débarquent à Massaoua, notre attitude ne peut changer, pour les raisons que j'ai déjà exposées.
Le 8 janvier, en annonçant l’arrivée des renforts à Adigrat, Jinforme les ministres de la guerre et des affaires étrangères que, dans le camp de Ménélick, à Scelicot, selon les informateurs, il y aurait autant de soldats que dans celui des ras du Tigré et de l’'Amahra ?.
Le 10 janvier je répète la nouvelle*.
Le 12 janvier, je télégraphie à Rome : « Les tentatives de notre part pour reprendre la source ont échoué... Un mouvement en avant est impossible en ce moment comme auparavant, sans courir des risques très graves et sans compromettre les opérations ultérieures *. »
Le 18 janvier, d'Adagamus, je télégraphie que Felter estime que les forces ennemies s'élèvent à 65,000 bons fusils et à 10,000 lances’. Le 19, j'indique comme il suit, aux ministres de la guerre et des affaires étrangères, les corps qui investissent Macallé ° :
PUR AROASGIA ve sos « 8,000 fusils.
cn 01 0204 NC elfe PASS NA . 10,000 — Ras Micael avec Alula ... 8,500 — Ras Maconnen........... 145,500 — Monélickastez 2m 0nm on 20,000 —
Ne sont pas comptés les cavaliers gallas et les bandes armées de lances qui battent l’estrade.