CREER
Les premières troupes indigènes, à la gauche, sur le versant sud- | phnrouest du ont Raio, es être en UE à ma de
Se considérer comme achevé, et les positions sont couronnées, G uelque lenteur que l’on ait mise à exécuter les mouvements.
2 1. Telle était effectivement la situation, le 1° mars, à 5 heures et demie du matin (chapitre XXXIT); seulement l’avant-garde de la brigade Albertone = ct peut-être une grande partie de cette même brigade — était bien en “amant du col de Chidane Meret, indiqué dans l’ordre et sur le croquis du quartier général distribué aux commandants des brigades. Voir le croquis deSauria à Adoua joint au chapitre XXXI et aussi notre carte de la bataille “annexée au chapitre XXXIII.
Les troupes, au fur et à mesure qu’elles arrivent à leur poste, reconnaissent le terrain; elles s’orientent, puis elles débarra sent et préparent leur champ de tir. il
La position a plusieurs défauts; mais la ligne de retraite sum Sauria est perpendiculaire au front, et les communications avet Sauria sont assurées par un réseau de routes; il y a, immédiate= ment derrière les troupes, une communication parallèle au front pi et à couvert, dans l’ensellement entre les cols de Rebbi Arienni h et de Chidane Meret, entre l’extrême gauche et l'extrême droite, entre les trois brigades en ligne et la réserve; la position domine, d’en haut, les voies par où peut arriver l’ennemi, soit d’Abbe Garima, soit de Mariam Sciautu; nos flancs sont suffisamment bien L gardés; on trouve quelques emplacements favorables pour l'artil= lerie, en face des débouchés d’où peut sortir l'ennemi pour se. masser. La position est peu profonde sur la crête; mais nous sommes relativement peu nombreux et nous avons l'avantage pouvoir tenir nos soutiens parfaitement abrités et très près de la première ligne. La position est encombrée par des rochers : en certains points elle est trop élevée, elle présente des angles morts elle se prête mal à la contre-offensive (chapitre XXXIII); ma l’essentiel est de repousser les masses ennemies, et les bonnes S positions de montagne sont celles qui présentent les moindre: inconvénients par rapport à l’idée de la défense.
Vers 7 heures, au camp de Mariam Sciautu, et vers 8 heu au camp d'Adoua, l'ennemi est avisé de notre mouvement! en grande partie s’est exécuté à couvert. ï
Alors les ras donnent l'alarme; les regarits battent l’ass blée; les chefs se réunissent en conseil, et le negus neghest dé cide. Probablement tout se serait passé comme le 13 févr lorsque nous avons occupé la position de Sauria en vue du ca abyssinien; les bandes abyssiniennes se groupèrent, elles sé m rent en ligne et attendirent longtemps, au delà du Mai Cherban. puis, vers midi, elles se dispersèrent pour se retirer derri, les hauteurs de Guldam et d’Adi Cras {chapitre XXV). |
Mais, dans notre cas, l'ennemi pouvait prendretrois résoluti
1. Je rappelle que l’alarme dans le camp de Mariam Sciautu a été don par l'apparition de l’avant-garde de Dabormida sur l’éperon de Bela que l’alarme fut jetée dans le camp d’Adoua par les bandes d'Alberton battaient l’estrade en avant de l'avant-garde, jusque dans la combe d'Ad
Ou bien il restait à Adoua, pour ensuite se retirer vers le sud: Ou bien 1il se rangeait en bataille sur les montagnes qui cou-
vrent Adoua;
Ou bien il nous attaquait.
Dans les deux premiers cas (il est superflu de le dire), nous ne l'aurions pas attaqué; dans le premier cas il pouvait même nous offrir l’occasion d'occuper le passage de Gasciaorchi, entre Adoua et le Mareb, et d'ouvrir au corps d'opération la ligne de ravi-
“aillement, par Adi Ugri, vers l’Asmara. Mais considérons de plus
près le troisième cas (le plus important).
