‹ Mémoires d'Afrique, 1892-1896Chapitre 44 sur 156 · LA QUESTION FINANCIÈRE · texte numérisé non relu

LA QUESTION FINANCIÈRE

Prévision de la guerre en automne avec le Choa (14 février 1895). — Besoins indispensables de la défense (9 avril). — On veut réduire le budget et les effectifs, tout en maintenant le territoire (6-22 avril). — Je demande mon rapatriement (23 avril). — Nouvelles menaces, nouvelles demandes; nouveaux prognostics. — Je redemande mon rapatriement (10 juin). = Réponse du ministre. — J'insiste dans ma démission (7 juillet). — Ordre de me rendre à Rome (8 juillet).

Pendant ce temps, les nuages s’accumulaient du côté du Choæ Déjà la révolte de Batha Agos nous prouvait clairement la conspiration et les excitations venant du sud. Dès le 22 décembre de l’année précédente (1894), j'écrivais ceci au ministère, au sujet de la Zevée de boucliers dans l’Oculé Cusai : « Pour le moment, il me semble que la révolte a pris naissance dans le Choa, et je crois qu'elle est un épisode du mouvement général des Éthiopiens

contre nous!. » Le 14 février 1895, en rendant compte des docu: ments qui avaient été trouvés dans la tente de ras Mangascia, à Sénafé, je faisais observer que « bien que les Ab yssinien* eussent l'habitude constante de ne point traiter par lettre les affaires importantes, et particulièrement celles qui sont secrète:

et compromettantes, cependant l’ensemble des letires rendai. indiscutable l'accord qui, depuis un certain temps, existait entr Ménélick, ras Mangascia et Batha Agos dans le but de u À enlever la totalité ou du moins une grande partie du territoir éthiopien au nord du Mareb-Bélésa-Mai Muna? », c’est-à-dire. | Seraé, l'Oculé Cusai et peut-être l’Asmara. 4

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