LE NOUVEAU MINISTÈRE ET LA POLITIQUE COLONIALE
Réduction d’effectif et de territoire (janvier 1894). — Opinion des ministres. — Économies illusoires et dangers plus grands. — Nouvelles menaces mahdistes. — Camp de Chéren. — Milice mobile. — Commission à la Consulta. — Limites à la défense. — Mission Piano chez Ménélick. — Macallé et Adoua. — Le spectre blanc, — Mangascia aux genoux de Ménélickt.
On espérait alors, au ministère des affaires étrangères [janvieravril 1894), obtenir pacifiquement l’organisation de la colonie, d’une part, en abandonnant à l’Abyssinie le territoire au delà de Scicheti?, c’est-à-dire tout le Seraé et presque tout l’Oculé Cusai, et en se liant d'amitié avec l’empereur d'Éthiopie; d'autre part, en abandonnant aux Derviches le territoire au delà de Chéren, c’est-à-dire Agordat avec tout le territoire des Beni Amer et des tribus voisines, d’où nous les avions chassés. L'idée dominante était de réduire la colonie au triangle Massaoua-Asmara- Chéren?, et de ramener à trois millions la contribution de la Mère Patrie.