Faisons remarquer tout d'abord que l'attaque contre nous n'aurait pu commencer que dans l'après-midi. Pour s’en convaincre, il suflit de songer que les Abyssiniens sont prudents el lents à se résoudre; que le camp de Mariam Sciautu était à 9 kilomètres d'Adoua, et que celui d'Adi Abuna était à la même distance d’Adoua; que d’Adoua et de Fremona aux versants du mont Semaiata et au mont Derar — d’où pouvait commencer l’attaque — il y a de 14 à 18 kilomètres, c’est-à-dire, en moyenne,
comme de notre position de Sauria à notre position du mont
Raio?.
Donc nous avions plus de 3 heures de temps pour reposer nos troupes, pour construire quelques retranchements, que redoutaient tant les Abyssiniens, et pour nous préparer à la bataille.
La surprise n’était plus possible, ni en grand ni en petit. Les officiers et soldats se seraient orientés, ils se seraient habitués au spectacle troublant et étrange de la foule ennemie, ivre et féroce, qui se meut à grand bruit, quand la lutte est proche.
En effet, regardons à notre gauche, devant le col de Chidane
“ Meret, la position occupée par la brigade Albertone.
Les Abyssiniens, du camp d’'Adoua, se seraient, pour la plupart, avancés, en descendant par la combe d’Abba Garima, sur la ligne entre le mont Semaiata et Adi Vecci; probablement, de là, ils auraient tenté un mouvement tournant vers le col de Chidane Meret. Mais ils auraient trouvé, postée depuis un bon moment,
1. Tout le monde sait que l'attaque a eu lieu bien avant, parce que les bandes qui précédaient l'avant-garde de la brigade indigène se sont lancées dans la combe d’Adoua et ont été éveiller le camp ennemi, et qu’en se repliant elles ont attiré sur leurs traces les hordes choannes.
2, Voir la carte de Sauria à Adoua annexée au chapitre XXXIII.
la brigade indigène, occupant, à notre gauche, un \ térrais don nant organisé défensivement sur les éperons du mont Raio: Cett : brigade avait 4,500 ascaris et 14 pièces de canon. Rappelons maintenant que cette vaillante brigade — pendant qu’elle était e marche, dans un terrain tout à fait défavorable, formant une co lonne mince et coupée en tronçons, occupant une longueur d'en viron 3 kilomètres, séparée de son avant-garde qui venait d'êtr | détruite au delà d'Abba Garima — a résisté pendant des heures et. des heures, sous le mont Scelloda et l’Abba Garima, à toutes les . masses enveloppantes des Choans, et a fait perdre à l'ennemi un bien plus grand nombre d'hommes que cette brigade n'avait de soldats. La brigade était, à ce moment-là, complètement isolée » de nous, et elle ne pouvait pas être secourue. Mais, dans l'hy= pothèse correspondant à mon idée et conforme aux ordres don nés le soir du 29 février, elle aurait été appuyée par les brigade Arimondi et Ellena et elle aurait été reliée à la brigade Dabor mida (chapitre XXXIV).
