Voir la carte ci-jointe Coatit-Sénafé
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directives. Le major Toselli devait appuyer l'aile droite à un précipice perpendiculaire qui défendait notre flanc; au centre, le major Galliano devait occuper une hauteur : les sentiers et les hauteurs à gauche étaient gardés par les bandes; derrière Galliano, le major Hidalgo suivait avec la réserve. L’artillerie était à droite avec le bataillon Toselli.
Avant l'aube, tout le monde était à son poste de façon à pouvoir se porter en avant, en ordre de bataille. Au lever du soleil, | qui, dans ces régions tropicales, suit l’aube presque immédiatement, la batterie ouvre le feu sur les tentes ennemies, et l’action commence entre les avant-lignes italiennes et les Abyssiniens qui sortent en foule du camp.
Le général Arimondi et moi, nous montons, avec la première ligne, au sommet d’une hauteur indiquée par les mots Pgio Comando, dans notre carte spéciale. Cette hauteur, en forme de pain de sucre, domine la voie principale qui, de la vallée, où étaient les Tigrins, conduit à Coatit.
D'en haut, nous pouvions apercevoir le mouvement d’une colonne assez épaisse qui se dirigeait vers le nord, c’est-à-dire vers Adi Auei. Cette colonne pouvait ensuite se diriger vers les sentiers à notre gauche que gardaient les bandes. Elle formait l'avant-garde tigrine, sous les ordres de fitaurari Tesfa, autrefois chef de Coatit. Cette avant-garde, avant de connaître notre présence, s'était mise en route pour Coatil, en faisant un grand détour, probablement pour laisser libre la route la plus directe que devaient suivre les troupes du ras Mangascia. Nos bataillons de première ligne avaient déjà engagé une action chaude et énergique, et, poussés par la vivacité de l’attaque ainsi que par leur esprit martial, ils s'étaient précipités des pentes mêmes des hauteurs, vers le camp ennemi. Les bandes, entraînées par la déclivité du sol, attirées par l'objectif, par le son du canon etpar la masse des combattants, abandonnèrent presque complètement Pextrême gauche et descendirent en grand nombre vers le centre, dans lacombe qui était encombrée par des rochers et des arbustes £t coupée par des précipices et des crevasses. Par suite, l'ennemi pouvait nous tourner par les massifs boisés de gauche et se diriger sur Coatit. En de pareilles circonstances, aucune manœuvre, résultat de la réflexion et du calcul, ou inspirée par le génie, ne pouvait être plus dangereuse pour nous ni plus favorable à
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