Livre vert, xxrir bis, n
LUZ, Id., ibid., n° 369.
bataillon (Galliano) au milieu des Choans ne doit pas arrêter les opérations que votre prévoyance vous suggère!. »
Le 30 janvier, le bataillon Galliano arrivait à Adagamus; mais, à la dernière heure {le motif de cette défiance est encore une énigme) le negus neghesti retenait au camp neüf officiers et un sous-officier, qu’il relâcha ensuite quelques jours Prise tard, dès qu'il eut reçu une protestation de ma part.
Pendant ce temps, le 30 janvier, j'avertissais le ministère que: « la disproportion énorme des forces, la sagacité de l'ennemi, son organisation bien améliorée depuis 1888, nous obligeaient à la plus extrême prudence pour ne pas compromettre le résultat final et que nous devions veiller attentivement pour profiter de toutes les erreurs qu’il pourrait commettre? »
Pendant un moment, nous eûmes l'espérance que l’ennemi voulait nous attaquer à Adagamus. Maïs aussitôt après on sut au contraire qu'il se dirigeait vers Faras Mai, c'est-à-dire sur la route conduisant à Adoua. |
Ce mouvement étant avéré, la position d'Adagamus devenait pour le moins inutile, et l’on devait en choisir une autre pour défendre la colonie contre l'invasion choanne. J’ordonnai donc un changement de front, du sud vers l’ouest; au lieu de faire face à Macallé, 1l fallait faire face à Adoua, en prenant Adigrat comme point d'appui de la manœuvre. Le flanc gauche du mou vement devait être protégé par le massif du mont Augher, qui
s'étend jusqu'aux environs d'Adoua. Les passages de ce massif étaient occupés par les bandes et par les 1reupee indigènes du bataillon Valli (7°).