Passons à notre droite, placée devant le col de Rebbi Ariennii et constituée par la brigade Dabormida. | 1" Le camp abyssinien de Mariam Sciautu, comme c’est un usage ‘ traditionnel, aurait attendu, pour marcher contre la droite de notre position, l’attaque générale du camp d'Adoua contre notre gauche. Si, au contraire, le détachement abyssinien de Mariam Sclautu n'avait pas attendu, pour attaquer, l'arrivée du corps principal, de la combe d’Adoua, c’eût été tant mieux pour nous, | parce qu’une attaque isolée nous aurait fourni l’occasion d’un. succès partiel, qui aurait suffi soit à décider l’action générale soit à nous donner plus complète la victoire définitive. De tout façon, l'attaque contre notre droite, tentée par le camp abys nien de Mariam Sciautu, n’aurait pu commencer que vers 10 he res, si elle avait été isolée, et dans l’après-midi si elle avait ét combinée avec le gros des forces choannes. | Dans les deux cas, cette attaque aurait trouvé la brigade Dabor mida avec plus de 4,000 hommes et 18 canons, occupant solide ment, en ordre de bataille, une position dominante sur l'éperon. et au col de Belah (chapitre XXXIII). On se doute de la résis tance qu'aurait opposée à l’ennemi cette valeureuse brigade, qui dans des conditions absolument déplorables, disséminée dans w tortueux couloir, ou bien grimpant péniblement sur les pentes
rocheuses, a pu s’avancer jusqu’au débouché du vallon de Mariam
Sciautu. Et là, — après avoir vu disperser et massacrer son avantgarde, dès le début de l'action, n'ayant aucun appui ni sur les
flancs ni par derrière, dans un terrain très pénible, inconnu, ter- .riblement contraire aux mouvements des troupes, — par ses feux
bien nourris d'infanterie et d'artillerie et au moyen de plusieurs attaques à la baïonnette, elle a repoussé un ennemi près de trois fois supérieur en nombre (chapitre XXXVI)!
La brigade Dabormida — occupant le col et l’éperon Belah dans
mon hypothèse actuelle, qui est basée sur les ordres donnés le
29 au soir et sur la situation réelle — aurait été immédiatement en liaison avec les brigades Arimondi et Albertone à gauche, et avec la brigade Ellena, placée en réserve entre le col de Rebbi Arienni et le sycomore. Il faut bien remarquer que si l’action avait commencé à midi, la brigade Dabormida aurait eu plus de quatre heures de temps pour exécuter des retranchements, et que les 1,300 indigènes du major Ameglio se seraient trouvés, à leur place, sur le flanc droit de la position, dans le rayon de la brigade Dabormida ou de la brigade Ellena.
Mais arrivons à l’action générale.
Toutes nos troupes sont à leur poste. Le commandant en chef est en communication avec les commandants des brigades et, au moyen du télégraphe optique, avec les postes de l’avant-ligne, qui dominent les directions par lesquelles l'ennemi s’avance. Le capitaine Acerbi, dès 9 heures, a pu établir la ligne télégraphique nous reliant à nos réserves laissées à Sauria. Nous avons 17,000 hommes dans le rang, et avec la colonne Ameglio plus de 18,000; ces troupes occupent un front convexe de 3 kilomètres face au sud-ouest, devant les cols de Rebbi ÂArienni et de
Chidane Meret; la profondeur est d'environ 1 kilomètre et demi.
Nous avons 56 canons, qui sont placés dans des positions choisies avec le plus grand soin, pour tirer sur les masses choannes dans les endroits où elles doivent fatalement se masser pour nous attaquer. L’ennemi commence à déboucher des cols que nous avons en face et à couronner les hauteurs, hors de la portée du tir. Nos officiers en étudient les mouvements, ils calculent les
distances et ils cherchent un champ de tir approprié à la rasance
et à la portée de nos armes. Tout le monde sait que nous sommes
incomparablement mieux pourvus en munitions que l'ennemi, qu'à Sauria nos convois sont prêts à partir pour nous rejoi dre ; peut-être sont-ils déjà en marche, avec la réserve de cartou ches. On sait que l’ennemi, eu égard à son nombre, a peu de mu
nitions, qu'il est armé de fusils de toute espèce de systèmes, — dont plusieurs n’ont aucune valeur, — qu’il ne peut atteindre but que par hasard, puisque, sans tenir compte des distancesi, il tire, de bas en haut, contre des lignes minces, à moitié cachées, et que son aptitude au tir ne répond pas à sa bravoure person=M nelle. |
Pendant ce temps, nos soldats blancs et noirs s’encouragent l’action. Ils se rappellent les noms glorieux d’Agordat, de Cas sala, d'Halai, de Coatit et de Macallé,.…. hauts faits de la veille dans lesquels plusieurs officiers et beaucoup de soldats présent ont pu se distinguer. On établit les proportions numériques. A. Agordat (le vainqueur, le général Arimondi, est là!) nous étions un contre cinq, et l’on a fait fuir 10,000 Derviches; à Coatit notre proportion par rapport aux Abyssiniens était la même, et nous nous sommes battus pendant deux jours et nous avons dis persé, en les poursuivant, 19,000 Tigrins. À Cassala nous étion 2,600, mais le bataillon Hidalgo a suffi pour prendre le camp mahdiste et mettre en déroute plus de 2,000 Derviches. A Ma callé, toutes les attaques de l’armée abyssinienne tout entièr sont venues se briser contre quatre pierres et contre la ténacit de fer du bataillon Galliano, qui est là, avec la réserve. Jusqu'à ce jour, pendant tant et tant de semaines, avec notre petit nombre, nous avons toujours vu notre ennemi, si supérieur en nombre nous tourner le dos et se retirer derrière les montagnes.
