‹ Mémoires d'Afrique, 1892-1896Chapitre 33 sur 156 · Voir notre carte spéciale Coatit-Sénafé · texte numérisé non relu

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tenant de Marco; 5°, lieutenant Craveri; 6°, capitaine Artale. — 1,018 hommes.

3 bataillon indigène : major Galliano; 1"° compagnie, capitaine Castellazzi; 2°, capitaine Folchi; 3°, capitaine Verdelli; Le, lieutenant Vecchi; 5°, capitaine Alferazzi. — 916 hommes.

4° bataillon indigène : major Toselli ; 1" compagnie, capitaine Prestinari; 2°, capitaine Olivari; 3°, capitaine Cotta; 4°, capitaine Gentile; 5°, capitaine Galli; 3° de milice mobile, capitaine Cantoni. — 1,182 hommes.

Batterie de montagne : capitaine Ciccodicola. — 118 hommes.

Peloton de cavalerie : lieutenant Ferrari. — 31 hommes.

Bandes de l'Oculé Cusai : lieutenant Sanguinetti. — Bandes du Seraé : lieutenant Mulazzani. — 638 hommes.

En tout, environ 3,900 hommes {dont 65 officiers et 42 hommes de troupe blancs), contre 12,000 hommes armés de fusils, et peut-être 7,000 hommes armés de lances ou sans armes.

Comme tout le monde le sait, la surprise réussit complètement. Le 12 janvier, à 3 heures de l'après-midi, le major Toselli, avec l'avant-garde, occupait Coatit; successivement, les autres bataillons prirent position, sans que l’ennemi eût le moindre soupçon de notre mouvement, de sorte que, vers le soir, les troupes italiennes, cachées par des rochers et des arbustes, pouvaient, d'en haut, découvrir le vaste campement ennemi qui s’étendait, en bas, dans la vallée, autour de l’eau, entre Mai Mehemesa et Adi Legghi!. Pendant la nuit, on comptait les feux, qui occupaient un vaste demi-cercle, tandis que les nôtres, réduits au minimum possible, étaient cachés par un important ressaut… de terrain. Nous avions pour nous l'initiative, la surprise, la position dominante, la formation élastique de combat, les armes, la discipline, la situation stratégique. Le moral très élevé des officiers et des soldats faisait pressentir une victoire assurée.

Pendant la nuit, le silence fut complet, dans notre camp, comme dans le camp ennemi. Il n’y avait pas à hésiter, il fallait commencer l’attaque à laquelle j'avais déjà songé. La lune bril=« lait, et les plis du terrain favorisaient le commencement de Lam manœuvre. Deux heures avant l’aube (3 heures et demie), j'appelai les commandants d’unité et je donnai les ordres ainsi que les

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