‹ Mémoires d'Afrique, 1892-1896Chapitre 147 sur 156 · APRES LA BATAILLE · texte numérisé non relu

APRES LA BATAILLE

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Adi Caié. — Le télégramme au gouvernement. — Le fort d'Adigrat. — La brigade Dabormida. — La rencontre avec Baldissera. — Le procès.

Le village d'Adi Caié! couronne une hauteur aux origines de l'Haddas, d’où la vue s'étend largement en cercle. A peine arrivé, dans cette localité, le matin du 3 mars, j'aperçus au loin, vers le sud-est, sur Toconda, dans la direction de Sénafé, la poussière et le scintillement d’une colonne en marche vers nous. Aussitôt. on me prévint qu'il s'agissait du régiment de Boccard, primitive=. ment chargé de garder les communications, à l'arrière du corps d'opération, dans la localité de Mai Maret, qui battait en retraite, Je pensai donc qu'avec les bataillons de Boccard se trouvaient les fractions qui, n'ayant pas été enveloppées et chassées sur la route du Bélésa, avaient pu effectuer leur retraite du champ de bataille sur sd et de Sauria sur la ligne de ravitaillement Mai Maret-Sénafé-Adi Caié. J'aurai, me disais-je, aussi des nouvelles du fort d’Adigrat, dont la résistance me paraissait di importance capitale. 1

A l'est du village d’Adi Caiïé et un peu plus bas, près des sources, se trouve le fort d’Adi Caiïé, construit pour protéger la ligne principale d'opération et couvrir les points d’eau. Cefort me parut bien répondre à son but et capable d’opposer une résis” tance (pas très longue) contre un ennemi supérieur en nombre. Il ne suffisait pas cependant pour opposer une défense prolongée contre un envahisseur marchant avec ses masses victorieuses.

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