Voilà ce que pouvaient dire et ce qu’auraient dit la plup des officiers. Ces paroles auraient élevé le courage, augmenté confiance, rendu le cœur plus ferme contre les influences délé= tères du combat; car si nos troupes étaient jeunes et novices, ell étaient, plus que toutes les autres, accessibles aux encourage ments, et leur sang italien comme leurs traditions les rendaie éminemment braves. Trois heures passées ainsi, en face de l’en- ss nemi, auraient plus servi à la cohésion des officiers et des soldat
1. On ne réussit que très difficilement à apprendre à un petit nombrede, soldats indigènes le maniement de la hausse. Les Abyssiniens ne faisaien jamais d'exercices de tir, à cause de la rareté des munitions.
“que trois mois passés au camp. Ce qui aurait puissamment contribué à augmenter la solidité des troupes, c’est qu’elles auraient “vu les hauteurs couronnées par leurs compagnons d'armes; c’est quelles auraient vu, à côté d’elles, notre artillerie, alors que l'ennemi en était dépourvu.
L'action se développe du côté des Abyssiniens au bas de nos positions.
Les masses ennemies s’avancent vers Adi Vecci, derrière le mont Derar et sur le versant septentrional du mont Semaiata; d’autres troupes se dirigent vers le mont Esciascio. Elles sont à - portée de l’artillerie, et nos canons ouvrent le feu sur ces grandes cibles humaines qui ne peuvent être cachées par les accidents du terrain. Mais les Abyssiniens marchent bravement en avant, et le moment vient où notre infanterie commence à tirer. Il n’est pas difficile de se figurer le carnage qu'aurait fait cette grêle de balles, lancées par nos fusils à tir rapide, à grande rasance et à longue portée, contre ces masses compactes, dans ce terrain où le nombre ne sert qu’à rendre les victimes plus nombreuses, au milieu de ces anfractuosités qui retardent les mouvements et jettent les colonnes les unes sur les autres, avec cette impossibilité pour l’ennemi de nous atteindre d’en bas, et de se déployer, pour le combat, au milieu de ces rochers. Il suffit de se rappeler ce qui est effectivement arrivé à Agordat et à Coatit ainsi qu à “Amba Alagi et à Macallé. Il suffit de se représenter ce qui est arrivé, dans cette même journée, sur les pentes mêmes d’Abba Garima, où la brigade Albertone a mis hors de combat tant de milliers d'ennemis. Il suffit de penser que les Abyssiniens sont très braves, et qu'après les premières escarmouches ils ont l’habitude de se jeter en avant, en masses serrées, car ils n’ont pas de fractions organisées dans leurs lignes, et il leur est impossible “de manœuvrer sur le champ de bataille.
Ïl est inutile de refaire, en imagination, les phases successives du combat. Même sans cela, on voit très clairement que nous avions toutes les probabilités de repousser tous les assauts, en infligeant à l'ennemi des pertes très sérieuses. L’ennemi n'au- Trait pas pu nous tourner, parce qu’en se divisant il nous aurait mdonné beau jeu; parce qu'il aurait exposé ses propres communi- “cations; parce que, armés et réunis comme nous l’étions, nous “aurions toujours eu — même dans les circonstances les plus
défavorables — une ligne de retraite libre et à couvert Sauria, vers l’est, soit dans le Seriro, vers le nord. ÿ
L'attaque étant repoussée, il ne nous aurait certes pas été, f il de poursuivre l'ennemi, dans ce terrain raviné, étant donn nombre des Abyssiniens, leur rapidité de marche et leur habitud des montagnes. Nous ne l’aurions pu faire qu'avec les troup indigènes, — les troupes italiennes restant sur les hauteurs, prê
tes à marcher; puis elles auraient suivi en ordre, en se portant sur la position suivante qui protège la combe d’Adoua, d'où partent les routes pour le Seraé et pour Adi Ugri. De toute. façon, pour se figurer l'effet qu'aurait produit sur les Éthiopiens u attaque repoussée, il faut songer à la composition et à l’organisation de l’armée abyssiennne, aux défiances, aux SOUPÉRBE. aux inimitiés réciproques, au caractère emporté et impressio nable des Choans, aux conditions dans lesquelles ils se trouvaie après quatre mois de guerre dans des pays épuisés, à l'abatt ment qui est la conséquence naturelle de la retraite. Rappelor que l’armée abyssinienne, à la fin de février, était déjà fatiguéen de la guerre, et que — malgré la victoire qu’elle avait rempo: à la suite de circonstances étrangement favorables et d’une fa aussi complète — aucun parti abyssinien, après la poursuit tactique, n’osa franchir les anciennes limites de la colonie; m gré la révolte de l’Agamé et de l’Oculé Cusai. | Le 6 mars, toutes les troupes du negus neghesti étaient à Ado ' et à Sauria, avec un seul détachement à Daro Taclé, à 20 kilo ï tres au sud du Mareb ; et, peu de jours après, le negus neghe partait pour le lac d’Ascianghi, avec la majeure partie de forces, sans occuper le Tigré, pas même pour obtenir des. c tions plus favorables à la signature de la paix. | D'un autre côté, pour en revenir à la retraite des Abyssinie rappelons que la retraite des Tigrins, devant nos troupes, en 188 de Ghinda à l’'Asmara, avait pris l'aspect d’une fuite désordon bien qu’elle n’ait pas été précédée d’un combat, bien que pers de nous ne se soit lancé à leur poursuite. Rappelons aussi la. traite des Tigrins, de Coatit: leurs troupes furent sp Sénafé, par quelques coups de canon. si De toute façon, si notre action s'était développée avec or
1. Voir la carte générale de la colonie, à l’échelle de 1/1,000, 00° de ce volume,
& tan à de É $ Le tas à sr x" ni EM 7 + 4 2 MÉMOIRES D'AFRIQUE ie
1 si la position avait été occupée avec nos forces réunies, dans la pire des hypothèses, notre résistance aux attaques des Choans ait été certaine autant qu'on peut assurer une action, en temps guerre. Et il suffisait de résister aux assauts pour déterminer retraite et la dispersion de l’armée abyssinienne, ainsi que fin de la guerre, qui aurait eu une issue glorieuse, ou tout au moins honorable pour les armes italiennes et profitable à l'Italie.
& + (SR ar in
| Cette pensée, bien qu’elle soit triste en elle-même, réconforte pourtant ma conscience, dans mon malheur. Car le malheur m'a fappé, comme il a frappé les armes italiennes ; mais, dans le malheur, mon ER s élève en pensant que, depuis le jour où — il y a 39 ans — j'ai pris les armes pour la résurrection de l'Italie, i toujours fait mon devoir de soldat et de citoyen, que j'ai tou- ] ours s consacré toutes mes forces Li Prele morales et phyiques au service de la Patrie, et que j'ai sacrifié à la Patrie tous biens de la vie, jusqu à la réputation que j'avais acquise en travaillant et en combattant pour la Patrie.